Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Sarkozy à une journaliste : « Et maintenant vous êtes avec qui ? – Ça ne vous regarde pas »

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Décembre 2014, 18:10pm

Catégories : #PEOPLE, #NEWS, #INSOLITE, #POLITIQUE

Sarkozy à une journaliste : « Et maintenant vous êtes avec qui ? – Ça ne vous regarde pas »

Ariane Chemin, journaliste au Monde et hier à L’Obs, coauteur avec Judith Perrignon de « La Nuit du Fouquet’s » (éd. Fayard, 2007) qui détaillait la soirée de la victoire électorale de Nicolas Sarkozy, raconte dans la revue Charles comment elle s’est engueulée avec Sarkozy alors qu’il était toujours Président.

L’article (publié en 2012 mais désormais disponible en PDF en accès libre sur le site de Charles) est titré : « Ariane Chemin : “ Nicolas Sarkozy alterne connivence et mépris ” », et il est édifiant. 

 

« Ça me regarde, on est à l’Elysée »

La journaliste se trouve à l’Elysée pour un article moins polémique sur la Légion d’honneur, quand elle croise Nicolas Sarkozy :

« Je me lève pour me présenter et le saluer. Et là, je l’entends dire [au téléphone] à Carla Bruni : “ Devine qui j’ai en face de moi ?” Ils se moquent. Le ton est légèrement agressif. Puis, comme dans du Feydeau, François Fillon sort de son bureau. Le Premier ministre vient poliment me dire bonjour.

Sarkozy a l’air énervé que nous nous parlions. Il ferme bruyamment le clapet de son téléphone et s’approche de nous. “ Méfie-toi de cette journaliste. ” Nicolas Sarkozy me demande avec qui j’ai rendez-vous. Je réponds que je ne lui dirai pas, je ne veux pas donner le nom de ma source. “ Ça me regarde, on est à l’Elysée. ”

Il se tourne vers Fillon et lâche : “ Je n’aime pas le journalisme que pratique cette fille.” Fillon a l’air mal à l’aise. Sarkozy l’entraîne alors dans les escaliers pour aller présenter leurs vœux aux corps constitués. C’était extrêmement impoli et méprisant. » 

 

« Mes jambes tremblent »

« Je suis piquée dans ma fierté. Je me lève, les suis et me plante en haut de l’escalier. Les mains sur les hanches comme une poissonnière, je lance : “ C’est incroyable la façon dont vous parlez aux gens, vous êtes très impoli, j’ai le droit d’avoir rendez-vous ici, ce n’est pas chez vous. ” Mes jambes tremblent. Les huissiers sont sidérés. Catherine Pégard, conseillère à l’Elysée, vient me chercher. Je raconte la scène, argumente qu’on est dans un palais de la République… Elle est très mal, me dit : “ Il est comme ça, il est impétueux. ” Je suis choquée par cette scène d’une grande violence.

On s’installe dans son bureau. Elle va me chercher des Kleenex parce qu’elle croit que je pleure. Dix minutes après, Nicolas Sarkozy entre dans la pièce. “ De quoi parlez-vous ?” me demande-t-il. Un papier sur la Légion d’honneur. Sans transition, il revient sur la soirée électorale du second tour de 1995, que j’avais passée avec lui, après avoir beaucoup insisté, dans le salon de son ministère. “ Je ne voulais d’aucun journaliste, je vous ai laissée venir, j’ai été sympa. ” Il me récite la dernière phrase de mon papier.

“Vous vous en souvenez encore ?

– Je suis hypermnésique ”, répond-t-il. Ensuite, il cite le nom de mon ex-mari. “ Et maintenant vous êtes avec qui ?

– Ça ne vous regarde pas. ” »

 

Lire sur RevueCharles.fr

 

Commenter cet article

Archives