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Conseils, science, sante et bien-être


Les médicaments contre le rhume dangereux pour la santé

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Novembre 2014, 05:03am

Catégories : #MEDICAMENT, #SANTE-BIEN-ETRE

Les médicaments contre le rhume dangereux pour la santé

Le service de pharmacologie du CHU de Toulouse a publié dans son bulletin d’information Bip31.fr une mise en garde contre les médicaments anti-rhume. Ces derniers seraient dangereux pour le système cardio-vasculaire.

Actifed Rhume, Nurofen Rhume, Dolirhume, Humex Rhume…

Chaque hiver, les pharmacies proposent une large gamme de médicaments anti-rhume en vente libre. Contenant des vasoconstricteurs, ces médicaments présenteraient de vrais dangers pour la santé, rares mais pouvant être très graves.

 Augmentation du risque d’infarctus et d’AVC

Vendus sans ordonnance et le plus souvent utilisés par voie orale, ces médicaments contiennent de la pseudoéphédrine, à effet vasoconstricteur. C’est cette molécule qui augmenterait le risque de faire un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (AVC). La vasoconstriction resserre les vaisseaux sanguins, ce qui a pour conséquence d’augmenter les efforts fournis par le cœur ainsi que ses besoins en oxygène

 Autre effet : la pseudoéphédrine accentue la tension artérielle.

 L’usage du sérum physiologique préconisé

Le docteur Emmanuelle Bondon-Guitton (Toulouse), auteur du bulletin, regrette que la publicité grand public soit autorisée pour la plupart de ces produits utilisés par voie orale. « En réalité, il faut éviter ces médicaments dont le risque est inacceptable au vu de la pathologie et préconiser plutôt l’utilisation du sérum physiologique » a-t-elle commenté.

« Les effets indésirables sont bien décrits avec ces médicaments, le plus souvent avec les formes orales :

  • * angine de poitrine, infarctus, poussées hypertensives, convulsions, accident vasculaire cérébral. Ils sont rares, voire très rares (un cas pour un million), mais graves le plus souvent » a précisé le Dr Bondon-Guitton.

Tous ces médicaments sont donc contre-indiqués chez les personnes hypertendues ou ayant des antécédents cardio-vasculaires.

source : ladepeche

  Les autorités du médicament pointent « une persistance » d’effets indésirables, parfois « graves. »

Les médicaments pour le rhume sont-ils plus dangereux que bénéfique pour la santé ? L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) tire en tout cas la sonnette d’alarme. « « On remarque une persistance des effets indésirables. Ils ont même été graves sur une centaine de cas en quatre ans », a prévenu au micro d’Europe1, Bernard Delorme, responsable du pôle information à l’ANSM. »

 Quels médicaments sont concernés ?

Dans le viseur : certains médicaments décongestionnants, utilisés pour diminuer la sensation de nez bouché. Ces médicaments en vente libre, parmi lesquels on trouve Actifed Rhume, Humex rhume, Nurofen rhume, Sudafed ou Rhinadvil, contiennent de la pseudoephédrine, une molécule à effet vasoconstricteur susceptible d’entraîner des effets indésirables rares, mais redoutables.

 Quels risques ?

Dans un communiqué en date de mardi, l’ANSM souligne que « des données récentes et actualisées de pharmacovigilance font état d’une persistance d’effets indésirables cardiovasculaires et neurologiques, exceptionnels mais graves » dans les décongestionnants « en particulier ceux administrés par voie orale ».

 Comment éviter les effets indésirables ?

Pour l’heure, l’ANSM ne va pas jusqu’à interdire à la vente libre ces médicaments, contrairement à un avis rendu récemment par la Commission nationale de pharmacovigilance, instance rattachée à l’ANSM.

