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Conseils, science, sante et bien-être


5 conseils pour faire le deuil

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Mai 2015, 12:45pm

5 conseils pour faire le deuil

 

« La mort est une surprise que fait l'inconcevable au concevable. », Paul Valéry. La perte d'un être cher conduit le plus souvent à un choc émotionnel lié à la confrontation avec la mort. Il ne faut pas apprendre à vivre, mais savoir continuer à vivre sans cette personne.

Changer les habitudes, accepter de ne plus la toucher et de la voir vivre uniquement dans nos souvenirs. Que la mort soit brutale ou suite à une maladie, la souffrance n'est jamais inévitable. Dès lors que l'on prend conscience du décès d'un proche, le cheminement intérieur pour accepter cette perte est enclenché.    

Même si les étapes du deuil ont pu être esquissées par des psychologues, sa durée dépend uniquement de l'individu qui le vit. Ainsi, en réunissant les stades communs établit par différents psychiatres, nous avons pu en établir cinq.

Définir des paliers sert davantage à rassurer qu'à simplifier une phase complexe et douloureuse.  

 

1- LE DÉNI

 

« Je ne peux pas y croire. » Le choc face à l'annonce de la mort est tel qu'il peut vous engourdir, comme vous anesthésier de toute émotion, et parfois même vous conduire à une crise de panique. Vous devez concevoir la disparition de cette personne alors que vous sentez encore sa présence. Vous pouvez croire à un mauvais rêve, et même parfois ressentir une violente colère de protestation.  

 

2- LA RECHERCHE

 

« Mais où es-tu ? ». La vie (des autres) a repris son cours. Les adieux, les obsèques sont finis, vous avez maintenant pris conscience que cette personne ne reviendra plus. Son absence se fait sentir au quotidien, les habitudes se sont perdues avec elle et tout semble vous rappeler qu'elle n'est plus là. Vous mesurez le vide, mais surtout la place qu'elle avait dans votre vie. Vous pouvez vous sentir extrêmement triste, abandonné, coupable ou même en colère. Vous ne voulez pas laisser la personne partir, et dans bien des cas, vous prolongez le lien en regardant ses photos, en portant son parfum ou des vêtements qui lui appartenaient... Certaines personnes, au contraire, se lancent dans une multitude d'activités pour tenter d'oublier la douleur. Malheureusement, ce genre d'auto-défense diffère la souffrance, et en aucun cas la fera disparaître.  

 

3- LA DÉPRESSION 

 

« Elle ne reviendra pas ». Les mois sont passés, et vous commencez à intégrer la disparition de l'être aimé. C'est une période très éprouvante, mais essentielle pour le cheminement du deuil. En plus de ressentir une grande souffrance, la frustration s'installe également car vous aviez l'impression de ne pas trop mal gérer la situation. Votre entourage a surement déjà tourné la page, au vu du temps qui est passé, vous pouvez donc vous sentir moins soutenu et moins écouté. Un état psychologique dépressif commence progressivement à s'installer : perte d'intérêt pour le monde extérieur, manque d'énergie et de concentration, focalisation sur la personne décédée... En clair : vous broyez du noir et vous vous sentez seul. Parfois, l'idéalisation de l'être que vous avez perdu vous isole davantage, car il vous empêche de vous réinvestir affectivement. Une souffrance émotionnelle qui peut durer des mois comme des années. L'étape la plus difficile, mais nécessaire, car il s'ensuit le processus de cicatrisation.  

 

4- LA CICATRISATION

 

« Je ne peux plus vivre comme ça ». La phase de cicatrisation est souvent entamée grâce à un élément déclencheur. Une prise de conscience amenée par votre propre réflexion ou celle d'autrui. C'est une phase de transition, où le travail sur soi-même est intense. Vous envisagez de vivre normalement, et votre avenir (sans cette personne) commence à prendre forme.  

 

5- LA RECONSTRUCTION

 

« Une nouvelle vie ». Vous concevez désormais d'avoir votre place dans le monde des « vivants ». Certains même s'engagent dans des nouveaux projets, et portent un intérêt à des activités qu'ils ne pratiquaient pas avant (valeurs solidaires, spirituelles...). L'engagement dans cette nouvelle vie post-dépression ne signifie pas que la douleur a complètement disparu. Le souvenir de la personne est toujours là, mais il se fait plus tranquille. Vous souffrez moins lorsque vous y penser. La déchirure est simplement en cours de cicatrisation, mais elle vous suivra tout au long de votre vie.  

Marie Claire

 

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