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Conseils, science, sante et bien-être


« À entendre certaines femmes, les hommes sont soit casés, soit gays, soit incapables de jouer leur rôle de mecs »

Publié par MaRichesse.Com sur 1 Octobre 2014, 20:18pm

Catégories : #HOMME-FEMME, #RELATIONS, #LIVRES-A-LIRE, #COUPLE

« À entendre certaines femmes, les hommes sont soit casés, soit gays, soit incapables de jouer leur rôle de mecs »

Où sont les mecs ? C’est pour tenter de répondre avec humour à la question que se posent certaines femmes célibataires que Camille Saféris a écrit Rayon hommes. Une occasion unique pour le caustique Jean-Paul Mialet, psychiatre et auteur de Sex Aequo : le quiproquo de sexes, de mettre son savoureux grain de sel.

« Barnabé est vendeur dans un magasin qui expose des hommes. Les filles peuvent choisir le compagnon d’un soir, d’un week-end ou pour la vie. » Voilà en deux lignes le sujet de Rayon hommes, le dernier roman de Camille Saféris (1) inspiré d’une conversation avec ses amies célibataires. « À les entendre, les hommes sont soit casés, soit gays, soit incapables de jouer leur rôle de mecs. Quant à draguer, n’en parlons pas ! » résume-t-il. Amina, Parisienne divorcée de 38 ans, confirme : « À notre âge, c’est tout juste si on peut espérer un regard un peu appuyé. Les rares hommes qui osent encore "brancher" lâchent vite l’affaire, au cas que tu interpréterais la bière qu’ils t’offrent comme une demande en mariage ! »

D’où cette question, entêtante, que se posent beaucoup de femmes sur le mercato de l’amour : Où sont les mecs ? « Ils se font tout petits ! » répond Jean-Paul Mialet psychiatre et auteur de Sex Aequo : le quiproquo des sexes (3). « Les hommes craignent d’être traités de cochons s’ils abordent une inconnue. Cette contradiction plonge les deux sexes dans une sorte de schizophrénie. Si la séduction est une affaire féminine, ce jeu n’est plus présumé exister. Les femmes se montrent "mine de rien" et les hommes les regardent "mine de rien" puisqu’ils sont supposés réagir de la même façon. Bilan des courses, ils ne se rencontrent plus  » constate-t-il.

À qui la faute ? Le spécialiste pointe du doigt le tabou de la différence des sexes. « Oser soutenir qu’une femme n’a pas les mêmes désirs qu’un homme est une obscénité qui relève de l'insulte en « isme » : sexisme, machisme, et presque racisme. L’homme a facilement de la femme une vision consumériste, d’où son goût pour la pornographie et la prostitution ? Et bien, la femme est tout autant capable de réduire l’homme à un instrument de jouissance ! La preuve : les toy boys, les Chippendales ou l’appétit féminin pour la littérature érotique. En somme, ce dont nous, les hommes, ne sommes pas fiers, nos compagnes le revendiquent. Il s’agit de démontrer que l’instrumentalisation d’un sexe par l’autre n’est pas une chasse gardée. Nous voilà rassurés : dans ce domaine au moins, l'égalité est acquise ! » ironise-t-il. 

 

"Elles sont paumées... et nous aussi !"

Contrairement à beaucoup d’hommes découragés ou agacés par cette quête féminine digne de celle du graal, Camille Saféris affirme être attendri. « Aujourd’hui, les femmes veulent un couteau suisse de l’amour, j’entends par là un mec qui soit à la fois un bad boy, un mec sensible et bien sûr un bon amant capable de les coincer contre un mur quand le désir monte ! Mais au final, elles sont malheureuses car complètement paumées sur ce qu’elles cherchent… Et nous aussi ! Mon livre est une manière humoristique de leur répondre : "Ouvrez les yeux, on est là ! On ne s’est pas barrés ! On est juste aussi perdus que vous !" » sourit-il.

 

De plus en plus de femmes pensent qu'il faut tout paramétrer

À l’écouter Rayon hommes serait donc une manière humoristique de montrer le ridicule de la situation tout en pointant du doigt la marchandisation du sentiment amoureux encouragée par les sites de rencontres. « De plus en plus de femmes pensent qu’il faut tout paramétrer pour trouver le bon compagnon. Or qu’est-ce qui arrive quand on paramètre tout ? On s’éloigne de l’amour. Pourquoi ? Parce que l’amour est un voyage qui arrive quand on a d’autres projets en tête » termine l’auteur. Et Jean-Paul Mialet d’enfoncer le clou : « Tant que les deux sexes n’auront pas compris qu’ils sont interdépendants, la guerre continuera. En attendant, on fait croire aux femmes que les hommes les ont compris, pire, qu’ils sont comme elles. Sauf que zut ! Ils restent des hommes et elles sont déçues. Faute de trouver le prince charmant dont Walt Disney les a abreuvées durant leur jeunesse, elles se reportent sur leur progéniture, tentant de faire de leur garçon le mâle idéal et transmettant à leurs filles leurs déceptions sur les hommes ordinaires. Pendant ce temps, les hommes désertent et se distraient. Ils passent d’une femme à l’autre et s’éloignent de leurs responsabilités. » Qu’on adhère ou pas à cette thèse, les statistiques sont formelles : les messieurs se recasent plus vite que les dames. De quoi faire fléchir certains principes pour ne pas rester sur le carreau ? 

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