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9 idées reçues sur le SMIC jeunes

Publié par MaRichesse.Com sur 19 Novembre 2014, 16:40pm

Catégories : #ECONOMIE, #ARGENT, #EMPLOI, #TRAVAIL, #JEUNESSE

9 idées reçues sur le SMIC jeunes

"Esclavagiste", pour l'ancienne Présidente du Laurence Parisot, "indécent", pour le Secrétaire Général de FO, Jean Claude Mailly, de "l'esclavage temporaire", pour Jean Luc Mélenchon, Coprésident du parti de Gauche... le SMIC Jeunes déchaîne les passions mais surtout enchaîne les idées reçues. Inventaire des 9 idées reçues les plus répandues sur le SMIC Jeunes. 

 

1. "Le SMIC Jeunes ? Tous les jeunes sont contres"
Le think tank "5 ans pour des idées" défend cette réforme depuis sa création le 18 juin 2012. Alors même que les jeunes sont très présents au sein du think tank puisque la plupart des membres ont entre 20 et 30 ans. De plus, aucun sondage fiable n'a été réalisé pour confirmer cette idée reçue. Peut-être qu'une étude sur des jeunes de 18 à 25 ans ne trouvant pas d'emploi et postulant à des emplois payés au SMIC se révélerait instructive... 

 

2. "Tous les jeunes vont être payés moins que le SMIC avec cette réforme"
Faux. Le SMIC Jeunes ne concernerait que les individus de 18 à 25 ans, sans baccalauréat ou brevet professionnel et sans expérience (ou inférieure à 6 mois). Cela signifie que le SMIC jeune ne concerne que les jeunes qui postulent à des offres au SMIC. 

 

3. "Moduler le SMIC, c'est faire un cadeau aux entreprises"
Certainement pas en temps de crise. Les marges de manœuvre pour décrocher un emploi sont aujourd'hui très réduites. Une modulation du SMIC peut être utilisée comme une bouée en temps de crise pour favoriser l'embauche. En situation de croissance économique, un SMIC jeune n'aurait pas vocation à être maintenu. 

 

4. "Le jeune n'a rien à gagner avec l'instauration d'un SMIC jeunes"
Evidemment faux. D'abord, le jeune y gagne un emploi ce qui en période de crise est déjà un objectif majeur. Ensuite, l'utilisation de ce SMIC jeunes serait limitée à des entreprises qui accepteraient de contracter des engagements d'un minimum de 2 ans, temps plein, avec les jeunes embauchés. Enfin, la période d'essai est d'un mois sans possibilité de reconduction (et non pas 3 mois avec possibilité de reconduction). Le jeune est donc doublement gagnant. 

 

5. "On ne va pas faire des SMIC différenciés. Il faut rester au SMIC unique"
En France, le SMIC unique n'existe pas. Il existe déjà des modulations du SMIC. Pour les mineurs de 16 à 17 ans qui ont moins de 6 mois d'expérience dans un secteur d'activité, la rémunération est de 20% inférieure au SMIC et de 10 % pour les mineurs de plus de 17 ans. Pour les jeunes en contrat d'apprentissage, la rémunération s'étend de 25 à 78% du SMIC. Les jeunes en stage qui perçoivent une indemnité minimum de 436,05 euros par mois, prochainement revalorisée à 523,26 euros par mois. Les contrats d'apprentissage ou encore les stages sont autant de modulations du SMIC. 

 

6. "Avec le SMIC jeune, le jeune serait moins rémunéré qu'aujourd'hui"
Le SMIC jeune en rémunérant le jeune 80 % du SMIC la première année puis 90 % la seconde, serait la modulation la plus favorable que le jeune puisse connaitre. En d'autre terme, un jeune au SMIC jeune serait plus payé que s'il était en contrat d'apprentissage, de professionnalisation ou en stage. 

 

7. "Plus le SMIC est élevé, plus il protège les plus faibles"
Faux. Selon un rapport de l'OCDE publié en 20111, un SMIC élevé par rapport au salaire médian exclut du marché du travail les plus faibles, dont les jeunes. Les salaires, écrasés, deviennent des SMIC pour une grande partie des salariés, et les jeunes peu expérimentés au niveau du SMIC sont en concurrence avec des adultes expérimentés. 

 

8. "Pour lutter contre le chômage des jeunes, il faut uniquement des réformes de long terme"
Pas seulement ! Des réformes structurelles relatives à l'éducation et l'enseignement supérieur sont évidemment nécessaires afin d'agir sur le long terme. Ces réformes protègeront les générations futures. Mais cela ne doit pas signifier un sacrifice des générations actuelles. 22,92% des jeunes Français sont aujourd'hui au chômage, si on n'agit pas pour les générations actuelles, elles ne seront ni X, ni Y : elles seront perdus. 

 

9. "C'est une mesure idéologique"
Faux. Cet outil ne serait mis à la disposition des entreprises que pour une durée de 4 ans. Un suivi serait réalisé avec les partenaires sociaux. Si le taux de chômage des jeunes en France n'a pas baissé le SMIC Jeunes serait abandonné. Si le taux de chômage des jeunes avait baissé, alors il serait maintenu et amélioré avec l'aide des partenaires sociaux. 

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