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Conseils, science, sante et bien-être


5 trucs à savoir sur les ados

Publié par MaRichesse.Com sur 18 Juin 2015, 16:58pm

Catégories : #ADO, #SANTE-BIEN-ETRE, #DEVELOPPEMENT, #RELATIONS, #5-TRUCS-A-SAVOIR

L'adolescence est une période particulière qui peut poser aux parents nombre de questions. Vous voulez savoir pourquoi il dort autant, pourquoi il s'avachit sur le canapé et d'où lui vient ce besoin de rébellion ? Ce dossier est fait pour vous !

 

5 trucs à savoir sur les ados

Pourquoi joue-t-il les marmottes ?

 

C'est la faute de la mélatonine !

Alors que votre tout-petit vous réveillait dès potron-minet quand il avait 3 ans, le voilà qui fait des grasses matinées à n'en plus finir. D'ailleurs, vous vous dites que s'il se couchait moins tard, il serait debout avant midi le samedi... ?

Alors, paresseux, l'ado ? Pas vraiment... En fait, durant son sommeil, son cerveau établit de nouvelles connexions lui demandant de dormir plus longtemps. Mais pas seulement : car vous avez remarqué que, si l'ado est lève tard, il est rarement couche-tôt. En fait, le problème viendrait de la mélatonine, hormone du sommeil, qui est sécrétée à l'adolescence deux heures plus tard qu'en temps normal... Ce qui décale son cycle de sommeil : son rythme circadien se modifie (il contrôle les périodes veille/sommeil) . Notre ado est donc en pleine forme quand vient le moment de dormir et très fatigué le matin.

 

Des pistes pour l'aider un peu

En semaine, s'il se couche tard, il y a de fortes chances pour que son quota de sommeil ne soit pas atteint (il lui faudrait normalement dormir neuf heures pour être en forme).

Dites-lui de se fixer une heure à ne pas dépasser pour retrouver les bras de morphée. Ensuite, proposez-lui d'abandonner les boissons à la caféine le soir – une tisane serait parfaite, mais il est possible qu'il vous fasse la grimace... Enfin, les efforts le soir ainsi que télé, jeux vidéo et ordinateur lui font perdre la notion de l'heure : dans la mesure du possible, proposez-lui plutôt un bon livre, une BD, une activité calme. Un bain peut également le préparer au sommeil.

Et le matin, un bon petit déjeuner, composé d'une boisson chaude, d'un laitage, de fruits et de céréales devrait l'aider à démarrer du bon pied. Au retour de l'école, on évite la longue sieste : sinon, difficile d'avoir sommeil le soir. Attention néanmoins si vous remarquez une réelle hypersomnie chez votre ado : cela peut, dans certains cas, cacher une dépression. On ouvre l'œil !

Pourquoi s'avachit-il ainsi ?

 

 

Jamais bien assis !

Sur une chaise, sur un canapé, sur un banc : décidément, il semble avoir oublié la position assise au profit d'une posture des plus avachies. Paresse, encore ? Et si l'on vous disait que non ?

Dans un article publié en 2006 dans Libération ("La génération vautrée vit à 12 degrés"), la journaliste Caroline de Bodinat fait état de la chose suivante : la croissance de l'ado, qui peut être de 25 cm en moins de deux ans, serait en cause. Elle cite le docteur Demauroy, président du Centre européen de la colonne vertébrale à la clinique du Parc, à Lyon, qui indique que l'ado a "des tensions ligamentaires très importantes autour de sa colonne vertébrale. Il souffre d'hypotonie à savoir que ses muscles opèrent une force, sans toutefois pouvoir maintenir une position. L'adolescent a besoin d'ajuster ses tensions ligamentaires pour permettre à ses muscles de se relâcher".

La position qu'adopte alors l'adolescent sur le canapé (avachi, de préférence les pieds en appui sur une table basse), décrirait en fait un angle d'assise à 127 degrés, identifié par les scientifiques de la NASA comme la position "zéro gravité", toujours selon le même article.

C'est ainsi que notre ado se débarrasse des tensions dues à sa croissance.

 

Pourquoi se sert-il tout le temps dans le frigo ?

 

 

La poussée de croissance en cause

Votre ado est toujours à fureter dans le frigo pour grignoter, ou à inspecter les placards à la recherche de biscuits, dont vous retrouvez les boîtes étalées çà et là dans sa chambre ?

Après la paresse, un autre péché capital (la gourmandise), se serait-il emparé de notre tout-petit ? Que nenni. S'il mange plus, c'est qu'il accroît son apport quotidien en calories pour lui permettre de faire face à sa fameuse poussée de croissance.

