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Conseils, science, sante et bien-être


Le pouvoir monte à la tête, pour vrai!

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Octobre 2014, 05:57am

Catégories : #DEVELOPPEMENT, #RELATIONS, #SANTE-BIEN-ETRE

Le pouvoir monte à la tête, pour vrai!

Les études sur l’aspect corrupteur du pouvoir ne datent pas d’hier. Dans les années 1970, l’expérience de Stanford, un classique en psychologie, avait démontré qu’une mise en scène réunissant des gens jouant le rôle de prisonniers ou de gardiens de prison pouvait rapidement transformer de simples étudiants en tortionnaires.

Une recherche plus récente confirme encore que même les personnes honnêtes choisissent éventuellement de se récompenser au détriment des autres quand elles ont goûté au pouvoir.

Dans l’étude, les sujets ont participé au «jeu du dictateur». Le «chef» était totalement en contrôle et pouvait choisir de diviser à sa guise l’argent qu’il recevait. Il savait que plus la part était significative, moins il en resterait pour les autres.

Les sujets qui avaient obtenu des scores d’honnêteté plus faibles à un examen fait plus tôt manifestaient davantage de comportements corrompus au début du jeu. Mais avec le temps, même ceux ayant obtenu des scores d’honnêteté élevés étaient plus enclins à s’avantager en causant préjudice au bien commun.

«Les résultats étaient clairs. Le pouvoir corrompt. Quand on leur donnait plus d’adeptes et plus de choix, les leaders étaient davantage portés à prendre une décision antisociale. […] Plus ils avaient d’adeptes, plus ils devenaient corrompus», affirme John Antonakis de l’Université de Lausanne, en Suisse.

«Les individus puissants sont capables d’imposer leurs décisions et leurs préférences aux individus plus faibles», ajoute le professeur.

Les tests de salive montraient aussi que des niveaux plus importants de testostérone, l’hormone sexuelle mâle, étaient associés à davantage de décisions antisociales.

Le sentiment de pouvoir a sur le cerveau un effet semblable à la cocaïne, selon une autre étude. Il augmente les niveaux de testostérone et son sous-produit, le 3-androstanédiol, chez les hommes et les femmes, note le Dr Ian Robertson, professeur de psychologie à l’Université de Dublin.

En réaction, les niveaux de dopamine, une hormone du plaisir, croissent, ce qui peut créer une dépendance. Tout comme avec la cocaïne, le scientifique croit que le pouvoir peut provoquer un excès de dopamine. Cet excès entraîne plus d’arrogance, d’impatience, d’égocentrisme et un manque d’empathie.

 

Soumission à l’autorité

Si ce n’était pas assez, l’effet du pouvoir est renforcé par une tendance à se soumettre à l’autorité.

L’expérience controversée de Stanford menée en 1971 par le chercheur Philip Zimbardo en est encore une fois un exemple. Si les étudiants universitaires abusaient de leur position quand ils endossaient leur rôle de gardiens de prison, ceux qui prenaient le rôle de détenus en venaient rapidement à se résigner face à la maltraitance qu’ils subissaient.

Une autre étude connue mondialement est celle de Stanley Milgram, conduite au début des années 1960 à l’Université Yale. Des sujets devaient transmettre des chocs électriques à une personne qu’ils venaient de rencontrer chaque fois qu’elle donnait une mauvaise réponse à un test de mémoire. Même si les chocs n’étaient pas réels, l’individu qui les administrait avait l’impression qu’ils l’étaient et entendait les réactions du comédien séparé par une fine cloison.

Si certains devenaient réticents à continuer, la simple présence d’un chercheur (ou de toute personne perçue comme un «expert») derrière eux qui les incitait à poursuivre et les assurait qu’ils ne seraient pas tenus responsables était généralement suffisante pour que de nouveaux faux chocs soient administrés.

Ces études avaient notamment permis de comprendre pourquoi un phénomène comme l’Holocauste avait pu survenir.

Comme Philip Zimbardo l’indique dans le cadre d’une conférence TED, ces recherches montrent également que l’anonymat et l’absence de responsabilisation entraîne les abus. D’où la culture des trolls sur Internet… Quelqu’un se reconnaît? 

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