Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Marichesse.com

Marichesse.com

Conseils, science, sante et bien-être


L'allaitement augmente les risques de transmission du VIH

Publié par MaRichesse.Com sur 27 Novembre 2014, 19:42pm

Catégories : #BEBE, #MALADIE, #SANTE-BIEN-ETRE, #NEWS

L'allaitement augmente les risques de transmission du VIH

Le virus d'immunodéficience humaine (VIH) est présent dans tous les fluides corporels, y compris dans le lait maternel. Si les traitements actuels permettent de réduire drastiquement la charge virale, "le risque de transmission n'est pas nul" et il est donc déconseillé aux mamans porteuses du VIH, dans les pays dits développés, de donner le sein, rappelle jeudi le dr Lepage, chef du département de Pédiatrie et spécialiste en infectiologie à l'Hôpital universitaire des enfants reine Fabiola (Huderf). 

 

C'est en 1985 que des chercheurs découvrent la présence du virus dans le lait maternel des femmes séropositives et le risque de transmission qui en découle. 

En l'absence de traitement, le risque pour une mère infectée de transmettre le VIH à son enfant avant ou pendant l'accouchement est de 15 à 25% selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Un risque qui augmente de 15% en cas d'allaitement, précise le dr Lepage.

Si dans les pays en développement le lait maternel reste la meilleure alimentation pour les nouveaux-nés, principalement en raison des conditions d'hygiène, de nombreuses précautions doivent être de mise. "On a remarqué que plus l'allaitement était long, plus le risque de transmission était grand et d'autre part les femmes qui nourrissaient exclusivement leur enfant avec leur lait transmettaient moins que les autres", développe le chef du département Pédiatrie. Il leur est donc aujourd'hui conseillé de se limiter exclusivement au lait maternel, durant les premiers mois, avant d'arrêter de façon définitive pour passer à une alimentation plus variée.

Dans les pays dits développés, la plupart des femmes ont accès aux traitements antirétroviraux pouvant réduire la charge virale et la rendre pratiquement indétectable et donc non-contaminante. Néanmoins, si le risque de transmission est faible, "il n'est pas nul", prévient le dr Lepage. C'est en cas d'infection post-natale que la charge virale est la plus élevée, le risque de contamination par l'allaitement atteignant alors 30%.

Le cas est rare, mais pas inexistant puisqu'il s'est notamment encore produit en Belgique en 2012, démontrant une nouvelle fois l'importance du dépistage. 

Source

Commenter cet article

Archives