Quelques conseils, là encore, peuvent s'avérer utiles : que votre ado tente d'éviter, tant que possible, les fast food. Il lui faut une alimentation saine, à consommer à table en famille et non seul dans sa chambre. Veillez à ce que les repas se déroulent dans une bonne ambiance afin que ce moment ne soit pas source de stress ou d'anxiété pour votre enfant (il ne faudrait pas qu'il assimile le fait de manger à un mauvais moment, pour éviter les soucis liés à l'alimentation).

A table, proposez-lui des aliments rassasiants mais en petites quantités, dans de petites assiettes. Débuter le repas par une salade ou une soupe peut ainsi aider votre ado à être repu. Dites-lui également de prendre son temps ! Un repas convivial en famille est la meilleure des solutions. Le sentiment de satiété met en effet 20 minutes à être éprouvé, lorsque l'on a suffisamment mangé.

On ne saute pas le petit déjeuner pour éviter les fringales et de se jeter sur le repas de midi et on préfère des fruits aux barres chocolatées pour les petits creux. Enfin, gardez l'œil ouvert, pour repérer tout trouble de l'alimentationchez votre ado qui pourrait cacher un problème plus profond.

 

Pourquoi se rebelle-t-il ?

 

 

Un sentiment d'insécurité

Tout d'abord, tous les ados n'ont pas besoin de rébellion. Psychiatre et psychanalyste, le professeur Philippe Jeammet est l'un des plus grands spécialistes français de l'adolescence. Il nous éclaire sur le sujet : "un adolescent a besoin d'échanger et de se nourrir pour s'épanouir dans trois domaines principaux : le corps (ndlr : en pleine mutation),  le développement de ses compétences par l'apprentissage et le développement de sa sociabilité".

Or le professeur Jeammet fait état d'un paradoxe, fil rouge de la réflexion qu'il mène dans son ouvrage "Pour nos ados, soyons adultes".  Le spécialiste précise : "L'humain atteint une conscience réflexive. Il sent qu'il a besoin de se nourrir des autres, et le ressent comme une menace pour son besoin d'autonomie. Au moment de l'adolescence, ce sentiment est démultiplié. L'adolescent a peur d'être abandonné et en même temps, peur de l'intrusion de ses parents. C'est ce qu'il traduit dans son fameux "tu me prends la tête". Si on ne regarde pas assez un ado, il pense qu'on ne s'intéresse pas assez à lui, mais sitôt qu'on le regarde, cela crée de l'inquiétude chez lui ("Si tu me regardes, qu'est-ce qu'elle a ma tête ?"). L'ado ne sait pas qu'il a en réalité une attente de reconnaissance très forte".

Le professeur explique que l'adolescence est le lieu de l'affirmation de sa différence : si l'ado a suffisamment confiance en lui, s'il est sûr de lui, alors le tout se déroule sans problème. Plus il se sent en insécurité, plus le besoin qu'il a de reconnaissance peut être ressenti comme une menace.

En fait, plus un ado va bien, moins il a besoin de rébellion. De même, si un ado parle peu aux adultes, cela cache en réalité une grosse attente. Comment réagir à cela ? "Il ne faut pas le laisser s'enfermer", reprend le professeur Jeammet. "Parfois, lorsque l'on a attendu, les parents peuvent ne pas pas être les mieux placés pour parler. Mieux vaut une prise de distance, par le biais d'un frère, d'une sœur, d'un oncle... parfois aussi, s'éloigner physiquement permet de mieux se retrouver, avec plus de plaisir. L'internat peut alors apparaître comme une bonne solution".

 

Pouquoi ses notes baissent-elles ?

 

 

L'ado ne doit pas se priver d'apprendre

Ici aussi, cela participe de la même dynamique expliquée par le professeur Jeammet. Il explique ainsi qu'un "ado qui se sent bien n'est pas obligé de refuser la nourriture qui va le valoriser". S'il refuse de l'aide, c'est qu'elle symbolise en fait pour lui la soumission.

Comment l'aider ? En fait, il ne faut pas le laisser faire ! "Ce n'est pas parce qu'il a peur qu'il doit se priver de cette nourriture, car il accentue alors son manque de confiance" reprend Philippe Jeammet. En effet, l'ado ayant besoin de développer ses compétences par l'apprentissage, il se trouve dans une impasse s'il refuse cet apprentissage. "Il faut lui dire que ce n'est pas pour nous faire plaisir qu'il doit étudier mais pour qu'il se nourrisse. Et qu'il n'a pas à s'abîmer d'une façon ou d'une autre, qu'il n'a pas à se priver (de même, qu'il n'a pas à se scarifier ou à arrêter de manger). En effet, ce qui inquiète l'ado c'est son sentiment d'impuissance face au changement, quand il n'a pas suffisamment confiance en lui. Et pour réagir à cela il lui faut des compétences : qu'il puisse ajouter de nouvelles valeurs sans oublier celles du passé". 

 

Journal des femmes

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