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VIDEO: La souffrance sous-estimée des filles trop sexy

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Avril 2015, 20:09pm

Catégories : #RELATIONS, #HOMME-FEMME, #VIDEO

VIDEO: La souffrance sous-estimée des filles trop sexy

Réalisé par Arnaud Khayadjanian, "Bad Girl" est un court métrage qui évoque le vide que peuvent ressentir certaines filles jugées trop séduisantes. Entre femmes fatales et femmes enfants, elles se sentent prisonnières de leur beauté physique. 

"Ca vous arrange de penser que je n'ai rien dans le crâne, faudrait pas en plus que je la ramène. Tout ce qu'on me demande c'est de me poser là, de faire la femme". La phrase est prononcée par la bad girl des temps modernes, sujet du dernier court métrage d'Arnaud Khayadjanian. Incarnée par Mathilde Roux, elle a de longs cheveux mauves, porte une petite culotte rose "Swag" et se pose surtout beaucoup de questions.

La bad girl présentée par le réalisateur français a 17 ans, elle oscille entre la femme fatale et la femme enfant. La séquence de neuf minutes et demie expose ainsi le quotidien et les pensées de ces jeunes filles jugées "trop belles" par la société. Certaines d'entre elles souffrent d'être réduites à leur apparence physique et d'être considérées comme des objets. "Vous me brisez le cœur à toujours me voir avec vos mains. (...) Vous pensez que je n'ai rien à dire, c'est facile, personne ne me demande de parler d'ailleurs", explique-t-elle.

Belle et rien d'autre?
Le court métrage s'adresse notamment aux jeunes filles en quête d'identité, qui peuvent manquer d'estime pour elles-mêmes. A force d'être vues uniquement comme de belles images, certaines d'entre elles finissent par penser qu'elles n'ont pas d'autres qualités. "Le seul moyen qu'on s'intéresse à moi c'est celui-là : jouer la femme fatale. (...) Si j'arrête de vous plaire, est-ce que j'existerai toujours?", questionne la bad girl.

Avec cette séquence vidéo, le réalisateur souhaite balayer un préjugé bien connu: les filles jolies seraient plus heureuses que les autres. Pour faire passer son message, Arnaud Khayadjanian utilise une esthétique très travaillée. C'est par une collecte KissKissBankBank que celui-ci a financé son projet, inspiré de la pièce de théâtre "Cœurs sourds" de Laura Desprein. Le titre du court métrage vient quant à lui du morceau du même nom de Lee Moses. Le chanteur de soul américain racontait alors l'histoire d'une femme fatale des années 60.

Le court métrage a déjà été projeté dans plusieurs pays et accueilli chaleureusement lors de festivals. Mais il ne fait pas toujours l'unanimité chez les spectateurs. Certains d'entre eux estiment que la forme prend le pas sur le fond et que la problématique n'est au final que survolée. D'autres pointent du doigt l'ambiance très mélodramatique de la séquence. Pour eux, le fait d'être "trop belle" n'est pas un problème réel. Le réalisateur lui-même se moquait à l'époque de ces filles souffrant de leur physique avantageux.

"Il y a deux ans, à Amsterdam, je suis allé voir le film Jeune et Jolie de François Ozon, avec une copine. À la sortie de la séance, je lui lâche une pauvre réflexion du genre: 'C'est pas un peu surfait ces filles qui souffrent d'être trop belles?' Et là, ma copine a fondu en larmes", explique-t-il dans Konbini. 

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