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Conseils, science, sante et bien-être


7 conseils pour booster la curiosité de votre enfant

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Novembre 2014, 13:41pm

Catégories : #ENFANT, #DEVELOPPEMENT, #CERVEAU, #FAMILLE

7 conseils pour booster la curiosité de votre enfant

Autrefois perçue comme un vice, la curiosité est désormais prônée comme une qualité. Une récente étude américaine démontre son importance dans l'apprentissage et l’épanouissement de l’enfant. Mais comment faire pour l’éveiller ? Nos sept conseils...plutôt étonnants.  

 

Depuis la seconde moitié du XXe siècle et l’instauration de la pédagogie active à l’école, la curiosité a changé de statut. Longtemps plus proche des sept péchés capitaux que de la vertu, le terme avait une connotation péjorative. La curiosité est souvent « mal placée » ou encore « un vilain défaut ». Au XVIe siècle, Montaigne prônait quant à lui l’incuriosité comme sagesse, dans Les Essais (1595) : « Que c’est un doux et mol chevet, et sain, que l’ignorance et l’incuriosité, à reposer une tête bien faite ! ». Mais la valorisait lorsqu’elle était « enquêteuse et non résolutive » (1).

En réalité, depuis que l’on étudie ses mécanismes, la curiosité relève de deux grands archétypes selon Stéphane Jacob (2), psychologue spécialisé dans les difficultés d’apprentissage chez l’enfant. Loin d’être vicieux, le curieux est celui qui calme son angoisse face à l’inconnu en s’informant. « On suppose dans ce cas que c’est le sentiment inconfortable d’être pris au dépourvu qui motive à en savoir plus afin de se rassurer. » En somme, ces connaissances acquises posent un cadre et des repères. Comme si l’on voulait contrôler et maîtriser au maximum pour ne pas être déstabilisé.

La seconde forme de curiosité relève de la récompense, de l’envie d’en savoir plus que ce que l’on ne sait déjà. « On possède déjà beaucoup d’infos sur le sujet et on entrevoit la possibilité d’accéder à d’autres qui ont échappé jusque-là. Cette perspective de pouvoir compléter les infos manquantes déclenche aussi une forte motivation à savoir », ajoute le psychologue. 

 

Acquis, inné ou un peu des deux ? 

Sommes-nous toutes et tous égaux face au désir d’en savoir plus ? Pas sûr. Certains se satisfont bien de ce qu’ils connaissent déjà alors que d’autres sont toujours enclins à creuser plus loin. Y aurait-il un terrain favorable à la naissance ? En réalité, la réponse n’est pas aussi catégorique, comme l’indique Stéphane Jacob : « Il y a vraisemblablement une part de génétique. Dès le plus jeune âge, certains bébés sont plus ouverts aux stimulations intenses que d’autres qui auront davantage besoin de leurs repères familiers. » 

Mais si certains partent avec le bagage nécessaire dès la naissance, le psychologue reconnaît qu’être curieux n’est pas la règle. Ce n’est pas une voie dite « normale » qu’emprunte chaque enfant pendant son développement. « On devient curieux en se confrontant à son environnement. Les expériences forgent chez l’enfant la conviction qu’il peut essayer des choses par lui-même. Cette appétence est liée à la confiance en soi et à l’autonomie », précise Stéphane Jacob. Une indépendance primordiale pour faire sa propre expérience, qui dépend bien sûr du cadre éducatif. Si l’enfant est surprotégé par des parents qui l’empêchent d’explorer par lui-même, il développera moins cette facette de a personnalité. À l’école, on retrouve ce principe dans la « pédagogie active », appliquée par la méthode Montessori. Le matériel en classe est à hauteur d’enfant pour optimiser son accessibilité. Il va où bon lui semble et dirige son apprentissage vers ce qu’il veut et peut faire. Le tout s’applique très jeune, dès la crèche. La pédagogie Pikler-Loczy favorise l’autonomie : « L’environnement est sécurisé et aménagé pour que l’enfant rencontre différentes opportunités adaptées à son âge et explore librement », détaille le psychologue.

Une dose d’acquis, une autre d’inné, mais surtout beaucoup d’éveil extérieur, qui apparaît indispensable. Pendant la petite enfance, on le sait, les bienfaits de la curiosité sont de taille. « L’important c’est de stimuler la curiosité dès les premiers mois et de poursuivre ensuite », assure Geneviève Djenati, psychologue clinicienne et psychothérapeute du couple et des familles (3). Un enfant curieux apprend mieux et mémorise mieux. De son côté, Stéphane Jacob le confirme : « La curiosité est un phénomène qui associe motivation et plaisir. Le comportement " exploratoire " de l’enfant n’en est que renforcé. » En pratique et dès la maternelle, les bambins curieux vont s’intéresser à tout, se poser plus de questions, et donc chercher les réponses. Alors plus une seconde à perdre pour aiguiser leur potentiel. 

