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Conseils, science, sante et bien-être


50 conseils pour rendre votre couple plus heureux

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Mai 2015, 16:33pm

Les couples heureux sont-ils des couples exceptionnels ? Statistiquement, oui, puisque seulement 15 à 20 % des couples sont véritablement heureux à long terme. Mais, psychologiquement, qu’ont-ils de différent des autres couples ? Qu’ont-ils que les autres couples n’ont pas ? Que font-ils que les autres couples ne font pas ?

50 conseils pour rendre votre couple plus heureux

Ce que les couples heureux ne sont pas

En fait, extérieurement, rien ne différencie les couples heureux des couples malheureux. Certains couples malheureux paraissent même très heureux lorsqu’ils sont en public, alors qu’en privé, ils vivent un véritable enfer. Les psychologues étudient actuellement de plus près les couples heureux et réussissent à tirer certaines conclusions. Toutefois, la formule miracle infaillible reste encore à inventer. Le bonheur semble fait de petites choses, de petites différences qui font que ces couples réussissent à profiter au maximum de ce qu’ils sont, ont et font, alors que les couples malheureux semblent toujours à la recherche du partenaire idéal, de l’âme sœur qui réussira à les comprendre enfin et à les rendre heureux. Belle illusion !

Les membres composant les couples heureux ne sont pas plus intelligents que les autres. Ils n’ont pas nécessairement suivi de longs cours de préparation au mariage. Ils n’ont pas non plus investi des milliers de dollars dans des processus de croissance personnelle. Ils ne sont pas plus riches. Ils ne sont pas parfaits. Ils ne sont pas non plus d’une beauté exceptionnelle. Ils ne vivent pas dans des châteaux, n’ont pas une sexualité à tout casser. Ils ne sont pas submergés d’une passion qui les transporte et leur fait perdre la tête.

Ce que les couples heureux ne font pas

Les couples heureux ne font évidemment pas ce que font les couples malheureux. Ils n’invitent pas dans leur couple ce que les psychologues John Gottman et Nan Silver appellent les « quatre cavaliers de l’apocalypse » :

- La critique. La personne critique attaque la personnalité de son conjoint : « C’est quoi, ton problème ? » « Tu n’es qu’un égoïste. » « C’est de ta faute. » « Tu ne comprendras jamais rien. » « Tu devrais aller te faire soigner. »

- L’attitude défensive. L’attitude défensive est en fait une critique retournée au partenaire : « Le problème, ce n’est pas moi, c’est toi. ». Elle ne fait qu’engendrer l’escalade, c’est pourquoi elle est si meurtrière. Le comportement défensif est fait d’argumentations, de justifications, d’explications qui donnent l’impression à l’autre que son partenaire veut toujours avoir raison.

- Le mépris. Le mépris se présente sous forme de ricanements, de moqueries, de railleries, d’yeux qui se lèvent au ciel : le but du mépris est de rabaisser l’autre. « Pourquoi perdrais-je mon temps à t’écouter ? » « Toutes les femmes sont pareilles. » « Peuh !, les hommes sont tous des… »

- La dérobade. Ce cavalier arrive généralement en dernier, après des années de querelles. L’exemple classique : le mari rentre du travail, se fait accueillir par un feu nourri de critiques et se retranche derrière son journal. Moins il réagit, plus sa femme hurle. Finalement, il se lève et quitte la pièce.

 

Vous l’aurez deviné, la critique et le mépris sont principalement des armes féminines, alors que les hommes sont passés maîtres dans les réactions défensives et la dérobade (85 % des conjoints qui s’enferment dans le silence sont des hommes). Mais ne cherchez pas ici de coupables, car il n’y a dans ce scénario que deux acteurs qui se relancent… et deux victimes malheureuses.

