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Conseils, science, sante et bien-être


5 indices pour repérer un régime dangereux pour la santé

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Mai 2015, 13:09pm

5 indices pour repérer un régime dangereux pour la santé

Atkins », « Hollywood », « Mayo »… Pas toujours facile de s’y retrouver au milieu de la jungle des régimes ! Souvent inefficaces pour perdre du poids, certains présentent carrément des risques pour la santé... Comment reconnaître ces régimes dangereux ? On vous donne 5 indices pour les débusquer.

Il est hypocalorique
© iStock
Il est hypocalorique

 « Jour n°1, menu du petit déjeuner n°1 : 50g de pain, 10g de beurre, 1 cuillère à café de confiture… » Poussée par les conseils avisés de vos proches, vous êtes décidée : pour perdre ces 5 kilos décidément bien accrochés, ce sera un régime hypocalorique.

Sur le papier, le principe de base des régimes hypocaloriques semble tout à fait logique : pour maigrir, il suffit de manger moins. En clair, pour perdre quelques kilos, on réduit les portions et on diminue ainsi le nombre de calories ingérées dans la journée.

Généralement organisés en « phases » qui peuvent durer plusieurs mois (voire plusieurs années), ces « programmes minceur » promettent une perte de poids facile et durable. Ici, pas de risque de déficit alimentaire : on mange de tout. Le problème, ce sont les quantités.

« Pour une femme de taille moyenne (1m65 environ), on considère qu’il faut entre 2000 et 2200 kcal par jour pour que l’organisme fonctionne correctement, explique Eugénie Auvinet, diététicienne et nutritionniste. Or, la plupart des régimes « hypo » restreignent la prise alimentaire à 1400, voire 1200 kcal par jour. » Mention spéciale pour le régime « Cohen », qui comprend une phase « booster » à 900 kcal par jour…

La suite est facile à imaginer. Puisqu’il n’a pas sa ration quotidienne de nutriments, l’organisme en redemande : il a faim. « D’abord, cela va se traduire par une très grande fatigue, du fait de l’affaiblissement des muscles, analyse Eugénie Auvinet. Les petits efforts du quotidien deviennent difficiles, et l’irritabilité s’installe. A plus long terme, cette faim permanente peut engendrer des compulsions alimentaires. »

Il se concentre sur un seul aliment
© iStock
Il se concentre sur un seul aliment

Pour perdre vos cinq petits kilos en trop, vous avez fait votre choix : ce sera le régime « ananas ». Une perte de poids importante, rapide, facile... Le programme est alléchant. En plus, vous raffolez des fruits. Vous en êtes sûre, c’est ce régime là qu’il vous faut !

Mais vous avez tout faux. « Pour bien fonctionner, notre organisme a besoin de différents éléments, explique Eugénie Auvinet, diététicienne et nutritionniste. Un équilibre doit exister entre les macronutriments (les lipides, les glucides et les protéines), les vitamines, les minéraux et les fibres. »

Problème : le principe des régimes « champignon », « ananas » ou encore « Hollywood » (à base de fruits tropicaux) c’est justement de ne consommer qu’un seul aliment – ou presque – en excluant tous les autres. Or, on s’en doute : l’aliment « miracle » qui concentre tous les nutriments essentiels n’a pas encore été inventé… Ainsi, rapidement, l’organisme se retrouve en situation de déficit alimentaire.

« Les conséquences diffèrent suivant le type de déficit que l’on présente, explique Eugénie Auvinet. Par exemple, sur le long terme, le régime « ananas » conduit invariablement à un manque de lipides. »

Un manque de lipides qui se traduit par une très grande fatigue d’abord, puis par des cernes et, enfin, par une peau de plus en plus parcheminée. Le déficit en protéines n’est guère plus réjouissant. Au menu : faiblesse musculaire, fatigue, affaiblissement du système immunitaire, troubles de la cicatrisation… Enfin, se priver de glucides conduit à des malaises, une perte musculaire, des tremblements, des troubles du comportement… La totale !

Il exclut toute une famille d’aliments
© iStock
Il exclut toute une famille d’aliments

On les appelle les régimes « d’exclusion ». Le principe ? Supprimer purement et simplement une famille d’aliments de vos repas. Dans le régime « Atkins », par exemple, ce sont les glucides qui disparaissent : adieu le pain, les fruits, les céréales, les pâtes, le riz… Le régime « Mayo » va encore plus loin et interdit carrément les glucides, les laitages et les lipides.
La promesse ? Une perte de poids ultra rapide et spectaculaire : moins 4 kilos par semaine, en moyenne ! Voilà qui fait rêver. Sauf que les régimes d’exclusion (« Atkins », « Scarsdale », « Mayo », « Miami », «Paléolithique »…) présentent un véritable risque pour votre santé.

