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Un vernis à ongles, nouvelle arme anti-viol

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Septembre 2014, 02:27am

Catégories : #RELATIONS, #IMPORTANT

Un vernis à ongles, nouvelle arme anti-viol

Après le collant à poils et le soutien-gorge électrifié, un nouveau produit s’ajoute à la liste des gadgets anti-viol. Quatre jeunes Américains sont en train de mettre au point un vernis à ongles capable dedétecter la présence de substances comme le GHB,  la « drogue du violeur », utilisées par de potentiels agresseurs dans un verre. Le concept est simple : il suffit de plonger un doigt dans son breuvage et d’observer. Si le vernis se trouve en contact avec des psychotropes tels le Rohypnol ou le Xanax, il change de couleur. Les quatre chimistes de l’université de Caroline du Nord ont nommé leur prototype « Undercover Colors ». Ils décrivent leur projet comme « la première entreprise de mode qui donne le pouvoir aux femmes pour empêcher les agressions sexuelles ». « Nous voulons faire passer la peur du camp des victimes à celui des agresseurs », assurent-ils sur leur page Facebook.  

Dans une interview accordée au site Higher Education Works, un des membres de l’équipe explique que chacun a connu une femme agressée et que l’idée est partie de là. « Quand nous pensions à d’importants problèmes de société, le sujet des drogues pouvant faciliter une agression a surgi (…). Nous voulions nous concentrer sur des solutions préventives, surtout celles qui pourraient être intégrées dans des produits que les femmes utilisent déjà », explique Ankesh Madan.

Le fléau touche en effet de nombreuses femmes outre-Atlantique. Selon le centre Day One, 25% des femmes agressées déclarent que la drogue était un des facteurs du viol. Les chiffres du département de justice américain indiquent par ailleurs qu'une agression sexuelle a lieu toutes les deux minutes dans le pays.

Les gadgets anti-viol sont devenus un véritable phénomène de « mode », reposant sur un nombre incalculable d’idées plus ou moins farfelues. Du collant à poils, censé repousser l’agresseur au Rape-axe, préservatif féminin développé en Afrique du Sud et équipé de petits crochets destinés à blesser le pénis du violeur, en passant par les sous-vêtements indéchirables et équipés de micro-cadenas. Avec toujours le même constat : c’est la femme qui doit contraindre son propre corps pour espérer sauver sa peau. Si le nouveau vernis à ongles représente une technique moins compliquée que tout cet attirail, il n’en suscite pas moins certaines critiques.

« Ce n’est pas le monde dans lequel je veux vivre » 

 

En commentaire de l’interview d’Ankesh Madan, une internaute s’offusque : « Je suis désolée mais ceci n’est pas une façon de mettre fin aux agressions sexuelles (…). Cela renforce encore plus la mentalité de condamnation systématique de la victime. » Les activistes œuvrant sur le terrain ne sont pas plus convaincus. « Je pense que tout ce qui peut aider à empêcher la violence sexuelle est une très bonne chose. Mais je crois que nous devons réfléchir de façon critique à pourquoi nous plaçons la responsabilité d’empêcher les agressions sexuelles sur les épaules des jeunes femmes », explique Tracey Vitchers, de l’association Students Active For Ending Rape (Étudiants actifs pour que cessent les viols) au site ThinkProgress. Pendant que les vernis sont élaborés, « est-ce qu’on est en train de parler aux jeunes hommes de l’importance du respect des limites de l’autre et de ce que veut dire le consentement ? », demande-t-elle.

Rebecca Nagle, une autre militante, s'agace à l'idée que ce sont les femmes qui doivent systématiquement faire attention à leurs faits et gestes. « Je ne veux pas tester mon p... de verre quand je suis dans un bar. Ce n’est pas le monde dans lequel je veux vivre », assène-t-elle. Sans parler de celles qui préfèrent leurs ongles au naturel.

Cette folie des accessoires est aussi critiquée par la blogueuse du site Glosswatch, citée par le Huffington Post, qui opte pour l'humour noir : « Vous ne quitteriez pas la maison sans un parapluie, alors pourquoi partir sans avoir enfilé vos vêtements anti-viol ? Dites "oui" à votre statut de potentielle victime de viol ! » 

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