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Conseils, science, sante et bien-être


2 conseils pour vaincre l'impression d'être malchanceux

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Juin 2015, 14:17pm

Catégories : #CONSEILS, #SANTE-BIEN-ETRE, #CERVEAU, #DEVELOPPEMENT

2 conseils pour vaincre l'impression d'être malchanceux

​Aiguë ou passagère, l’impression d'être régulièrement une victime est largement répandue dans la population. En cause ? L’inconscient, mais pas seulement. L’éclairage de nos experts.

« Il n’y a qu’à moi que ça arrive », « Ça va encore être pour ma pomme ! », « La vie est injuste », « Je ne tombe que sur des crétins »… les paroles de la complainte de la victime ont beau être éclectiques, elles renvoient toujours au même couplet : la faute à « pas de chance ». Pourtant, à écouter le Dr Nayla Chidiac, spécialiste du stress et des traumas, la fatalité, ça n’existe pas ! « Les thérapies, notamment comportementales et cognitives (TCC), s’efforcent de lutter contre ce déterminisme qui emprisonne l’homme en transformant les "mécanismes intérieurs du destin" », explique cette psychologue. Ainsi, lorsqu’une personne se fait licencier, le psy va repartir des faits pour aider son patient à comprendre que son éviction n’est pas due à une cause surnaturelle : comportement de ladite « victime », agissements de la hiérarchie, dysfonctionnement de la structure… 

 

Sortir de la thèse conspirationniste

Tout est passé à la loupe pour l’amener à sortir une bonne fois pour toutes de la thèse conspirationniste… À condition toutefois qu’il accepte d'abandonner son rôle de Calimero. Ce qui est loin d’être aussi simple qu’il n’y paraît. « Cette identité confère des bénéfices secondaires que le patient peut avoir du mal à lâcher, d’autant que ces bénéfices sont souvent très inconscients », affirme Nayla Chidiac. Que celle qui n’a jamais eu une vieille tante ravie de rabâcher qu’elle est seule et malade dans le seul but de se faire plaindre lève la main ! Bien qu’elle ne soit la tata âgée de personne - et pour cause, elle n’a que 45 ans -, Anne (1) est bien placée pour savoir ce que cela fait de jouer les chats noirs.

« Très débrouillarde, je fais la fierté de ma mère, qui, en véritable impératrice, divise notre fratrie pour mieux régner sur elle. Elle passe son temps à me mettre en valeur dans l’unique but d’exacerber la jalousie de ma sœur, qui me le fait ensuite payer », raconte cette illustratrice parisienne. Agacée de renvoyer l’image de celle « qui n’a besoin de rien puisque tout lui réussit », cette jolie quadra a fini par emprunter une casquette de martyr. « J’ai eu une passe difficile. Avec le recul, je me suis rendu compte que j’avais fait en sorte de la prolonger, juste pour entendre ma sœur s’apitoyer enfin sur moi. J’avais envie qu’elle reconnaisse qu’elle me devait de l’aide ! » se souvient Anne, qui a néanmoins fini par comprendre qu’en agissant ainsi, elle se sabotait toute seule.

« Le problème de ce type de comportement, c’est qu’il n’est bénéfique qu’un temps. Au bout d’un moment, tout le monde en a marre de la victime et se désintéresse d'elle. La chute est alors terrible, et le risque grand de sombrer dans la dépression », analyse Nayla Chidiac. Heureusement, Anne s’est réveillée à temps. « Il a dû se produire une sorte de déclic : j’ai réalisé que je n’avais plus envie d’endosser le rôle du bouc émissaire », témoigne-t-elle. Même son de cloche du côté de Nadine, « victime » de deux licenciements, chaque fois après une période de travail de dix ans. « La première fois que je me suis fait virer, je tenais un discours extrêmement larmoyant. J’étais une sorte de "suppliciée de la vie" ! La seconde fois, quelque chose a fait tilt dans mon cerveau. Je me suis dit que les similitudes étaient trop fortes, j’avais forcément quelque chose à comprendre », relate cette quadragénaire.

Plutôt que de se lamenter à nouveau, Nadine entreprend un travail sur elle. Grâce à lui, elle réalise qu’elle a mis par deux fois en scène le schéma de son enfance : après avoir été élevée durant une décennie par des grands-parents aimants, elle a été récupérée par sa mère, qui s’était remise en ménage avec un homme abusif. Du jour au lendemain, son univers s’est écroulé. « J’ai compris que je n’étais pas une victime de la vie, mais la victime d’un scénario familial amené à se répéter tant que je ne l’aurais pas brisé », affirme-t-elle. 

 

Apprendre à développer de nouvelles capacités 

S'il est indispensable d'avoir conscience du problème pour reprendre les rênes de sa destinée, cela est parfois insuffisant pour remiser au placard ses vieux habits de victime. La faute à qui ? « Notre société repose encore aujourd’hui sur un système de domination/soumission », répond Linda Kohanov. Cette coach américaine explique par ailleurs que, du fait de cet héritage, la majorité des gens ont peur de leur pouvoir, qu’ils associent à quelque chose de violent et d’agressif. Ils préfèrent donc se faire « manger » par ceux qui ont développé leur caractère de prédateur plutôt que risquer de reproduire un comportement de cet ordre-là. « C’est particulièrement flagrant chez les victimes de maltraitance physique ou psychique, constate-t-elle. Pourtant, bourreau et victime constituent les deux faces d’une même pièce de monnaie : qu’ils dévoient le pouvoir pour en tirer profit ou qu’ils aient peur de l’utiliser, dans les deux cas ils doivent apprendre à développer de nouvelles capacités. » Selon elle, pour se protéger des « prédateurs », il faut commencer par apprendre à poser ses propres limites, postulat indispensable pour développer son leadership et éloigner les loups de la bergerie. 

 Lefigaro

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