« Mais la gravité est telle que nous avons demandé aux pharmaciens de rappeler les règles d’usages de ces médicaments : respecter la dose, la durée d’usage -pas plus de cinq jours – et respecter les contre-indications », explique Bernard Delorme. Et de rappeler que ces vasoconstricteurs sont interdits aux moins de 15 ans et à toute personne ayant des antécédents de maladie cardiaque ou cardiovasculaire.

« Mais si on voit que les incidents se prolongent, on pourrait interdire ces médicaments en vente libre, et de ne les autoriser que sous prescription des médecins », insiste le responsable du pôle information de l’ANSM.

Source : Europe1.Fr

 Les Médicaments de BIP31.fr à éviter – Le Guide du Médecin « Dé-prescripteur »

BIP31.fr propose à chaque numéro une liste de médicaments à éviter en raison d’un rapport bénéfice risque défavorable (liste non exhaustive).

Sachons aussi « déprescrire » pour le bien être de nos patients !

AINS et Coxibs

Celecoxib Celebrex® http://www.bip31.fr/bip/BIP%202007,%2014,%20(3),%2016-24.pdf

Etoricoxib Arcoxia® http://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202009,%2016,%20(2),%2010-19.pdfpour un risque cardiovasculaire avéré (avec HTA pour étoricoxib) sans supériorité anti-inflammatoire.

Piroxicam Feldène® et autres : risque gastro-intestinal (perforations notamment), cutané (Lyell ou Stevens Johnson parfois mortels) sans efficacité supérieure aux autres AINS.http://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202010,%2017,%20%283%29,%2019-29.pdf

Ketoprofène Ketum® pour photosensibilisations « graves », effet indésirable cité dans BIP31.fr dès 2003 !http://www.bip31.fr/bip/13bip2003n03.pdf

Nimésulide Nexen®, un AINS sans supériorité par rapport aux autres mais sources d’hépatites graves (nécessitant parfois une greffe)

Indométacine Indocid® Chrono-Indocid® chez le sujet de 75 ans et plus en raison d’effets indésirables neuropsychiques

Phenylbutazone Butazolidine® pour ses effets indésirables hématologiques graves

 Neuro-Psychotropes

La trimétazidine Vastarel°,

Millepertuis Mildac®, Prosoft®

http://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202009,%2016,%20(2),%2010-19.pdfun puissant inducteur enzymatique, source d’interactions médicamenteuses multiples en cas de prise d’autres médicaments ou de contraceptifs

 Un IRS antidépresseur Duloxétine

Cymbalta® http://www.bip31.fr/bip/BIP%202007,%2014,%20(2),%207-15.pdf avec des effets indésirables supplémentaires par rapport aux autres antidépresseurs sans gain d’efficacité démontré

Dipyridamole Persantine®, Cleridium® ou avec l’aspirine dans Asasantine LP®, antiagrégant n’ayant jamais fait la preuve de son efficacité en prévention des récidives des AVC : l’aspirine reste la référence.

Ropinirole Adartrel® : en accord avec la HAS qui a recommandé son déremboursement dans le syndrome des jambes sans repos : pas de preuve d’efficacité et effets indésirables parfois graves (aggravations paradoxales du syndrome, troubles du contrôle des impulsions (avec jeu pathologique, hypersexualité, augmentation de la libido…), réactions d’hypersensibilité, hallucinations et autres réactions psychotiques.

Les Vaso « Inactifs » utilisés dans le « déficit cognitif et neurosensoriel du sujet âgé » qu’il s’agisse des ergotés (dihydroergotoxine Hydergine®, dihydroergocristine + raubasine Iskedyl®, nicergoline Sermion®, dihydroergocryptine + cafeine Vasobral®), du Ginkgo biloba (Ginkogink®, Ginkor Fort®, Tanakan®, Tramisal®, Vitalogink®), ou de produits divers (moxisylite Carlytène®, naftidrofluryl Praxilène® Diactane® Naftilux®, piracetam Gabacet® Nootropyl®, piribédil Trivastal® (en dehors de son utilisation comme antiparkinsonien agoniste dopaminergique), lavinburnineCervoxan® et la vincamine Rhéobral® Vincarutine®, pentoxifylline Pentoflux®.

