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Vous faites de l'arythmie cardiaque ? Alors vous avez sûrement fait des AVC silencieux

Publié par MaRichesse.Com sur 9 Novembre 2014, 08:10am

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #COEUR, #NEWS

Vous faites de l'arythmie cardiaque ? Alors vous avez sûrement fait des AVC silencieux

La fibrillation atriale ou auriculaire (FA), plus connue sous le nom d'arythmie, est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent : chaque année, 250.000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France. Qui plus est, cette pathologie est associée à un risque global cinq fois plus élevé d'AVC. Elle est ainsi responsable d'un AVC toutes les vingt minutes (15% des AVC).

 

Contractions saccadées et risque de caillot

Chez les personnes atteintes d'arythmie, les oreillettes (des cavités du cœur) ont "une activité anarchique" et se contractent de manière rapide et saccadée, explique à metronews Christophe Leclercq, professeur de cardiologie au CHU de Rennes. Conséquence : "Le flux sanguin est ralenti, ce qui augmente le risque de création de caillot. Or ce caillot peut se décrocher et partir dans une artère périphérique, par exemple à destination du cerveau et ainsi provoquer un AVC."

Une nouvelle étude publiée dans la revue Annals of Internal Medicine vient d'établir des liens entre la fibrillation atriale et l'infarctus cérébral silencieux (ICS). L'ICS est un AVC que l'on dit silencieux parce qu'il n'a "pas de traduction clinique aiguë", précise le professeur Leclercq. 

 

Des anticoagulants pour fluidifier le sang

Selon cette étude, la fibrillation atriale, qu'elle soit paroxystique (c'est-à-dire de petits épisodes de fibrillation) ou permanente, multiplie par 2,62 la probabilité d'avoir fait un ICS. En effet, 40% des patients atteints d'arythmie montraient, à l'IRM, des signes compatibles avec la survenue d'un ICS (22% pour le scanner, instrument moins précis que l'IRM). Même si les patients sont asymptomatiques (aucun symptôme d'AVC ni séquelles), "cela témoigne d'un processus embolique".

Le message que l'on doit en tirer, pour le cardiologue, c'est qu'il faut "anticoaguler tous les patients atteints de fibrillation atriale : ce n'est pas parce que l'on ne présente pas de symptômes neurologiques qu'il n'y a pas eu de petits caillots, de micro-emboles". Les anticoagulants fluidifient le sang : ils diminuent ainsi de manière significative le risque d'AVC en diminuant le risque d'apparition des thrombus

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