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Burkina Faso : l'armée prend les commande du pays

Publié par MaRichesse.Com sur 30 Octobre 2014, 20:48pm

Catégories : #NEWS, #POLITIQUE, #AFRIQUE

Burkina Faso : l'armée prend les commande du pays

Après les violentes manifestations de ce jeudi pour réclamer le départ du président burkinabais Blaise Compaoré, l'armée a annoncé dans la soirée l'instauration d'un couvre-feu, la dissolution de l'Assemblée nationale et la mise en place d'une période de transition de douze mois. Un revers pour le président en place qui avait déclaré un peu plus tôt dissoudre son gouvernement. 

 

21h17 : selon notre envoyée spéciale dans le pays, Maureen Grisot, le couvre feu est en place dans les rues du Burkina Faso. "Quelques pillards sont encore dans la ville", explique-t-elle. "Tout le monde attend désormais une déclaration du président Compaoré", poursuit-elle, sans confirmer pour le moment le départ du chef de l'Etat au Ghana.

 

21h15 : Selon Oeil d'Afrique, le président Blaise Compaoré serait sur le point de quitter le pays après les annonces de l'armée.

 

20h00 : selon le site Burkina 24 et plusieurs journalistes burkinabais, le chef d'Etat-major des armées du Burkina Faso a fait une déclaration dans laquelle il annonce la dissolution de l'Assemblée nationale et du gouvernement, la mise en place d'un organe transitoire pour assurer un retour à la normale. L'armée décrète aussi la mise en place d'un couvre-feu sur tout le territoire de 19h à 6h à compter de ce jeudi.

 

19h50 : l'Union africaine a exprimé "sa profonde préoccupation face à la situation au Burkina Faso et suit de très près son évolution". "Elle appelle toutes les parties concernées à faire preuve de calme et de la plus grande retenue", a-t-elle déclaré dans un communiqué, assurant qu'une "délégation conjointe sera dépêchée en urgence au Burkina Faso".

19h28 : l'Union européenne appelle à son tour à la fin des violences et au dialogue dans le pays.

19h25 : la manifestation parisienne d'opposants au président Compaoré s'est achevée dans le calme ce jeudi. 

Source

La lettre envoyée par François Hollande à Blaise Compaoré le 7 octobre 2014

 

 

"Monsieur le Président, cher Blaise,

Votre courrier du 22 septembre dernier confirme l'engagement du Burkina Faso en faveur du rétablissement de la stabilité au Mali et votre soutien au dialogue mené à Alger. Je tiens à vous en remercier, car je sais à quel point vous avez toujours œuvré en faveur du règlement de la crise malienne.

Les négociations inter-maliennes qui se déroulent à Alger devraient aboutir, nous l'espérons, à un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés. Il importe avant tout que cet accord, respectueux de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays et de sa laïcité, puisse permettre au Mali d'en sortir plus fort, de jouir d'une cohésion nationale renforcée et de voir toutes les régions du pays d'avoir un accès égal au développement et à la sécurité.

Il importe également que cet accord soit solide et durable. La région et la communauté internationale auront là un rôle à jouer, pour appuyer, suivre et contrôler l'application de l'accord à venir. Un dispositif de suivi, où la Cedeao aurait toute sa place, sera utile. Le processus de démobilisation et de réintégration des combattants, dans les conditions qui seront décidées lors des négociations, devra être suivi tout particulièrement.

Dans l'attente d'une issue heureuse des négociations d'Alger, la contribution des voisins du Mali à la Minusma est indispensable, notamment en ce qui concerne la sécurisation des zones où l'armée malienne n'est plus présente depuis les événements de Kidal. L'engagement du contingent burkinabè et sa connaissance du terrain est précieux.

Il est important pour le Mali et pour l'ensemble de la région de consolider ses institutions et d'aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d'un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.

En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma très haute considération.

Bien à toi,

François Hollande"
 

 

Fac-similé de la lettre envoyée par François Hollande à Blaise Compaoré

 

 

 

 

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