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5 raisons de ne pas s'enflammer pour la Coupe du monde féminine

Publié par MaRichesse.Com sur 12 Juin 2015, 11:49am

Catégories : #HOMME-FEMME, #VIDEO, #SPORTS, #FOOTBALL

5 raisons de ne pas s'enflammer pour la Coupe du monde féminine

Evidemment, écrire un article pour ne pas vanter les mérites de la Coupe du monde féminine qui s'est ouverte samedi 6 juin au Canada, c'est prendre le risque de passer pour un gros misogyne qui ne voit dans le football féminin qu'une pâle relique du foot à papa. Mais dans la vie tout n'est pas blanc ou noir, et si chez Slate.fr on a trouvé cinq raisons de s'enflammer pour cette Coupe du monde,il y a aussi quelques arguments qui jouent contre cette compétition.

1.Un copier-coller des JO

Chez les hommes, la Coupe du monde est la compétition majeure du calendrier mondial. Ce n'est pas le cas chez les femmes où le tournoi des Jeux olympiques tient une place équivalente. Et cela pour une bonne raison: il n'y a pas de limitation d'âge pour les joueuses des sélections qualifiées aux JO, contrairement à ce qui se fait chez les hommes, où seuls les joueurs de moins de 23 ans peuvent participer aux Jeux avec leur sélection. Une mesure imposée par la Fifa pour éviter la dévalorisation de sa Coupe du monde.

 

 

 

Apparement, Joseph Blatter et compagnie n'ont pas les mêmes scrupules avec ces dames. La Coupe du monde canadienne fait donc suite aux Jeux de Londres, où les Etats-Unis l'avaient emporté devant le Japon. La France s'était inclinée dans le match pour la troisième place face au Canada. Un carré gagnant que l'on a toutes les chances de retrouver en ce mois de juin.

2.Un niveau pas assez homogène

Pour les puristes, l'un des problèmes de la Coupe du monde féminine –et plus largement du football féminin–, c'est le trop grand écart de niveau entre les petites et grandes équipes, même si les choses s'améliorent de ce point de vue. Comme l'a récemment souligné la milieu de terrain américaine Megan Rapinoe dans un article du Players’ Tribune, le tournoi de cette année, qui a débuté ce samedi 6 juin avec la victoire du Canada face à la Chine (1-0), sera le premier où la majorité des joueuses des meilleures équipes jouent à plein temps dans des ligues professionnelles.

Mais lors de la première journée de poule, l'Allemagne a tout de même écrasé la Côté d'Ivoire 10 buts à 0! Dans le même temps le Cameroun a collé, comme à l'entraînement, un 6-0 à l'Equateur. Le tournoi, élargi de 16 à 24 équipes cette année, ce qui accroît encore plus l'écart entre les sélections, risque donc de n'être intéressant qu'à partir des demi-finales.

3.Les gardiennes ne sont pas au niveau

À chaque grande compétition de football féminin, le sujet revient sur la table. Dans les buts, il y a un gros problème avec les gardiennes. «Ce poste est le point faible des équipes de foot féminin, confirmait Hervé Didier, entraîneur des filles de Saint-Etienne,au quotidien 20 minutesC’est un problème récurrent, lié à la formation. Quand elles commencent le foot avec des garçons, les jeunes filles sont rarement mises dans les cages. Elles débutent leur formation beaucoup plus tard, même si cela commence à changer.»

Pour Farid Benstiti, l'entraîneur de l'équipe féminine du PSG, «c'est une vérité en France. Mais on a vu notamment avec les arrêts de Katarzyna [Kiedrzynek, gardienne polonaise du PSG, ndlr] en demi-finale face à Wolfsburg qu’il y avait des gardiennes de très haut niveau.»

On se souvient encore des deux grossières erreurs de la gardienne de l'équipe de France, Sarah Bouhaddi, lors de l'élimination des Bleues contre le Japon en demi-finale des JO 2012.

4.L'argument du fair-play est très surestimé

Les femmes simulent moins que les hommes sur les terrains? OK. Mais il y a aussi des spécialistes des tacles au genou dans la gente féminine. Comme cette joueuse américaine de l'Université du Nouveau-Mexique dont les coups de poings et les tacles assassins lors d'un match avaient fait le tour du monde.

 

Comme le foot masculin, le foot féminin compte d'ailleurs ses bad boys girls. Récemment, c'est ainsi la gardienne star des Etats-Unis Hope Solo, grande favorite du mondial canadien, qui a défrayé la chronique en dehors du terrain en passant trois jours derrière les barreaux pour avoir tabassé son neveu, quelques jours après avoir agressé des policiers«J'ai cru que je n'allais pas survivre, c'est le pire moment de ma vie», a-t-elle confié à ESPN pour sa seule interview depuis les faits. Un moment exclue de la sélection nationale, elle a depuis fait son retour.

5.Le jeu va tout simplement moins vite

Quand on a regardé la finale de la Ligue des champions entre le FC Barcelone et la Juventus Turin, une rencontre entre filles, même de gala, peut paraître fade. C'est même mathématique selon la revue scientifique Human Movement Science, qui a calculé qu'en moyenne, les femmes effectuent 30% de sprints violents de moins que les hommes dans un match. Mais aussi que le taux de passes réussies est moins élevé chez les femmes –ce qui entraîne plus de déchet dans le jeu. 

«Nous pouvons clairement observer que la différence entre les hommes et les femmes dans un match de haut niveau est très importante, à la fois d'un point de vue technique et physique», affirme un physiologiste de l'université de Sunderland sur le site ScienceDaily.

Une belle conclusion à cette démonstration. 

 Slate

 

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