Sept clefs pour stimuler la curiosité de son enfant

 

Répondre à ses questions 

À toutes les interrogations ! Même à la classico-classique « Pourquoi on appelle une fourchette " fourchette "» ». S’il est souvent plus facile de rétorquer un « Je ne sais pas » rapide à sa dixième question sur le trajet maison-école, une réponse lui permet d’avancer. Attention cependant à ne pas aller plus loin que la question. « Il faut laisser en suspens la précision que l’adulte a en tête. Cela stimule la curiosité car l’enfant continue de poser des questions tant qu’il n’a pas toutes les réponses. Quand ça reste énigmatique, il continue d’être intéressé », détaille Geneviève Djenati. 

 

Le laisser faire sa propre expérience

Déjà bébé, l’enfant a une soif d’apprentissage qui passe par ce que la psychologue appelle « l’investigation du corps », primordiale selon elle. C’est ce qu’il fait quand il attrape son pied et le porte à sa bouche par exemple. Quoi de plus attrayant que de voir que quelque chose dépasse au bout de sa jambe ? Quand il grandit, même scénario. S’il est tentant pour une mère de surprotéger son bout de chou, il faut le laisser s’aventurer, quitte à ce qu’il se trompe et que les parents le laissent se demander pourquoi. Il mange de la terre entre deux descentes de toboggan ? Rien de grave, il se rendra vite compte qu’il a connu meilleur goûter. 

 

Bannir le langage "bébé"

Si rien n'attendrit plus que de l'entendre tenter de prononcer « hélicoptère »,  inutile de calquer le modèle, au contraire. Le but est même d'introduire des mots et des phrases qu'ils ne comprendront pas ! « Les enfants qui ne comprennent pas tous les mots vont chercher à en saisir le sens et donc devenir curieux. En plus, les mots compliqués sont ceux « des grands », ils leur donnent envie de grandir », indique la psychologue Geneviève Djenati. 

 

Être des parents curieux

Daniel Pennac, ancien enseignant et écrivain, l’a affirmé : « On ne force pas une curiosité, on l’éveille. » Les parents sont des modèles, il est donc impératif d'être soi-même curieux. Visite de musées, musique, escapade en forêt… en rentrant dans le jeu de la découverte comme si le parent apprenait aussi pour la première fois qu'il y a des escargots dans le jardin, il maintient l'enfant en éveil. 

 

Fermer la porte de la chambre des parents

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la raison est pourtant toute simple : « Les enfants comprennent qu'il y a une zone réservée aux parents à laquelle ils n'ont pas accès. Ça stimule leur curiosité, « qu'est-ce qu'il y a là-dedans, qu'est-ce qu'il s'y passe ? », précise la psychologue. Qui n'a jamais fouillé pendant son enfance dans une table de nuit ou dans un tiroir fermé à double tour ? Rien de plus excitant ! « C'est très bon signe de fouiller, insiste Geneviève Djenati. Les greniers, par exemple, sont une mine d'or, il faut laisser les enfants aller y fouiner. On peut bien-sûr poser un interdit mais quand il est dépassé, il ne faut pas en faire tout un drame. » 

 

Faire chauffer ses neurones en regardant un album photo

Inutile de redoubler d‘efforts pour exciter son cerveau d’Einstein. Prenez un quart d’heure avec lui sur le canapé et regardez un album photo. Le but ? Qu’il découvre que sur certaines vieilles images nous n’étions pas habillés de la même façon, qu’un endroit qu’il connaît a changé depuis ou qu’il reconnaisse des membres de la famille quand ils étaient plus jeunes. Malin ! 

 

Ne pas négliger le jeu

Le jeu a une double action : il occupe et éveille. « Quand ils sont tout petits, le jeu du « coucou » est très important. Le fait qu’ils se cachent les yeux avec leurs mains et qu’ils se demandent ce qui va apparaître éveille beaucoup leur intérêt », affirme Geneviève Djenati. En grandissant, tout est bon pour le stimuler. On privilégie les jeux type colin-maillard, qui développe en même temps le toucher et l’ouïe et surtout la sempiternelle course au trésor. Recherche, attention, découverte, c’est le must pour aiguiser ce trait de caractère. 

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