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Ebola: Les Russes ont trois vaccins russes

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Octobre 2014, 19:27pm

Catégories : #RUSSIE, #EBOLA, #VACCIN

Ebola: Les Russes ont trois vaccins russes

La Russie pourra fournir trois vaccins contre le virus Ebola d'ici à six mois, a assuré samedi la ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, alors que l'épidémie a déjà fait plus de 4.000 morts selon l'Organisation mondiale de la santé.

"Nous avons créé trois vaccins (...) et nous pensons qu'ils seront prêts dans les six prochains mois", a indiqué la ministre russe à la télévision selon l'agence de presse Ria Novosti.

"L'un est déjà prêt pour un essai clinique", a-t-elle ajouté, précisant que l'un des vaccins avait été créé à partir d'une souche inactive du virus.

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola partie de Guinée fin décembre 2013 avait fait 4.033 morts au 8 octobre, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 8.399 personnes ont été infectées dans sept pays.

Alors que la panoplie des médicaments antiviraux expérimentaux s'étoffe, l'OMS a fait état de deux vaccins "prometteurs": l'un développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline) et l'autre développé par l'agence de santé publique du Canada à Winnipeg, dont la licence de commercialisation est détenue par la société américaine NewLink Genetics.

Des essais cliniques du vaccin de la firme GSK ont récemment débuté au Mali, pays africain limitrophe de la Guinée.

L'OMS espère de premiers résultats des essais sur ces deux vaccins en novembre-décembre et le début d'essais de phase 2 (permettant d'évaluer l'efficacité du vaccin) dans les pays touchés dès janvier-février.

Le virus Ebola se manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% et il n'existe pas de vaccin homologué. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés.

La Russie, qui n'a fait état d'aucun cas d'infection sur son territoire, a envoyé fin août une équipe de virologues et un laboratoire mobile pour aider à lutter contre l'épidémie en Guinée. 

 

Des signes d'amélioration pour l'aide espagnole

La première malade d'Ebola contaminée hors d'Afrique a donné des signes d'amélioration samedi à Madrid après un traitement expérimental alors que les Etats s'efforcent d'enrayer une épidémie qui "empire de jour en jour" selon l'ONU.

Teresa Romero, une aide soignante de 44 ans, "va mieux qu'hier (...) Elle est consciente, elle parle de temps en temps quand elle est de bonne humeur", a déclaré une source hospitalière sous le couvert de l'anonymat. Son état "s'améliore mais reste grave", précise cette même source.

Le comité chargé de la gestion de la crise a cenpendant indiqué de son côté qu'aucune "évolution notable" ne pouvait être rapportée, indiquant également que son état de santé restait "stable" mais "grave".

La Madrilène a reçu vendredi soir une dose du médicament expérimental Zmapp. Il n'existe pas de traitement pour la fièvre hémorragique d'Ebola mais le Zmapp, développé par une compagnie californienne, est l'un des médicaments expérimentaux à l'essai pour enrayer l'épidémie.

Première à être contaminée hors d'Afrique, apparemment en soignant un missionnaire mort fin septembre à Madrid, la jeune femme est à ce jour le seul cas d'Ebola confirmé en Espagne.

Seize autres personnes, dont son mari, étaient toujours hospitalisées par précaution dans ce même hôpital madrilène Carlos III, mais aucune ne présente de symptômes, selon un bilan officiel publié vers 14h30 GMT.

L'épidémie, partie de Guinée fin décembre 2013, avait fait 4.033 morts au 8 octobre, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 8.399 personnes ont été infectées dans sept pays.

Aux Nations Unies à New York, le chef de la mission de l'ONU pour la lutte contre Ebola (UNMEER), créée il y a deux semaines, a souligné l'urgence de la crise.

"Le temps joue contre nous. Le virus est plus rapide que nous et la situation empire de jour en jour", a déclaré vendredi Anthony Banbury. "Il est encore temps pour nous battre et gagner la bataille", a-t-il cependant estimé, insistant sur la prévention et la préparation dans les pays qui ne sont pas encore touchés.

En Europe comme sur le continent américain, les Etats annoncent les uns après les autres un renforcement des contrôles pour les voyageurs provenant des pays les plus touchés par l'épidémie: Guinée, Liberia et Sierra Leone.

Aux Etats-Unis, les contrôles ont commencé samedi à l'aéroport J.F. Kennedy de New York et le Canada a même conseillé à ses ressortissants de quitter ces pays "tant que des vols commerciaux sont encore disponibles".

Le Royaume-Uni organisait samedi un exercice de grande ampleur, impliquant des centaines de personnes, y compris des ministres, pour tester sa capacité à faire face à l'apparition de cas d'Ebola sur son territoire.

L'inquiétude a gagné l'Amérique latine où, après d'autres pays, le Pérou et l'Uruguay ont annoncé une plus grande vigilance dans les ports et les aéroports. Le Mexique et le Nicaragua veulent aussi tenter de contrôler davantage les migrants, y compris ceux qui essaient par milliers de gagner les Etats-Unis.

Le monde du sport est également affecté. Le gouvernement marocain a demandé vendredi le report de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN-2015), prévue du 17 janvier au 8 février dans le royaume, en raison de l'épidémie. Mais la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé samedi qu'elle maintenait les dates de la compétition.

Le virus Ebola produit les mêmes effets qu'un "embargo économique" sur les pays touchés par l'épidémie en les isolant du reste du monde et en grippant l'activité, a déploré samedi le ministre sierra-léonais des Finances Kaifala Marah. 

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