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Nicolas Sarkozy veut incarner l'«autorité» à la tête de l'UMP

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Novembre 2014, 05:27am

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #PEOPLE, #NEWS

Nicolas Sarkozy veut incarner l'«autorité» à la tête de l'UMP

Lundi soir, à Nancy, Nicolas Sarkozy a de nouveau répondu aux questions de la salle, chauffée au préalable par l'eurodéputée Nadine Morano, fidèle d'entre les fidèles. Près de deux mille militants l'ont applaudi, confirmant le soutien de la base à sa candidature à la présidence de l'UMP. Même si, pendant qu'il quadrille les fédérations, les sondages ne lui font pas de cadeaux. Son retour en politique est ainsi jugé raté par 75 % des Français et 57 % des sympathisants de droite, selon un sondage Odoxa publié samedi dans Le Parisien. Un retour que Bruno Le Maire aurait qualifié de «flop».

«Tout cela ne veut rien dire quand on voit la façon dont la question est posée», a soupiré Nicolas Sarkozy devant ses collaborateurs. Plus encore, selon le dernier sondage Ifop pour Le JDD, l'ex-président ne reçoit pas la palme de l'opposant le plus coriace: Marine Le Pen le devance largement (60 % contre 21 %). Sarkozy y voit la preuve de sa nouvelle modération. Il y voit aussi un défi, car l'une des raisons de son retour est justement la reconstruction d'une opposition digne de ce nom, capable de faire entendre son projet face à un quinquennat Hollande «qui était censé réenchanter le rêve français, et qui est devenu le cauchemar français».

Devant les militants de Nancy, Nicolas Sarkozy a voulu incarner un nouveau principe d'autorité à droite. «Je ne veux plus de querelles de personnes, de courants, de tendances. Nous débattrons, nous voterons. Mais il y aura une seule ligne. Nous n'allons pas recommencer les élections européennes, où, à force de ménager tout le monde, on a été inaudible!», a-t-il affirmé. Retour, donc, à une incarnation plus classique de l'opposition: «Il faut qu'il y ait un peu d'autorité!», a-t-il conclu. Il a d'ailleurs apporté son soutien aux gendarmes, mis en cause dans la mort de Rémi Fraisse à Sivens: «Je veux dire ma confiance et mon soutien aux forces républicaines de sécurité». Nicolas Sarkozy a par ailleurs affirmé son intention de soumettre le nouveau nom du parti «au vote des militants»

Malgré ce contexte doux-amer, il ne regrette pas son choix de revenir. «Il faut prendre patience. Après le 29 novembre (date du premier tour de l'élection, NDLR), c'est une autre histoire qui commence», dit-il à ses amis. Encore faut-il que le résultat de l'élection lui permette d'imprimer un nouvel élan. C'est pour cela que ses relais ont entamé ce week-end une opération de dédramatisation des scores attendus le 29 novembre.Guillaume Peltier, vice-président de l'UMP, a estimé dimanche qu'une élection de Nicolas Sarkozy avec «60 % ou 70 %» serait «une énorme victoire». Il s'agirait pourtant d'un résultat très inférieur aux 85 % obtenus en 2004. «Un bon score est un score qui permet de gagner, c'est tout», a ajoutéLaurent Wauquiez.

Cette gestion par anticipation du résultat du scrutin est importante pour éviter encore dix jours de flottement après l'élection. Mais pour le moment, Nicolas Sarkozy retient qu'il reste largement le mieux placé de son camp vis-à-vis des sympathisants de droite. «Nous sommes attentifs à la mobilisation des militants. Nous avons vu que, même en 2004, la participation des militants était seulement de 55 %», glisse un membre de son cabinet. «De votre mobilisation dépendra la force des idées que vous voulez voir triompher», a martelé à Nancy Nicolas Sarkozy. 

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