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La finance est-elle vouée à rester aux mains des hommes ?

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Décembre 2014, 10:13am

Catégories : #ECONOMIE, #MONDE, #RELATIONS

La finance est-elle vouée à rester aux mains des hommes ?

Faudra-t-il attendre le 22e siècle pour voir la parité en finance ? Oui, si la proportion de femmes dans les comités exécutifs des grands groupes financiers continue d’évoluer au rythme actuel. Aujourd’hui de 13%, d’après une étude mondiale du cabinet Oliver Wyman sur les 150 premiers établissements de l’industrie, elle n’a augmenté que de 3 points de pourcentage en dix ans. La parité serait donc atteinte dans.... 120 ans. Et parmi ces comités exécutifs, plus d’un tiers est exclusivement masculin. Les pourcentages diminuent encore plus si l’on regarde la proportion de présidentes à la tête de ces groupes : elles ne sont alors que 4%.

Surtout, l’industrie financière est à la traîne par rapport aux autres secteurs . Les femmes ont environ deux fois moins de de chances que les hommes de progresser du « middle » au « senior » management, d’après des statistiques américaines relayées par Oliver Wyman. C’est plus bas que dans les autres industries.

Rétention des talents

Comment expliquer un tel retard  ? L’industrie financière a fait des efforts , soulignent les auteurs du rapport, mais « c’est seulement en s’attaquant à sa culture, ses biais inconscients, et ses méthodes de travail qu’elle gagnera la bataille pour les talents ».

La rétention des talents, voilà tout l’enjeu que pointe du doigt l’étude. Ainsi, seuls 49 % des hommes et 41 % des femmes estiment que les sociétés dans lesquelles ils travaillent font assez pour attirer et retenir les femmes talentueuses. Les femmes qui ont du potentiel seraient moins susceptibles que les hommes d’être « sponsorisées » et de trouver un mentor auprès des managers haut placés. Elles seraient aussi confrontées au manque de modèles auxquels s’identifier. « L’industrie des services financiers perd à ne pas garder les talents . Le manque de diversité - des sexes ou autre - est mauvais pour le business », martèle Michelle Daisley, associée chez Oliver Wyman.

Le constat est alarmant, mais encore faut-il avoir la volonté de changer les choses : interrogées sur le fait de considérer comme une priorité le meilleur équilibre des sexes dans les positions de cadres hauts placés, 51 % des femmes approuvent. Quant aux hommes, seuls 30 % partagent cette opinion.

La surprenante Russie

Les femmes auraient plus de chances de gravir les échelons en finance dans certains pays. La Norvège, la Suède et le Canada présentent les meilleures statistiques, d’après le rapport, qui s’attarde notamment sur le cas du Canada. Bien qu’il n’y ait toujours pas de femme présidente à la tête des institutions financières canadiennes majeures, beaucoup de femmes sont « sur les rails » pour y accéder, s’enthousiasment les experts. Alors que les femmes cadres montent traditionnellement dans des services support comme les ressources humaines et le marketing, « au contraire, plus de femmes canadiennes sont sorties de ces rôles traditionnels et on en trouve à la tête de la quasi-totalité des branches d’activité ».

Autre cas particulier, la Russie, où la finance surpasse cette fois les autres secteurs. La Russie est seulement 75ème dans le classement du Forum économique mondial sur les disparités entre les sexes, est-il rappelé dans le rapport. Mais elle décroche une place dans le premier quartile des pays étudiés par Oliver Wyman. Elle bénéficierait de l’héritage féministe de l’URSS, renforcé par son déséquilibre démographique actuel : les hommes ont une espérance de vie de 65 ans contre 76 ans pour les femmes.


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