Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


Philae se pose sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, mais ne réussit pas à s'ancrer

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Novembre 2014, 13:26pm

Catégories : #ESPACE, #COMETE, #TECHNOLOGIE, #NASA, #NEWS

Philae se pose sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko, mais ne réussit pas à s'ancrer

Le robot Philae, largué par la sonde Rosetta, s'est posé mercredi sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko (« Tchouri ») pour mener une série d'expériences destinées à comprendre la formation du système solaire, mais n'a pas réussi à s'ancrer dans le sol de l'astre céleste.

Philae devait s'ancrer à la surface de la comète à l'aide d'un système de doubles harpons qui ne s'est pas déployé. L'Agence spatiale européenne (ASE) doit tenter à nouveau la manoeuvre pour assurer sa stabilité.

« Nous avons atteint la comète. Il y a une toute petite difficulté actuellement de télémétrie. Est-ce que ça veut dire qu'on est un petit peu penché ou pas penché? Dites-vous que ce n'est pas très facile. On est allé quelque part où on n'avait aucune idée de la dureté du sol, de la nature du sol, de la gravité qui était autour. En plus, on a fait un tir direct », a commenté l'astrophysicien André Brahic sur une chaîne d'informations française. 

« Actuellement le robot pèse très peu sur la surface de la comète, presque le poids d'une plume, environ un gramme. Alors que sur Terre, il pèse 100 kg. La moindre perturbation pourrait le projeter dans l'espace », explique le journaliste Charles Tisseyre, animateur de l'émissionDécouverte.

La stabilité de Philae doit lui permettre de mener tout un programme d'expériences pendant deux jours et demi, en fonction de ses batteries, qui fonctionnent à l'énergie solaire.

L'ingénieur québécois Jean de Lafontaine, qui a été impliqué dans ce projet à ses débuts, parle d'un exploit, le genre d'événement « qu'on ne vit qu'une fois dans une vie ». « C'est fascinant de voir que la communication fonctionne si bien entre la Terre et l'atterrisseur », précise le professeur au département de génie électrique et génie informatique de l'Université de Sherbrooke.

Il faudra toutefois attendre quelques heures avant que le contact se rétablisse, puisque le robot est maintenant sous l'horizon de la comète. On devrait alors être plus en mesure de dire s'il est bien positionné. 

 

Le mystère de l'origine de la vie sur Terre 

Les expériences du robot sont très attendues par les scientifiques, qui croient que les archives de la création du système solaire se trouvent dans les comètes, qui datent d'à peu près 4,6 milliards d'années et qui n'auraient pas vraiment changé depuis. On pense notamment que les comètes, qui sont des blocs de glace et d'hydrocarbures, auraient apporté l'eau sur la Terre.

« Le robot doit vérifier quelle est la nature de ce matériau primordial sous la surface. On pense que c'est un matériau qui est vierge, qui remonte à l'époque où le système solaire est né », explique Charles Tisseyre.

« C'est comme un fossile du début du système solaire. On pense que nos océans sur Terre viennent des comètes. Il est probable que les éléments constitutifs du vivant soient venus d'ailleurs que sur Terre. »— Le journaliste Charles Tisseyre, animateur de l'émission Découverte

« L'avantage des comètes, c'est qu'elles sont dans le "frigo", à -200 degrés. Elles n'ont pas été altérées depuis le début du système solaire. Elles détiennent sans doute des vestiges, des informations sur l'origine de la Terre et de la vie », dit de son côté l'astrophysicien Hubert Reeves.

« Notre Terre a été abondamment frappée par des comètes au début de son existence, poursuit-il. On soupçonne que l'eau des océans vient d'une multitude de chutes de comètes. Il s'agit de savoir quelle est la composition de l'eau sur les comètes, si elle est la même que sur la Terre et quelles sont les molécules qui auraient pu être à l'origine de la vie. »

La sonde Rosetta, elle, doit demeurer en orbite autour de la comète pendant plus d'un an et pourra observer comment le noyau de l'astre se transforme à l'approche du Soleil, précise pour sa part Charles Tisseyre.

La mission est d'importance, car c'est la première fois dans l'histoire de la conquête spatiale qu'un engin construit par l'homme se pose sur une comète, et ne se contente pas de la survoler pour en prendre des photos. 

Avant de se poser sur la comète de 4 kilomètres de longueur, le robot Philae a effectué une phase d'approche qui a duré environ sept heures, juste après s'être séparé de la sonde Rosetta. Au cours de sa phase d'approche, Philae a procédé à des examens du champ magnétique entourant la comète ainsi que des poussières, particules et gaz enveloppant cette dernière. 

Il a fallu dix ans, cinq mois et quatre jours à la sonde Rosetta pour atteindre la comète, dont l'existence avait été découverte en 1969, soit un voyage de 6,4 milliards de kilomètres. La comète se situe actuellement à 500 millions de kilomètres de la Terre et file à 66 000 kilomètres/heure.

Cette mission spatiale a coûté 2 milliards de dollars. 

 

D'où viennent les noms Rosetta et Philae?

Le nom Rosetta vient de la pierre de Rosette, fragment de pierre de l'Égypte antique découvert à la fin du XVIIIe siècle qui avait permis à Jean-François Champollion de percer l'un des plus grands mystères de l'humanité : le déchiffrage des hiéroglyphes égyptiens.

Philae est quant à lui un obélisque trouvé sur une île du Nil sur lequel sont inscrits les noms de Cléopâtre et Ptolémée. Une adolescente italienne de 15 ans, Serena Olga Vismara, a proposé ce nom pour le robot de Rosetta dans le cadre d'un concours organisé par l'Agence spatiale européenne.

Source

 

Commenter cet article

Archives