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Depuis quelques années, les meurtres par empoisonnement se sont multipliés

Publié par MaRichesse.Com sur 22 Mai 2015, 13:53pm

Catégories : #POLITIQUE, #MONDE, #FAITSDIVERS

Depuis quelques années, les meurtres par empoisonnement se sont multipliés

d'une pratique qui trouve sa source dans l'Antiquité.

En 399 avant Jésus-Christ, Socrate, condamné pour avoir "corrompu la jeunesse", boit un mélange de cigüe afin de se donner la mort. Tragédie humaine et philosophique, la disparition du plus célèbre des philosophes grecs est aussi l'un des premiers empoissonnements célèbres de l'histoire, mais ne va pas être le dernier. Pour donner ou se donner la mort, le poison va devenir l'un des choix favoris de ceux qui souhaitent éliminer leurs rivaux discrètement.

Car au-delà de la mort de l'abominable roi Joffrey de Game of Thrones, d'autres figures du pouvoir se sont servis de substances mortelles pour arriver à leurs fins.

Il faut dire qu'entre curare, strychnine, morts-au-rats, acqua-toffana ou encore arsenic, les assassins ont l'embarras du choix. Le très controversé empereur romain Néron, par exemple, se servira du cyanure pour se débarrasser des membres de sa famille qu'il n'appréciait guère.

Puis, le poison a connu un pic d'utilisation durant la Renaissance, du fait des progrès de la science dans ce domaine et de la discrétion de ce moyen. Le roi Charles IX de France aurait ainsi pu subir ce funeste sort.

 

Au Royaume-Uni, John Emsley, auteur du livre “The Elements of Murder" estime que la pratique de l'empoisonnement est devenue à la mode à l'époque victorienne grâce… à Hamlet. Dans un de ses plus grands chefs d'œuvre, Shakespeare fait en effet ainsi intervenir ce mode d'assassinat, le rendant populaire.

Encerclé par les Russes et les forces alliées, nombre de nazis ont échappés à la justice en s'empoisonnant, tels que Hermann Göring ou Heinrich Himmler. Bien que sa mort soit toujours sujette à maintes hypothèses, Adolf  Hitler aussi aurait absorbé une capsule de poison avant de se tirer une balle dans la tête. Cinq papes sont suspectés d'avoir été empoisonnés, dont le pape Jean-Paul 1er, en 1978.

La guerre froide a également vu son lot d'empoisonnement politique, notamment par la célèbre méthode du parapluie bulgare. Le plus célèbre cas étant celui de Georgi Markov, dissident bulgare. Puis le poison s'est assoupi. Pour quelques temps.

Aujourd'hui, il semble effctuer un retour fracassant. Plusieurs cas avérés ou non ont ainsi été référencés ces dernières années, notamment celui de Yasser Arafat. Pour nombre de ses proches, le chef de l'autorité palestinienne ne serait pas décédé d'une mort naturelle. Services secrets israéliens? Rivaux politiques? Impossible à dire (pour le moment), mais un rapport d'une équipe d'experts suisse (de l'institut de radiophysique de Lausanne) a en tous cas démontré que les effets personnels de l'ancien dirigeant palestinien contenaient une radioactivité au polonium 210.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Cette substance est connue notamment pour avoir tué Alexandre Litvinenko, un opposant à Poutine, qui avait fui la Russie pour s'installer à Londres. Quelques jours après avoir rencontré deux agent du KGB, il tomba mystérieusement malade. Avant de mourir, il accusa le président russe, qui fera la sourde oreille.

Récemment, les médias anglais se sont passionnés pour l'histoire de Victorino Chua, un infirmier condamné à la prison à vie pour avoir tué deux de ses patients et empoisonné vingt autres en Angleterre. Psychopathe et narcissique, selon les psychiatres, cet homme de 49 ans se décrivait comme "un ange devenu démon". La disparition de certaines autres figures célèbres est également entourée de suspicions d'empoisonnement. Parmi elle, Hugo Chavez, Pablo Neruda ou encore Simon Bolivar.

Et ce lundi, c'est le sort de l'infortuné Alexander Perepilichnyy qui a choqué la Grande-Bretagne. Cet oligarque russe avait fourni aux autorités suisses nombres d'informations concernant un scandale de corruption dans on pays natal. En 2012, il part faire son jogging dans un quartier huppé de Londres avant de s'effondrer et de mourir subitement. Si la première enquête conclut à un arrêt cardiaque naturel, la seconde (demandée par l’avocat représentant l'assurance-vie de la victime) va détecter du poison chinois extrêmement rare dans le corps de l'oligarque.

Alors, le poison, un type de meutre en plein boom? Pas si sûr. Enfin pas plus qu'avant. Il se pourrait surtout que les immenses progrès de la médecine nous aident à mieux discerner ce type de meurtre. C'est d'ailleurs l'avis de John Emsley.  "La chimie médico-légale est devenue tellement sophistiqué qu'il est devenu possible de détecter des poissons à des niveaux jamais atteints auparavant".


Atlantico

 

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