Les agonistes dopaminergiques ergotés antiparkinsoniens bromocriptine Parlodel® Bromokin®, lisuride Dopergine® en raison du risque (rare mais grave) de fibrose comme avec tous les ergotés. 
Préférer les agonistes non ergotés. La bromocriptine est aussi un substrat du CYP 3A4, ce qui rend compte de nombreuses interactions médicamenteuses.

Un myorelaxant méphénésine Decontractyl®, à l’efficacité mal établie et aux risques connus de choc anaphylactique et de pustulose exanthématique aiguë généralisée.

Les autres myorelaxants méthocarbamol Lumirelax® et tétrazépam Myolastan®d’action non établie et aux risques démontrés (médicaments déremboursés).

Le méprobamate, encore présent bien caché dans Precyclan° et Kaologeais°

Un antidépresseuragomélatine Valdoxan®.

Cet agoniste des récepteurs mélatoninergiques, dont l’action antidépressive reste non établie à ce jour, est associé un risque hépatique, connu depuis les essais cliniques et retrouvé dans plusieurs bases nationales de PharmacoVigilance.

 Les médicaments utilisés dans la maladie d’Alzheimer (3 anticholinestérasiques :

donezepil Aricept®,rivastigmine Exelon®, galantamine Reminyl® aisi que la mémantine Ebixa® pour une efficacité marginalehttp://www.bip31.fr/bip/BIP_Octobre_2005.pdf avec des risques d’interactions médicamenteuses, de malaises et syncopes bien validéshttp://www.bip31.fr/bip/BIP%202007,%2014,%20%282%29,%207-15.pdf, en accord avec l’avis de la commission de transparence (SMR faible et ASMR V).

La tianeptine Stablon°, antidépresseur proche chimiquement de l’amineptine Survector° retiré en 1999 pour effets toxicomanogène et acnés macrokystiques. La tianeptine est à l’origine de dépendances « graves » mais aussi d’effets cutanés alors qu’il existe de nombreuses alternatives.

Le méthysergide Desernyl°, antagoniste sérotoninergique utilisé comme antimigraineux de fond (ou encore dans l’algie vasculaire de la face), pour un rapport bénéfice / risque défavorable avec notamment des fibroses retropéritonéales, pulmonaires, pleurales ou valvulaires cardiaques, rares mais graves.

Le baclofène Lioresal® prescrit comme myorelaxantchez le sujet de 75 ans et plus, à l’origine de chûtes, somnolence voire des troubles mnésiques

Les benzodiazépines et apparentées à demi-vie longue (≥ 20 h) chez le sujet de plus de 75 ans

Le méprobamate, encore présent bien caché dans Precyclan° et Kaologeais. BIP31.fr avait pourtant entendu parler du retrait du méprobamate !

La tolcapone Tasmar®, inhibiteur de la COMT (ICOMT) utilisé dans la maladie de Parkinson, en raison d’un risque d’hépatite sans sa supériorité démontrée sur l’autre ICOMT,l’entacapone Comtan® ou avec la levodopa Stalevo®

 Cardioangiotropes

Trimétazidine Vastarel® et autres en raison d’effets indésirables graves (extrapyramidaux, cutanés, thrombopénies…) pour un bénéfice jamais démontré tant dans l’angor que dans les vertiges, les acouphènes ou les troubles visuels. Ce médicament est chimiquement apparenté aux neuroleptiques ! 
http://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202010,%2017,%20(2),%2010-18.pdf

Nicorandil Adancor®, Ikorel® : pour un risque d’ulcérations (digestives, vaginales, buccales) graves et une absence d’efficacité démontrée dans l’angor.

Les fibrates, pour absence d’efficacité démontrée et EI rénaux « graves » à l’exception du gemfibrozil Lipur®, seul produit de cette famille pharmacologique à avoir prouvé, à ce jour, une (petite) efficacité sur la mortalité cardiovasculaire, sans action prouvée sur la mortalité totale.