Les deux membres d’un couple malheureux expriment leurs frustrations, au lieu d’exprimer leurs besoins. Ils rendent l’autre responsable de leur malheur. À remarquer que les attentes de la femme paraissent toujours plus positives, parce que plus orientées vers la fusion intime et la communication, alors que celles de l’homme paraissent plus négatives, parce que plus orientées vers la défense de son autonomie et la satisfaction de ses besoins physiques et sexuels. Cette situation illustre la prédominance des attentes féminines dans les valeurs sociales actuelles face au couple : elle a raison, il a tort ; la femme sait, l’homme doit apprendre. En fait, les deux sont coresponsables de leur schismogenèse complémentaire qui les mènent dans un cul-de-sac. (voir plus bas : Le couple malheureux)

 

Ce que les couples heureux sont et font

Voici maintenant, pêle-mêle, quelques caractéristiques que les psychologues retrouvent chez les membres des couples heureux. N’allez surtout par croire que les couples heureux font des compromis. Au contraire, les deux membres formant un couple heureux sont très exigeants, l’un face à l’autre ; ils n’acceptent pas de demi-mesure et ne mettent pas d’eau dans leur vin. Chacun s’attend à ce que l’autre remplisse son rôle (d’amant, de partenaire, de parent, de travailleur, de citoyen…) au maximum de ses capacités. Ils n’imposent rien, mais savent que l’autre attend le meilleur de chacun et ils s’aident, réciproquement, à être meilleur et à faire le mieux.

Les membres des couples heureux sont très exigeants parce qu’ils ont beaucoup à offrir, parce qu’ils sont généreux et donnent sans attendre. Ils n’appliquent pas la formule donnant-donnant, formule privilégiée des couples malheureux. Ils font ce qu’ils ont à faire, parce qu’il faut le faire ou que quelqu’un doit le faire. Ils laissent l’autre libre, ne forcent pas l’implication de l’autre, tout simplement parce que l’autre s’implique librement, en toute liberté. Les couples heureux sont formés de deux personnes qui ont décidé d’être heureuses et qui prennent la responsabilité de leur propre bonheur. Les membres des couples heureux étaient généralement des célibataires heureux. Ils ont décidé de s’unir, non pas pour combler un vide, mais pour ajouter un plus à leur bonheur. Les couples heureux ne tombent pas en amour, ils « s’élèvent » en amour.

Les couples heureux sont formés de deux personnes qui ont appris, spontanément ou suite à certaines expériences ou thérapies, à se connaître et à s’accepter, et par le fait même à reconnaître l’autre dans ses différences et à accepter ces différences. Ces différences deviennent sources de complémentarité au lieu d’être sources de différends. Les couples heureux ont appris et acceptent qu’ils ne puissent pas toujours être d’accord sur tout. Ils ont parfois des divergences ou des disputes, mais jamais ces disputes ne les poussent à se dire « Veux-tu, on oublie tout et on recommence à zéro. » Ils ne le disent pas parce qu’ils savent que ce n’est pas vrai : on ne peut jamais recommencer à zéro parce qu’on ne peut jamais oublier. Ils se mettent donc d’accord pour gérer leurs désaccords du mieux qu’ils le peuvent. Ils préfèrent être heureux plutôt que d’avoir raison. Ils ne recherchent pas un consensus à tout prix.

Les hommes et les femmes les plus susceptibles d’être heureux en amour sont des gens qui ont une bonne estime d’eux-mêmes et qui ont confiance en eux-mêmes pour trouver les moyens de satisfaire leurs besoins légitimes. Ce sont des gens qui se réalisent dans les autres domaines de leur vie (profession, amitiés, loisirs…). Ce sont des gens qui comptent plus sur eux que sur les autres (conjoint, famille ou amis).

