Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Des chercheurs découvrent la galaxie la plus lumineuse jamais détectée

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Mai 2015, 02:12am

Catégories : #ESPACE, #SCIENCE, #NASA, #INSOLITE

Des chercheurs découvrent la galaxie la plus lumineuse jamais détectée

C'est l’une de ces formations cosmiques qui mettent l’imagination humaine à rude épreuve. Figurez-vous un objet qui serait 300 000 milliards de fois plus lumineux que notre brillant Soleil ! Voilà ce qu’une équipe de chercheurs du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, dirigée par Chao-Wei Tsai, vient de découvrir au fin fond de l’Univers, sous la forme d’une galaxie lointaine appartenant à la toute récente classe des galaxies infrarouges extrêmement lumineuses. Des ERLIG (pour Extremely Luminous Infrared Galaxy) dont, au total, une vingtaine ont été identifiées grâce au télescope spatial américain WISE (Wide-Field Infrared Survey Explorer) lancé, fin 2009, pour cartographier l’ensemble du ciel dans l’infrarouge. Baptisée WISE J224607.57-052635.0, cette galaxie de type ERLIG que décrit l’équipe de Chao-Wei Tsai dans l’Astrophysical Journal est, à ce jour, la plus spectaculaire jamais découverte et se situe à pas moins de 12,5 milliards d’années-lumière de la Terre.

Mais comment fait-elle pour briller ainsi ? Pour les chercheurs, c’est le signe de la présence d’un gigantesque trou noir en son centre, avec une masse des milliards de fois plus grande que celle du Soleil. Un corps si dense qu'au-delà d'une certaine limite appelée « horizon des événements » rien ne peut plus échapper au champ gravitationnel qu'il engendre. Autrement dit, ce monstre attire tout ce qui passe à sa portée puis l'engloutit, lumière comprise ! Ce faisant, il chauffe très fortement le disque de gaz et de poussière - appelé disque d’accrétion - qui gravite autour de lui, générant une intense lumière infrarouge que le télescope WISE a saisie. Jusque-là, à part l’incroyable intensité du rayonnement, rien de très exotique puisque bien d’autres galaxies possèdent un trou noir en leur centre et que l’on en connaît déjà de très gros.

Le problème vient de son âge. Car, si le télescope WISE a repéré cette galaxie infrarouge extrêmement lumineuse à 12,5 milliards d’années-lumière, cela signifie aussi que l’intense lumière qui lui parvient a été émise il y a 12,5 milliards d’années, une époque où l’Univers, qui affiche aux dernières nouvelles 13,8 milliards d’années, était encore très jeune. La question est : comment un tel montre a-t-il pu être créé en si peu de temps ? La théorie de formation des trous noirs, qui grossissent en avalant la matière autour d’eux ou éventuellement en fusionnant entre eux, est, une nouvelle fois, mise à rude épreuve (lire aussi : Ce gigantesque trou noir primitif qui défie les scientifiques).

Comme un concours d’ingestion de hot-dogs

Dans leur article, les scientifiques proposent toutefois des hypothèses qui pourraient expliquer l’existence d’un tel trou noir au cœur de la galaxie WISE J224607.57-052635.0. La première est que l’embryon qui a donné naissance à ce trou noir était, dès le départ, plus gros que les autres. « Comment obtient-on un éléphant ? En partant d’un bébé éléphant», résume Peter Eisenhardt, l’un des coauteurs de l’étude.

La deuxième est que ce trou noir ait, à un moment ou à un autre, de manière répétée ou sur une durée relativement longue, franchi la limite d’Eddington qui fixe, en théorie, la quantité de matière maximale qu’un trou noir peut gober en un temps donné. Car, lorsque le flux de radiations émis par le disque d’accrétion du trou noir dépasse un certain niveau, il exerce alors une pression sur la matière chutant vers le trou noir de telle sorte qu’elle met fin à l’orgie. Or les scientifiques ont déjà vu des trous noirs violer cette loi. « Les trous noirs des ELIRG pourraient avoir été en mesure d’avaler plus de matière pendant une durée plus longue que prévu », explique Andrew Blain, autre coauteur de l’étude. «C’est comme remporter un concours d’ingestion de hot-dogs qui durerait des centaines de millions d’années», conclut-il. 

Lepoint

 

Commenter cet article

Archives