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Conseils, science, sante et bien-être


10 astuces pour économiser à Montréal

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Mai 2015, 14:53pm

10 astuces pour économiser à Montréal

Je suis toujours surpris d'entendre des Français se plaindre que vivre à Montréal coûte cher. Ayant passé de nombreuses années à Paris, j'admets que mes points de références sont différents que si j'avais habité à Mennetou-sur-Cher ou Saint-Edmond-les-Plaines. Malgré tout, il me semble que comparée à des villes au dynamisme et à la taille équivalents, la métropole du Québec propose un rapport qualité/prix bien supérieur à une paire de Nike. Il est même possible d'y vivre avec des revenus peu importants en suivant ces quelques conseils issus de mes longues années de recherche et d'optimisation en radinerie.

Lâcher Bell et Vidéotron

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Bell et Vidéotron ne sont pas les seules entreprises à fournir un accès à Internet à Montréal. Il existe plusieurs compagnies telles que Acanacou Radioactif qui, en plus d'être moins chères, autorisent un vrai trafic illimité. Ce dernier point permet de s'affranchir d'un abonnement à la télévision par câble ou à la téléphonie fixe puisque Internet permet de remplacer ces services de mille manières, en mieux. Le cellulaire reste cher, mais le traitement de votre cancer du cerveau sera pris en charge par la RAMQ.

Partir à la chasse aux aubaines

L'Amérique du Nord est la contrée des promotions ponctuelles et des cartes de fidélité. Un spécialiste du marketing égaré sur ce blog confirmera ou infirmera peut-être cette hypothèse, mais je soupçonne que les compagnies s'arrangent pour que les augmentations et les réductions s'annulent globalement sur un panier. En utilisant systématiquement les multiples cartes à points dans les épiceries et en reportant certains achats en fonction des offres du jour, on peut néanmoins faire de grosses économies, à condition de ne pas craquer sur une boîte d'ignobles pop-tarts que l'on n'avait pas prévu d'acheter sous prétexte qu'ils bénéficient d'une baisse de prix démente.

Ne pas posséder de voiture

J'ai toujours pensé que posséder sa propre voiture dans une ville offrant un bon réseau de transport public était un luxe exorbitant. Habiter à Montréal m'a conforté dans cette opinion. En plus des classiques dépenses d'assurance, de carburant et d'entretien, les automobilistes de cette ville sont en effet obligés d'ajouter des frais provinciaux d'immatriculations chaque année. Ils doivent en outre s'attendre à payer régulièrement des amendes, les arcanes du stationnement montréalais étant hermétiques aux non-mutants. Il leur faut enfin prévoir la location d'un garage ou d'un abri tempo, à moins de vouloir se forger un corps de rêve à force de pelletage neigeux intensif.

Se préparer des lunches

Le Québec ne possède pas cette tradition au doux nom de ticket restau qui permet à de nombreux salariés français de faire financer la moitié de leurs repas (et parfois de leurs beuveries) du midi par leur employeur. Plutôt que de se ruiner dans les restaurants autour de son lieu de travail, il est moins onéreux de se plier à la coutume locale du lunch, en préparant sa nourriture chez soi et en dînant dans l'espace fourni par l'entreprise à cet usage. En plus, c'est le meilleur endroit après la machine à café pour savoir si Simon a enfin conclu avec Geneviève.

Souscrire une carte accès Montréal

Pour la modique somme de de 8 $ par an, amortie en une seule visite au jardin botanique, la carte Accès Montréal permet de bénéficier de réductions pour de nombreux lieux touristiques, culturels et sportifs de la ville. Il faut toutefois garder à l'esprit que la plus grande des réductions ne rendra pas un concert de musique baroque supportable.

Bien connaître les politiques tarifaires de la STM

Même si vous ne faites pas de voyages assez fréquents pour que la CAM soit intéressante, la carte OPUS vous fera faire des économies puisqu'elle permet de bénéficier d'une réduction en achetant les tickets par dix. Si vous voyagez après 18h, la carte soirée illimitée est généralement plus intéressante que les tickets à l'unité. Elle est amortie en deux voyages et est utilisable jusqu'à cinq heure du matin le lendemain. La CAM n'étant pas nominative, je connais également des gens qui se la partagent, mais un passage méconnu de la bible stipule qu'ils s'exposent à se faire fouetter nus par un employé de la STM durant 666 jours après leur mort.

Prendre le temps de remplir sa déclaration de revenus

Si vous travaillez au Québec, il est essentiel que vous remplissiez consciencieusement votre déclaration de revenus, surtout si vous avez un salaire peu élevé. Les impôts étant prélevés à la source par les gouvernements provincial et fédéral avec une grande largesse, il est possible qu'ils doivent vous en rembourser une partie. Pensez aussi que vous pouvez déduire un pourcentage de vos dépenses médicales non prises en charge par votre assurance, y compris le dentiste (et le psychothérapeute que vous devrez consulter après avoir passé douze heures à remplir votre déclaration).

Faire ses courses au marché

En plus des bénéfices sur la santé, préparer ses propres repas à partir d'ingrédients frais au lieu d'acheter des plats tout faits s'avère particulièrement économique. Les Montréalais sont gâtés sur ce point puisqu'ils disposent dequatre marchés publics ouverts tous les jours. Il est conseillé d'y aller tôt le matin, à moins de disposer de solides jambières pour se protéger des parents qui utilisent leur poussette comme bélier pour se frayer un chemin à travers la foule.

Contester les augmentations de loyer

Il n'y a pas si longtemps, je me sentais mal de refuser les augmentations de loyers soumises chaque année par les propriétaires, de peur de passer pour un chialeux. Face à la mauvaise foi de bon nombre d'entre eux, je suis toutefois arrivé la conclusion qu'il valait mieux être un chialeux aux poches pleines qu'un gentil locataire aux poches vides. La régie de logement propose de nombreux conseils pour contester les augmentations, et la mine éberluée d'un propriétaire s'apercevant qu'un locataire français connaît ses droits est un spectacle plaisant qu'il serait dommage de rater.

Ne pas habiter sur le Plateau-Mont-Royal

Bien que je ne fasse pas partie de ces personnes qui attribuent leurs problèmes économiques, politiques et digestifs à la clique du Plateau, j'avoue avoir du mal à comprendre les nombreux immigrés français, pourtant tenus de ménager leurs économies, qui choisissent de s'y installer dès leur arrivée au Québec. Ma seule hypothèse recevable est que le choc culturel lié au faible coût de la vie à Montréal est si intense qu'ils préfèrent loger dans un endroit où le prix des loyers et des commerces leur rappelle celui de la mère patrie. En fait, ça explique peut-être pourquoi tant de Français se plaignent que vivre à Montréal coûte cher. 

Maudit français

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