Ce sont des gens qui contrôlent leurs expressions émotives, qui ne se laissent jamais envahir par leurs réactions défensives. Ce sont des gens qui utilisent leurs émotions pour mieux se connaître plutôt que de les déverser sur l’autre : ils ont rendu leurs émotions intelligentes. (voir encadré 2) Ce sont des gens qui transforment leurs frustrations, source d’émotions négatives, en expressions positives de ces mêmes besoins. Au lieu de dire « Tu n’es plus tendre comme avant. », ils disent : « Chéri(e), te rappelles-tu la fois où tu m’avais surpris(e) en faisant… » Ce sont des gens chez qui les émotions positives dominent et qui investissent dans une espèce de compte d’épargne émotif en exprimant leur amour, leur plaisir de vivre, leur reconnaissance… (actif), et en taisant leurs frustrations, leurs craintes, leurs critiques… (passif). Leur bilan relationnel est donc toujours positif puisqu’ils y investissent leurs ressources respectives (capital), tant émotives qu’intellectuelles.

Les gens heureux sont exempts de préjugés ou d’illusions. Ils ne croient pas en la toute puissance de la communication verbale pour régler leurs problèmes, car ils savent que 69 % des problèmes conjugaux sont insolubles, selon l’équipe de Gottman, et que parler de problèmes insolubles ne fait que polariser le conflit. Ils n’adhèrent pas au « Plus on se parle, plus on se connaît et plus on s’aime », car ils savent qu’une certaine dose de mystère est nécessaire à la pérennité de l’amour. C’est pourquoi plutôt que de parler et d’argumenter, ils s’écoutent patiemment l’un l’autre, tout comme s’ils apprenaient une langue étrangère, ce qu’est réellement la communication homme – femme. Ils acceptent donc d’être influencés par l’autre, plutôt que de convaincre l’autre.

Les couples heureux ne sont pas fusionnels ou symbiotiques. Ils trouvent dans leur interaction harmonieuse l’énergie pour s’ouvrir aux autres. Ils trouvent dans leur couple la solidarité, la complicité et la compréhension qui leur permettent d’affronter les avatars de leurs vies professionnelle, sociale et familiale. Ils ne sont pas fusionnels car ils savent qu’ils existent aussi en dehors de l’autre. « Je t’aime ; je nous aime ; mais, j’existe aussi en dehors de toi, en dehors de nous. J’aurais beaucoup de tristesse si je te perdais, mais je survivrais. » Leur couple est un havre de paix où ils viennent se ressourcer.

Les couples heureux savent que l’engagement est une conséquence et non une prémisse. Ils savent aussi que l’intimité est un espace qui existe entre la fusion et l’autonomie. Pour eux, le mariage (peu importe la forme) est un aboutissement, pas un but en soi, encore moins un point de départ. En général, leur relation amoureuse a progressé lentement, sûrement ; elle a très rarement débuté par un coup de foudre. Leur relation est basée sur un maximum de compatibilités et ils savent que l’amour, c’est ce qui survit à la passion.

Lors de conflits, (oui, oui, les couples heureux ont parfois des moments conflictuels), ils ne blâment, ils ne cherchent pas de « coupable » ou à savoir « qui a commencé ». Ils ne laissent pas leurs divergences prendre toute la place. Pour eux, vivre en couple, c’est apprendre à gérer des différences, des désaccords. Ils se respectent, et s’admirent, dans leurs spécificités. Ils ne cherchent pas à changer l’autre ; ils le considèrent plutôt comme un invité dans leur vie et font tout pour que leur invité soit le plus confortable. On pourrait dire d’un couple heureux qu’il est composé de deux amis qui ont des projets et qui continuent de faire l’amour ensemble.

 

Le couple malheureux

Voici un exemple de communication offensive et défensive qui amène les couples dans un cercle vicieux infernal.

