Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Pourquoi nos os sont plus fragiles que ceux de nos ancêtres

Publié par MaRichesse.Com sur 28 Mai 2015, 12:34pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #CORPS

Pourquoi nos os sont plus fragiles que ceux de nos ancêtres
La sédentarisation de nos ancêtres il y a 10.000 ans aurait joué un rôle prépondérant dans l'affaiblissement des os de nos jambes.

 

En quittant leur vie nomade de chasseurs-cueilleurs et leur statut d'inépuisables marcheurs il y a 10.000 ans, nos ancêtres ont également dit adieu à la robustesse de leur squelette. Leurs tibias et leurs fémurs, les deux principaux os longs des membres inférieurs, étaient bien plus denses que les nôtres mais ils se sont fragilisés avec la sédentarisation, faisant le lit des nombreux cas de fractures et d'ostéoporose qui touchent l'homme moderne, nous apprend une étude publiée lundi dans lesAnnales de l'Académie américaine des sciences (Pnas).

Lente dégénérescence

Le Dr Christopher Ruff, directeur du Centre d'anatomie fonctionnelle et d'évolution à l'hôpital John Hopkins de Baltimore (Etats-Unis) et son équipe ont montré que cette dégénérescence aurait commencé il y a 9000 ans, en pleine période Néolithique où les premières pratiques agricoles sont apparues. Elle se serait poursuivie pendant près de 5000 ans avant de se stabiliser aux alentours de 2000 ans avant notre ère pendant l'empire romain, où la majorité de la population était sédentaire en Europe.

Depuis, les os n'ont pas significativement évolué, ce qui semble indiquer que la mécanisation et l'industrialisation, au contraire de la sédentarisation, n'ont pas eu d'effets conséquents sur le squelette. «On peut penser que l'impact récent de l'industrialisation n'est pas encore visible, ou alors qu'il n'est pas significatif», estime Isabelle Crevecoeur, paléoanthropologue au CNRS.

L'alimentation hors de cause

Les scientifiques ont aussi examiné la piste d'une modification de l'alimentation. Observant que la solidité des os de la partie inférieure du corps a été beaucoup plus affectée que celle des os supérieurs comme l'humérus, ils en ont déduit que l'alimentation n'a pas pu être à l'origine de ce changement, puisqu'un régime alimentaire moins riche en protéines et en calcium aurait touché l'ensemble des os du squelette.

Pour mener à bien cette étude d'une envergure exceptionnelle, les chercheurs ont procédé à l'examen aux rayons X des os longs des jambes et des bras de 1842 individus européens ayant vécu entre le Paléolithique (33.000 ans avant notre ère) et le XXe siècle. Ces résultats ne concernent toutefois que les populations d'Europe et d'autres études seront nécessaires pour déterminer si ce phénomène a eu lieu ailleurs dans le monde.

Alors qu'il est maintenant connu que la marche stimule la formation de tissus osseux, les chercheurs concluent que le déclin de la mobilité associé à une vie sédentaire pourraient être mis en cause dans l'ostéoporose. Cette maladie, où le risque de fracture est important compte-tenu de la fragilité des os, est un problème d'envergure mondiale puisque le nombre de personnes touchées en Europe, aux Etats-Unis et au Japon est estimé à 75 millions, selon la Fondation internationale contre l'ostéoporose.

Lefigaro

 

Commenter cet article

Archives