« Si vous suivez ces régimes pendant une courte période, c’est-à-dire moins d’une semaine, et que vous ne cherchez pas à perdre plus de 5 kilos, le risque est minime, tempère tout de même Eugénie Auvinet. Par contre, sur le long terme, de vrais problèmes de santé apparaissent : on commence à être en déficit de certains vitamines et minéraux. » Or, les vitamines et les minéraux sont comparables à des « petites clés » qui interviennent dans la plupart des processus de notre organisme : en clair, on a besoin d’eux pour digérer, pour respirer, pour assimiler… Pour vivre, en fait !

Organisé sur 14 jours, le régime Scarsdale interdit quasiment tous les laitages. Mauvaise idée : deux semaines sans laitages, c’est la garantie de voir diminuer peu à peu son taux de vitamine B (essentielle au fonctionnement des cellules, à la fabrication des globules rouges, à la bonne marche du système nerveux…), de vitamine A (qui joue un rôle très important pour la vision) et de vitamine C (notamment impliquée dans le système immunitaire). Est-ce que votre bikini taille S en vaut vraiment la peine ?

Il est très rapide
© iStock
Il est très rapide

Cet été, vous avez réservé vos vacances aux Maldives. A vous les plages de sable blanc, les cocotiers, et… le bikini ! Sauf qu’avec les cinq kilos que vous avez pris cet hiver, impossible d’enfiler ce dernier. Trop tard pour prendre rendez-vous avec un diététicien : le décollage est prévu pour la semaine prochaine. Tant pis, vous optez pour un régime « express »…

Régimes « Tahiti », « Natman » … Tous nous font miroiter le même rêve : perdre 2, 3, voire 4 kilos en moins d’une semaine, top chrono. Une illusion, bien sûr, qui peut tout de même avoir des répercussions bien réelles sur la santé…

« En moyenne, chez une femme non ménopausée et sans problèmes hormonaux, il faut un mois pour perdre 5 kilos de graisse, explique Eugénie Auvinet. Si les régimes « express » ne sont pas dangereux à proprement parler sur le court terme, ils ne permettent pas de perdre de la graisse, mais plutôt de l’eau et… du muscle. » En effet : en quelques jours seulement, l’organisme n’a pas le temps d’aller puiser son énergie dans nos réserves de gras… et ce sont nos muscles qui trinquent.

« Par ailleurs, le plus souvent, ces régimes ne comportent pas de phase de stabilisation parce que celles-ci durent en moyenne plusieurs semaines, ajoute la spécialiste. Du coup, les kilos reviennent en force assez rapidement. Ceteffet yo-yo peut avoir un impact très négatif sur notre moral et notre estime de nous-même. »

Au final, au prix d’une diète sévère, vous avez bien perdu vos quatre kilos en quatre jours (ne vous réjouissez pas trop vite : ils seront de retour avant la fin du mois), mais vous êtes d’une humeur massacrante et le moindre effort vous vide de votre énergie… Bonjour les vacances !

Il est (trop) riche en protéines
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Il est (trop) riche en protéines

Viande rouge, viande blanche, œufs, poisson, surimi, jambon… Pour perdre un peu de poids avant l’épreuve du maillot, vous avez tout misé sur un régime hyperprotéiné. L’idée ? Maigrir sur le long terme et sans faim, en privilégiant les protéines au détriment des glucides et des lipides.

C’est dans cette catégorie que se classe les régimes « Fricker » et « Thonon », mais aussi toute une kyrielle de régimes à base de substituts alimentaires hyperprotéinés. La perte de poids se fait sur plusieurs mois, avec une solide phase de stabilisation à la fin.

Sauf qu’une alimentation trop riche en protéines risque de vous faire plus de mal que de bien. « Sur le court terme, on observe d’abord un phénomène classique de déficit en vitamines et minéraux, analyse Eugénie Auvinet, diététicienne et nutritionniste. Le premier élément qui vient à manquer à l’organisme est lavitamine C : la fatigue apparaît, le teint devient terne et, surtout, le système immunitaire est affaibli. »

Les choses se corsent sur le long terme. Au bout de quelques semaines, l’excès de protéines se fait sentir au niveau des reins, dont le rôle est justement de filtrer ces grosses molécules : sur sollicités, ils perdent en efficacité et peinent à éliminer les déchets de l’organisme. Par ailleurs, les régimes hyperprotéinés étant peu généreux en fibres, des troubles intestinaux ne tardent pas à apparaître et, parmi eux, la constipation.

En résumé, on évite les hyperprotéinés au long cours sans avis médical et, surtout, on fuit les régimes à base de sachets… 

Topsante.com

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