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"P*****, on est morts!": les derniers mots du pilote du vol Rio-Paris

Publié par MaRichesse.Com sur 16 Octobre 2014, 03:29am

Catégories : #VOYAGE, #NEWS

"P*****, on est morts!": les derniers mots du pilote du vol Rio-Paris

Plus de quatre ans après la catastrophe aérienne du vol Air France 447 Rio-Paris, les derniers mots échangés par les pilotes ont été révélés. On apprend que le commandant de bord, Marc Dubois, 58 ans, a passé une nuit blanche la veille du départ. Il est allé se reposer et a laissé l'inexpérimenté copilote de 32 ans aux commandes.

Le crash de l'Airbus A330 en partance de Rio à destination de Paris le 31 mai 2009 a délivré ses derniers secrets. Quelques éléments jusqu'ici inconnus ont été publiés par le magazine Vanity Fair du mois d'octobre, dont la dernière conversation des pilotes confrontés à une mort inévitable, emportant avec elle 228 personnes. Et les derniers détails mis au jour soulèvent plusieurs questions sur la sécurité des passagers de vols commerciaux et sur la méthode de travail des pilotes de la compagnie française.

Avec une chanteuse d'opéra
Selon les extraits de conversations entre les copilotes Pierre-Cédric Bonin, 32 ans, David Robert, 37 ans, et le commandant de bord Marc Dubois, 58 ans, deux d'entre eux se reposaient au moment où l'avion est entré dans tempête tropicale. "Si le commandant était resté en position lors de la traversée de la zone de convergence intertropicale - ce qui aurait retardé sa sieste de 15 minutes -, grâce à son expérience, peut-être que l'histoire aurait fini de façon différente", a conclu l'enquêteur en chef, Alain Bouillard.

Marc Dubois aurait à peine dormi la veille du vol, passée avec sa compagne, une chanteuse d'opéra également présente sur le vol fatal. "J'ai à peine dormi la nuit dernière. Une heure, ce n'est pas assez", a-t-il déclaré à l'un des copilotes avant de prendre congé de lui.

D'après les derniers rapports, et le système de tournante, David Robert avait pris également un temps de repos. "Selon moi, ce n'est pas la fatigue qui a poussé (Dubois) à aller se coucher. Son comportement a plutôt résulté d'une habitude dans la culture des pilotes Air France", nuance Bouillard. "Le fait qu'il ait quitté son poste n'est pas contraire aux règles. Même si c'est surprenant. Si vous êtes à la tête d'une équipe, vous ne partez pas en vacances en même temps qu'un événement important".

Erreur de manipulation
Lorsque l'alarme de décrochage retentit, Pierre-Cédric Bonin est seul aux commandes. Si une défaillance technique des sondes de mesure de vitesse, dont le givrage a biaisé l'évaluation du pilote inexpérimenté, ce dernier, en ne mesurant pas le "décrochage", a commis une mauvaise manoeuvre, rendant l'avion incontrôlable. Il a pris de l'altitude, perdant de la sorte de la vitesse, provoquant le décrochage de l'avion. Au lieu de pousser sur le manche de pilotage pour abaisser le nez de l'avion et sortir du décrochage, les deux copilotes ont continué à cabrer.

Face à l'urgence, Dubois est revenu dans le cockpit 1 minute et 38 secondes après les premières alertes. La panique s'était déjà installée. "P*****, nous allons nous crasher! Ce n'est pas possible! Que s'est-il passé?", a hurlé David Robert. Robert et Bonin ont à nouveau crié: "P*****, nous sommes morts!" juste avant de s'abîmer dans l'Atlantique. Il a fallu près de deux ans de recherche pour retrouver l'épave, tous les corps et les boîtes noires à une profondeur de 3.900 mètres.

Procédures mal adaptées
Air France a toujours défendu la compétence de ses pilotes, mais a depuis amélioré les sessions d'entraînement, notamment le pilotage manuel lors d'une phase de décrochage. Le contre-rapport rendu par les enquêteurs chargeait presque exclusivement les pilotes. Même si les juges d'instruction ont estimé que le constructeur et l'opérateur doivent répondre de leurs responsabilités. Les sondes défectueuses n'ont pas été remplacées avant le crash et le premier rapport d'expertise pointaint les systèmes déroutants de l'A330 en cas de panne, et le fait que les procédures à suivre par les pilotes en situation d'urgence étaient mal adaptées.

Si les pilotes ont leur part de responsabilité, Airbus, le constructeur de l'avion, et la compagnie ont été mis en examen pour homicide involontaire. 

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