La dronédarone Multaq®, pour la mise en évidence dans l’un des essais d’un excès de mortalité en plus des risques hépatiques, cardiaques, pulmonaires…

Les Vaso « inactifs » indiqués dans la claudication ou l’artérite : voir plus haut paragraphe neuropsychotropes .

 Les toniques et topiques veineux et antihémorroidaires.

Tiadénol Fonlipol® hypolipidémiant sans efficacité reconnue (médicament déremboursé).

Ticagrelor Brilique®, antiagrégant sans effet sur la mortalité supérieur au clopidogrel et exposant à des effets indésirables « graves »http://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202011,%2018,%20%284%29,%2041-53.pdf

Ivabradine Procoralan®, dérivé du vérapamil, sans effet démontré sur la mortalité mais avec un risque bradycardisant validéhttp://www.bip31.fr/bip/BIP31.fr%202007,%2014,%20%284%29,%2025-32.pdf

 Certaines statines :

(atorvastatine Tahor®, fluvastatine Fractal® Lescol®, rosuvastatine Crestor®) en raison d’une moins bonne démonstration de leur efficacité en terme de mortalité que les2 statines de référence à privilégier : pravastatine Elisor® Vasten®, simvastatine Zocor® Lodalès® http://www.bip31.fr/bip/Bipjuillet2005.pdf

La réserpine dans Tensionorme® qui n’a plus sa place comme antihypertenseur à ce jour

Le disopyramide Rythmodan® Isorythm® chez le sujet de plus de 75 ans par ses effets atropiniques et son risque d’induction d’insuffisance cardiaque

La ticlopidine Ticlid® à cause de ses effets hématologiques et hépatiques graves

Le dipyridamole Persantine®, Asasantine®, Cléridium® à l’efficacité moins évaluée que l’aspirine et à l’origine de chûtes en raison d’un effet latéral vasodilatateur, surtout chez le sujet de 75 ans et plus

Les antihypertenseurs centraux clonidine Catapressan®, alpha-méthyl-dopa Aldomet®, moxonidine Physiotens®, rilménidine Hyperium®, guanfancine Estulic®chez le sujet de plus de 75 ans en raison du risque de sédation, hypotension orthostatique, syncope avec chute

Associations à doses fixes perindopril + indapamide Preterax®, Bipreterax®, Paraterax®, Preterval® pour un risque de confusion en raison de doses variables de principes actifs selon les présentations

Cafédrine + théodrénaline Praxinor® à l’action jamais établie dans l’hypotension orthostatique pour plusieurs risques « graves » bien identifiés : abus, dépendance mais aussi AVC et HTA (car lae principal métabolite est la phénylpropanolamine, alias noréphédrine)

L’association furosémide + spironolactone sous le nom d’Aldalix® (et uniquement cette spécialit commercialisée dans l’insuffisance cardiaque) pour un rapport bénéfice risque défavorable établi par la Commission Nationale de PharmacoVigilance de l’ANSM : le rapport des doses expose au risque d’hyperkaliémies graves avec une association prescrite 9 fois sur 10 hors AMM et notamment dans l’HTA sans évidence clinique. Risque de confusion également avec l’association antihypertensive altizide + spironolactone Aldactazine®, à léfficacité bien démontrée

 Pneumotropes

Almitrine Vectarion®, stimulant du chémoréflexe avec un SMR « faible » (et une alternative, l’oxygénothérapie) et un risque bien connu de neuropathies graves.

Bupropion (amfébutamone) Zyban® pour une efficacité modeste (dans tous les cas inférieure à celle de la nicotine) et des effets indésirables « graves » (troubles tensionnels et psychiatriques dont suicides) d’un médicament qui est un dérivé amphétaminique.

Source et fin de l’article sur Amessi.org

 

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