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Quand Albert Einstein piquait la femme d'autrui

Publié par MaRichesse.Com sur 14 Novembre 2014, 15:16pm

Catégories : #INSOLITE, #FAITSDIVERS

Quand Albert Einstein piquait la femme d'autrui

Le physicien de génie Albert Einstein a découvert son vrai amour à 56 ans. C’est la charmante Margarita, la femme de l’éminent sculpteur soviétique Sergueï Konenkov qui a conquis le cœur du grand savant. Ce beau roman a récemment fait parler de lui à l’occasion de la mise aux enchères par Sotheby’s de l’archive des Konenkov qui contient entre autres plusieurs lettres qu’Einstein envoyait à sa bien aimée à Moscou.

Margarita Konenkova née Vorontsova, était beaucoup plus jeune que son mari. Ils se sont mariés en 1922 et ont quitté à peine un an plus tard l’URSS pour les États-Unis où Konenkov devait participer à une exposition de l’art russe et soviétique. Ce voyage qui ne devait initialement durer que quelques mois s’est échelonné sur 22 longues années. Pourquoi? Les époux Konenkov n’étaient pas les ennemis du pouvoir soviétique. Lorsqu’ils revenaient en 1945 en URSS, le leader soviétique Joseph Staline avait mis à leur disposition un bateau entier pour transporter les sculptures réalisées par Konenkov aux États-Unis. A Moscou, les époux se sont vus attribuer un bel appartement et un studio spacieux. Ce genre d’accueil ressemblait plutôt à celui qu’on ferait aux agents de renseignement ayant accompli une mission importante. Cette version a été pour la première fois avancée en 1995 par l’ex-général des services de renseignement Pavel Soudoplatov. Selon lui, Margarita Konenkova était une agente du renseignement soviétique, l’information qui n’a pas été officiellement confirmée ou démentie depuis.

Margarita Konenkova avait fait tourner la tête à plus d’un homme. Le compositeur Rachmaninov, le peintre Vroubel et le chanteur Chaliapine font partie de la liste très incomplète de ses soupireurs. Une fois aux États-Unis, Konenkova portait des toilettes de luxe et s’offrait des bijoux exquis. La lionne mondaine russe brillait dans la bohème américaine et nouait facilement des contacts avec des hommes influents.

C’est en 1935 que Margarita et Einstein se sont rencontrés pour la première fois. Le sculpteur Sergueï Konenkov devait faire un buste en bronze du savant. Einstein est venu poser dans son atelier. Margarita se souvenait que le grand physicien « était un homme étonnamment modeste et plaisantait souvent qu’il n’était connu que pour sa tignasse ». La belle Russe a séduit Einstein dès la première rencontre et bientôt ils ont commencé à se rencontrer. Un jour, Einstein a obtenu à force de prières du médecin des Konenkov de parler à Sergueï d’une « grave maladie » de sa femme qui devait absolument aller se reposer. Inquiet, son époux s’est empressé d’envoyer Margarita dans une station de cure. Fait-il dire qu’Einstein l’y avait rejointe le jour même. Les amoureux se sont offert un repos inoubliable.

Beaucoup étaient au courant du roman d’Einstein et de Margarita mais le mari trompé ne devait tout apprendre que le dernier s’entend. Pendant bien longtemps, il ne se doutait pas des rapports entre Margarita et le savant. Pourtant, même quand la vérité s’était sue, il ne pouvait pas empêcher leurs rencontres. En effet, Margarita était une femme indépendante et faisait tout à sa guise. Le pauvre sculpteur n’avait plus qu’à se résigner. Au demeurant, s’il est vrai qu’elle travaillait pour le renseignement soviétique, on peut supposer qu’elle aurait pu lui faire comprendre que le « contact » avec Einstein était très important et était par conséquent une raison d’État. C’était, certes, une piètre consolation pour le mari trompé.

Les Konenkov sont rentrés en URSS en été 1945. Avant son départ, Einstein a offert sa bien aimée une montre en or. Elle sera mise en vente un demi-siècle plus tard par Sotheby’s avec l’archive des Konenkov. Einstein se souvenait de sa bien aimée jusqu’à ses derniers jours. « Margarita chérie ! Je suis en train de fumer la pipe que tu m’a offerte et la nuit j’écris dans le lit avec ton beau crayon », écrivait-il en 1946. « Il n’y pas d’autres créatures féminines dans mon entourage mais cela m’est égal ». Il se plaint dans une autre lettre : « Notre nid d’amour a l’air abandonné et désolé ». Leur correspondance a duré 10 ans, jusqu’au printemps 1955, date de la mort d’Einstein.

Sergueï Konenkov s’est éteint en 1971.Vieillie et malade, Margarita est restée toute seule. Cette lionne mondaine pour laquelle rivalisaient les hommes les plus connus de son temps, finissait ses jours dans l’oubli. Elle est décédée en 1980. 

http://french.ruvr.ru/2014_11_14/Les-mysteres-de-lhistoire-russe-Le-dernier-amour-d-Albert-Einstein-9839/
 

 

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