« Tu es tellement renfermé. » « Tu es tellement envahissante. »

« Tu ne veux jamais être avec moi. » « Tu n’es jamais contente. »

« Nous n’avons plus d’intimité. » « Tu ne veux jamais faire l’amour. »

« C’est impossible de parler avec toi. » « C’est parce que tu n’es pas rationnelle. »

« Tu ne comprends jamais rien. » « Tu exagères tout le temps. »

« Pourquoi tu ne veux pas faire d’effort pour changer ?»  « Je me trouve très bien comme je suis ! »

« Comment peux-tu être bien, tu n’as même pas d’amis. »  « Je les ai tous perdu à cause de toi. »

« Jamais personne ne t’appelle. » « Tu es toujours au téléphone. »

« Ne change pas de sujet. » « Tu ne rends pas compte. »

«  Tu ne fais confiance à personne. » « T’es pas tannée de voir des gens. »

« Tu ne parles même plus à tes enfants. » « Et toi, tu les tiens en laisse. »

« Il n’y a que le sexe et l’argent qui t’intéressent. » « Il faut bien que quelqu’un s’en préoccupe. »

« Tu es un véritable obsédé sexuel. » « Et toi, un vrai frigidaire. »

« Tu ne sais pas ce qu’est le bonheur. » « Tu es vraiment naïve. »

« Tu ne vis qu’en fonction de l’avenir. » « Et toi, tu ignores la réalité. »

« Tu ne sais pas qui je suis. » « Tu ne me comprends pas. »

« Tu ne fais que critiquer. » « Tu ne me fais pas confiance. »

« Avec les autres tu rigoles, jamais avec moi. » « Tu dramatises tout le temps. »

« Tu travailles tout le temps. » « Si tu ne dépensais pas tant aussi. »

« Quand vas-tu arrêter de vouloir me contrôler ? » « Quand tu vas arrêter de me rabaisser. »

« Tu cherches toujours à avoir raison ». « Je n’y peux rien, si j’ai raison. »

« Tu fonctionnes comme ton ordinateur. » « Qu’y a-t-il de mal à être  rationnel et efficace. »

« Comment ai-je pu tomber en amour avec toi ? » « J’aurais donc dû m’écouter  avant de dire oui. »

« Aucune femme ne voudrait de toi. » « Prends un amant si t’es pas contente. »

 « C’est de ta faute si je ne suis pas heureuse. » « Tu devrais aller te faire soigner. »

« Tu ne te rends pas compte de tout ce que je fais pour toi. »  « Justement, tu pourrais peut-être en faire moins. »

« Jamais de compliments. » « Tu dis toujours que j’ai tort. »

« Vous êtes tous pareils. » « Tu généralises tout le temps. »

« Toujours les mêmes réponses. «  « Toujours les mêmes reproches. »

« T’es devenu paranoïaque. » « T’es une véritable hystérique. »

« Tu es exactement comme mon père. » « Tu es pire que ma mère. »

 

Vous aurez compris que les membres des couples heureux ne se piègent pas ainsi et qu’ils ne sont pas aux prises avec un égo, source d’orgueil, qui rend impossible les tentatives de rapprochement.

 

L’intelligence émotionnelle

L’intelligence émotionnelle consiste à prendre la responsabilité de ses émotions et de ses frustrations plutôt que d’en rendre l’autre responsable. Cette intelligence permet de découvrir le véritable besoin à la source de la frustration. Cela nécessite parfois un travail thérapeutique pour y arriver.

« Si j’éprouve de la colère, c’est parce que je ne donne pas le droit à l’autre d’être ce qu’il est et non pas parce que l’autre n’est pas correct. »

« Si je vis de la tristesse, c’est parce que je me sens vide, non pas parce que l’autre n’est pas présent alors que je le voudrais là. »

« Si j’ai peur, c’est parce que je me fais des scénarios de catastrophe, non pas parce que l’autre m’insécurise. »

« Si je me sens coupable et que je me défend, c’est parce que je me torture moi-même, non pas parce que l’autre me fait des reproches. »

« Si je suis joyeux, c’est parce que je profite de ce que j’ai, non pas parce que l’autre a fait ce que je voulais. » 

Psy.be

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