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Après 43 ans à l'isolement, il doit encore patienter

Publié par MaRichesse.Com sur 10 Juin 2015, 02:00am

Catégories : #ETATS-UNIS, #JUSTICE, #RACISME

Après 43 ans à l'isolement, il doit encore patienter

Placé à l'isolement en 1972, un détenu américain, dont la libération avait été ordonnée lundi par un juge fédéral, devra encore attendre, le parquet ayant fait appel de la décision.

A 68 ans, Albert Woodfox, ancien militant du mouvement noir des Black Panthers, détient le record du nombre d'années passées en isolement dans une prison américaine bien que sa condamnation, pour un meurtre qu'il a toujours nié, ait été cassée à deux reprises.

Lundi, un juge fédéral avait ordonné sa libération immédiate et sans conditions, mais le procureur général de Louisiane a fait appel et obtenu le maintien provisoire de Woodfox en détention, au moins jusqu'à vendredi.

Le juge fédéral James Brady avait pourtant fait état de l'existence de «preuves» de l'«innocence» du détenu. «Des preuves soutenant les affirmations de M. Woodfox sur son innocence donnent à ce tribunal encore plus de raisons de mettre en doute les deux condamnations précédentes», avait-il estimé.

«Angola 3»

Albert Woodfox avait été placé à l'isolement, en compagnie de deux codétenus, à la suite d'une émeute au célèbre pénitientier d'Angola (Louisiane) en 1972, au cours de laquelle un gardien avait été tué. Woodfox, qui a toujours lutté pour faire reconnaître son innocence, était le dernier des dits «Angola 3» encore derrière les barreaux. Herman Wallace est mort d'un cancer en 2013, quelques mois seulement après avoir été libéré. Robert King avait été libéré en 2001.

Les trois hommes étaient d'anciens militants des Black Panthers, mouvement radical luttant parfois dans la violence contre les discriminations raciales dans les années 60 et 70.

Amnesty International, qui avait défendu la cause des trois hommes pendant des années, a salué la décision du juge de libérer Woodfox, la qualifiant d'«avancée capitale en direction de la justice», dans un communiqué. En novembre, la libération de Woodfox avait été ordonnée par une cour d'appel, mais ce jugement avait été cassé en février par une décision fédérale.

Mauvaise santé et âge avancé

Le juge Brady a fait état de cinq «circonstances exceptionnelles» autorisant une libération immédiate et sans conditions de Woodfox, dont son âge, son mauvais état de santé, le préjudice consistant à laisser un détenu confiné pendant plus de 40 ans, et le fait qu'il a déjà été jugé par deux fois pour un crime survenu il y a plus de 40 ans.

L'ancien militant radical américain a pour sa part toujours clamé son innocence, affirmant notamment qu'il existait un témoin capable de prouver qu'il n'était pas impliqué dans le meurtre. 

AFP

 

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