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Comment expliquer le volte-face des USA , Face a Cuba

Publié par MaRichesse.Com sur 26 Décembre 2014, 02:14am

Catégories : #ETATS-UNIS, #ECONOMIE, #CUBA

Comment expliquer le volte-face des USA , Face a Cuba

La semaine dernière, le président américain, Barack Obama, a annoncé qu’il avait signé un accord avec son homologue cubain Raul Castro, et que l’embargo économique que les Etats-Unis ont imposé à Cuba allait être levé partiellement. Cuba sera également supprimé de la liste des pays qui soutiennent le terrorisme, et les Etats-Unis rouvriront une ambassade à Cuba, assoupliront les restrictions commerciales et financières, ainsi que les limitations en matière de voyage pour les citoyens américains qui souhaitent se rendre à Cuba.

Même si cet accord ne marque pas la levée définitive de l’embargo américain, ni la normalisation complète des relations diplomatiques, il constitue une grande victoire pour Cuba, qui n’a concédé que très peu en échange, affirme l’ancien Secrétaire aux Relations extérieures du Mexique, Jorge G. Castañeda, sur le site du Project Syndicate. Castro n’a en particulier offert aucune concession politique. Le pape François et le gouvernement du Canada ont joué un rôle décisif dans cette détente soudaine dans les relations américano-cubaines, mais un autre facteur a joué un rôle crucial, estime-t-il : la baisse des cours du pétrole.

Il rappelle en effet que les pays les plus affectés par cette chute des cours du pétrole sont le Venezuela et la Russie, deux pays amis dont Cuba a toujours dépendu pour maintenir son économie à flot.

Toutefois, depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, la Russie n’a plus vraiment soutenu Cuba, au contraire duVenezuela, qui envoie chaque jour près de 100 000 barils de pétrole à Cuba, et qui lui accorde entre 5 et 15 milliards de dollars d’aide chaque année.

Compte tenu de la nouvelle donne pétrolière, il est très peu probable que ces largesses vont se poursuivre dans le futur.

Castañeda spécule que les négociations entre Cuba et les Etats-Unis ont débuté en 2013 peu après le décès de l’ancien président du Venezuela, Hugo Chavez, probablement parce que le gouvernement cubain redoutait que cet évènement ne signe la fin de ces subsides, et l’entrée subséquente de Cuba dans la dépression. Il rappelle que cela s’était déjà produit dans les années 1990, lorsque la Russie avait cessé d’aider le pays.

Une telle hypothèse vulnérabiliserait le pays, confronté à un contexte de chute des revenus, de pénuries généralisées, d’inflation pouvant se muter rapidement en hyperinflation. Dans de telles conditions, on peut s’attendre à l’apparition de troubles politiques graves.

En l’absence de donateurs généreux, la relance de l’économie cubaine ne peut reposer que sur la normalisation des relations avec les Etats-Unis, ce qui ne sera possible que si des changements importants interviennent dans le domaine du respect des droits de l’homme et de la démocratie.

« Quand on écrira l’histoire de ce présent, il pourrait s’avérer que ce ne sont ni la force des armes, ni les efforts des diplomates, mais des interventions désintéressées de barons du pétrole très lointains du Dakota du Nord et de la Péninsule arabique qui ont finalement débloqué le Cuba de Castro », conclut Castañeda. 

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