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Retour de Nicolas Sarkozy, un cadeau empoisonné pour la gauche

Publié par MaRichesse.Com sur 20 Septembre 2014, 18:02pm

Catégories : #POLITIQUE, #FRANCE, #PEOPLE, #NEWS

Retour de Nicolas Sarkozy, un cadeau empoisonné pour la gauche

Sarkozy, pour la gauche, est l’autre nom de la facilité et de la paresse intellectuelle et politique.

Quand il déclarait sur BFMTV, le 8 mars 2012, «Si je perds la présidentielle, j'arrête la politique»Nicolas Sarkozy mentait. Ceux qui l’ont cru ou ont voulu y croire, à gauche tout particulièrement, en sont donc pour leurs frais.

Leur meilleur ennemi est de retour, et il est bien décidé à reprendre tout ce qu’il a dû abandonner, à regret, avec sa défaite de mai 2012.

Ce retour annoncé, claironné, très minutieusement mis en scène en tout cas, ne devrait pas pour autant réjouir la gauche. Pas plus d’ailleurs celle qui gouverne que celle qui la critique.

La raison n’est pas, pourtant, celle la plus souvent avancée. Ce n’est pas parce que l’ancien président de la République a encore un très long chemin à parcourir avant de pouvoir être le candidat de son camp en 2017 ou parce qu’il est cerné de toutes parts par les juges ou encore parce qu’il provoque de fortes réticences jusque chez certains de ses plus fidèles partisans.

Non, son retour est une mauvaise nouvelle parce c’est aussi le retour de l’antisarkozysme, le retour de l’adversaire idéal, de l’ennemi rêvé, de la gauche. Sarkozy est bien celui qui peut permettre à n’importe qui à gauche de reprendre espoir pour 2017 en oubliant la réalité de la situation économique et politique, en oubliant les difficultés et le chemin (de croix) parcouru depuis 2012.

Un cadeau empoisonné pour la gauche

De quoi, finalement, Sarkozy est-il le nom, pour la gauche, sinon celui d’un cadeau empoisonné?

 

 

 

Il est, bien sûr, celui qu’elle aime détester, voire haïr; celui qui par son attitude, ses propos, sa politique… est le mieux capable d’agacer, d’irriter, d’horripiler tout ce qui peut se dire ou se croire de gauche en France.

Mais Sarkozy, c’est surtout, pour la gauche, l’autre nom de la facilité et de la paresse intellectuelle et politique.

Il est en effet celui qui lui a fait oublier toute interrogation sur elle-même pendant qu’elle était occupée à le dénoncer et à le combattre, quotidiennement, sur les terrains que lui-même avait choisis. Certes, l’ancien président de la République a bel et bien été battu en 2012 mais il n’a finalement consenti à ses vainqueurs qu’une victoire à la Pyrrhus. La gauche française pensait s’être unie et renforcée dans la lutte contre son ennemi proclamé et détesté alors qu’elle s’est révélée plus faible et plus divisée que jamais une fois installée au pouvoir.

Meilleur ennemi et plus grand danger en même temps: à la fois celui que l’on peut si aisément désigner comme repoussoir absolu et celui qui exonère de toute remise en question; celui qui a empêché la gauche de réfléchir en profondeur à l’exercice du pouvoir et qui l’a privée de tout effort pour penser un projet de société mobilisateur et durable.

Tous contre Sarkozy, et après?

Nicolas Sarkozy est la meilleure arme d’autodestruction massive de la gauche. Tous contre Sarkozy, et après?

S’il permet à la gauche de s’unir contre lui –on entend déjà le chœur de la gauche– ce n’est en réalité qu’en façade. S’il la rassemble toute entière contre lui, c’est au prix de l’oubli, par nécessité électorale, des différences et des divisions qui la parcourent jusqu’à ce qu’elles réapparaissent intactes et plus mortifères encore une fois le pouvoir conquis. Cet «effet Sarkozy» sur la gauche, on en voit quotidiennement le fonctionnement depuis 2012.

Les défauts et les fragilités sarkozystes sont bel et bien le reflet des inconséquences et des impensés de la gauche.

Le meilleur exemple, s’il n’en fallait qu’un, c’est l’accusation de «sarkolepénisme» qui a couru à gauche pendant son quinquennat, particulièrement vers la fin. Que Nicolas Sarkozy ait tenté par tous les moyens de séduire l’électorat lepéniste qu’il avait si bien su attirer à lui en 2007, c’est incontestable. Que la gauche soit tombée dans le panneau en confondant l’original et la copie pour finalement (très) mal combattre la première en se fixant obstinément sur la seconde, c’est une erreur qui lui coûte cher aujourd’hui encore. Mais que pendant ce temps, toute réflexion, toute idée, toute suggestion allant dans l’autre sens ait été négligée voire écartée, sans ménagement, par ses chefs et ses militants, c’est une faute impardonnable. Une faute que beaucoup d’entre eux sont prêts à reproduire, sans ciller.

Le retour de Sarkozy n’annonce donc rien de bon pour une gauche qui non seulement ne sait plus qui elle est, c’est-à-dire comment se définir par elle-même, sans regarder en face, mais surtout, désormais, dont le crédit chez les Français est totalement épuisé.

Nicolas Sarkozy le sait, il va en jouer à plein. L’y aider, à gauche, une fois de plus, serait se condamner à une mort certaine. 

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