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Vous êtes invisible au bureau ? Sortez de l’ombre !

Publié par MaRichesse.Com sur 24 Octobre 2014, 06:10am

Catégories : #TRAVAIL, #EMPLOI, #ENTREPRISE, #DEVELOPPEMENT, #NEWS

Vous êtes invisible au bureau ? Sortez de l’ombre !

Vous exercez une fonction un peu obscure, votre mission est mal comprise par la plupart de vos collègues ? Voici comment exister, malgré ce handicap. Et vous faire repérer dans votre entreprise, ou même au-dehors.

 

L’impression d’être invisible, je l’ai souvent eue. Les contrats déjà signés qu’on vous fait passer juste pour relecture, les commerciaux qui vous ignorent», raconte Olivia, juriste d’entreprise dans une compagnie d’assurances. Pour exprimer son désarroi, elle a fini par créer un blog : juriste-in-the-city.fr. Avec l’espoir aussi d’attirer l’attention d’un éventuel employeur sur sa double compétence, le droit et Internet. En attendant, elle s’est prise au jeu et a élargi son blog à des thèmes plus variés. Et, surtout, elle a reçu beaucoup de courriers de confrères en mal de reconnaissance.

Rien de surprenant pour Cécile Mellac, fondatrice du cabinet Winentretien et auteure de Comment parler de soi pour convaincre (Eyrolles) : «En entreprise, seuls ceux qui sont en contact avec le client sont visibles.» Un commercial, on sait quel est son rôle et ce qu’il rapporte. Sa fonction l’amène à être exposé et à tisser des liens avec les autres services. «Si vous êtes dans la comptabilité, les RH, l’informatique et, plus généralement, les fonctions dites “support”, vous aurez plus de mal à faire comprendre votre mission et à la mettre en valeur», reconnaît Louis Grümmer, associé d’ABC For Value (accompagnement professionnel). 

Se sentir reconnu. Cette difficulté touche également ceux dont la fonction est difficile à matérialiser : chef de projet, coordinateur, coach interne, secrétaire exécutive… Or invisible ne veut pas dire inutile. «Quelques-uns font même gagner beaucoup d’argent à l’entreprise», confirme Sandrine Meyfret, sociologue et directrice associée chez Alomey Conseil (développement des compétences managériales), auteure de Gagnez en impact (Eyrolles). Comme certains ingénieurs spécialisés en R&D ou experts financiers qui traquent les gaspillages. 

 

 

La première question à vous poser est : pourquoi ai-je intérêt à me rendre plus visible ? Si la discrétion vous convient, voire sert votre mission, inutile d’aller plus loin. Mais, si vous ressentez un manque, il est urgent de mettre au point un plan d’action. Pour quatre raisons. D’abord, pour vous sentir reconnu : avoir le sentiment de ne pas exister mène au découragement. Ensuite, pour pousser les autres à vous suivre : augmenter votre visibilité accroît votre crédibilité. Si on ne vous connaît pas, vous ne serez pas écouté. Troisième raison : se mettre en avant est indispensable pour évoluer. Si vous avez de l’ambition mais que vous êtes le seul à le savoir, personne ne viendra vous chercher. Enfin, faire votre autopromo est un moyen de redonner du sens à votre job. «Et donc de vous sentir plus impliqué», conclut Louis Grümmer.

Vous craignez de paraître arrogant ? Respirez un grand coup : il n’y a rien d’indécent à vouloir se mettre en avant. Il faut vous en convaincre car moins votre fonction vous prédispose à la lumière, plus il vous faudra redoubler d’efforts. Commencez par réfléchir au bénéfice que vous apportez. Quand une mission est complexe ou abstraite, il faut pouvoir l’expliquer de manière imagée. «Sans prendre l’autre pour un idiot, mais avec des mots simples», suggère Corinne Moret, fondatrice du cabinet Coaching et Commu­nication. 

 

Clarifier les choses. La clé ? Se mettre dans un état d’esprit que Cécile Mellac appelle la «pitch attitude» : «Cherchez une formule accrocheuse, des chiffres, un élément pour aiguiser l’intérêt et faire comprendre immédiatement quelle est votre valeur ajoutée.» A l’image de ce directeur des services généraux d’une grande école de commerce qui peinait à définir la sienne… jusqu’à ce qu’il finisse par dire qu’il avait organisé 3 000 événements en un an ! Nathalie Olivier, consultante en RH, a mis au point un «tableau des bénéfices», qu’elle affiche systématiquement lors de ses interventions dans les PME qu’elle accompagne : «Il présente qui je suis, ce que je vais faire et ce que je vais apporter aux collaborateurs, aux managers et à l’entreprise. Ainsi, les choses sont claires.»

Il vous reste maintenant à passer à l’action. «Les invisibles manquent souvent d’initiatives et vont peu vers les autres», constate Sandrine Meyfret. Adoptez la posture inverse. Saisissez toutes les occasions de rencontre (réunions, séminaires, projets transversaux…). Parlez de vous, de ce que vous faites. Fixez-vous des objectifs : tous les mois, j’essaie de communiquer avec une équipe différente… Utilisez les outils de communication interne : journal, lettre mensuelle, page Facebook… «Ce peut être l’occasion de montrer une autre facette de votre personnalité : un comptable dont on apprend qu’il joue de la guitare électrique ne sera plus vu de la même façon», observe Nathalie Olivier. 

Pour gagner en confiance, notamment en réunion, apprenez aussi quelques techniques de communication. Car plus votre sujet est complexe et
austère, plus votre présentation doit être animée. Déve­lop­pez votre charisme, vous capterez davantage l’attention et accroîtrez votre influence. «C’est à la portée de tous, mê­me des plus discrets», affirme Sandrine Meyfret. Cela passe par un travail de fond (accepter que l’autre puisse réagir
différemment, travailler sa posture) et par quelques astuces : rythmer sa présenta­tion par des questions, ne pas parler trop vite…

Evoluer. Si votre N + 1 sait ce que vous faites, il est souvent plus compliqué d’attirer l’attention du N + 2. Sollicitez des formations, des coachings. «Le salarié qui évolue est celui qui demande», souligne Nathalie Olivier. Veillez à ce que votre nom apparaisse sur les documents ou les projets auxquels vous avez participé. Enfin, développez une vision d’ensemble de l’entreprise, surtout si vous visez un poste plus important. Comme l’a fait Antoine Vigneron, alors DSI du conseil général des Hauts-de-Seine, pour devenir DG adjoint. Passer de l’ombre à la lumière implique, selon lui, «de se considérer non plus comme un technicien, mais comme un artisan de la stratégie de l’entreprise. Et de savoir communiquer cette vision aux équipes».

Karine Hendriks Source

 

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