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Conseils, science, sante et bien-être


Quand on a bu, la fin justifie davantage les moyens

Publié par MaRichesse.Com sur 13 Septembre 2014, 03:15am

Catégories : #ALCOOL, #RELATIONS, #DEVELOPPEMENT

Quand on a bu, la fin justifie davantage les moyens

Selon une étude réalisée par des chercheurs grenoblois et acceptée vendredi par la revue scientifique Cognition, une personne alcoolisée a plus tendance à adopter un raisonnement «utilitariste» et à juger acceptable de sacrifier une personne pour en sauver d'autres.

L'expérience a été menée dans deux bars de Grenoble auprès de 103 hommes et femmes, qui ont été soumis à un test d'alcoolémie tout en se voyant présenter un dilemme moral classique, dit «du tramway fou». Ce dilemme consiste à imaginer un tramway en roue libre dévalant une pente en direction de cinq ouvriers en train de travailler sur la voie. En actionnant un aiguillage, il est possible de dévier ce tramway vers une autre voie où il n'écrasera qu'une seule personne.

 

L'alcool pas mieux que la testostérone

L'approche «utilitariste», consistant à actionner l'aiguillage, est en général adoptée par la grande majorité des répondants. Une variante de ce dilemme est la possibilité de stopper la course du tramway en poussant un homme corpulent depuis un pont surplombant la voie, permettant là encore de sauver cinq vies. Dans ce cas de figure, les répondants choisissent en général l'approche dite «déontologique», consistant à juger immoral d'utiliser un être humain simplement comme un moyen.

Dans l'étude menée à Grenoble, plus les participants étaient alcoolisés et plus ils adoptaient l'approche « utilitariste » en choisissant de pousser l'homme corpulent du pont dans la variante du dilemme. «L'alcool affecte les compétences sociales impliquées dans la réponse aux dilemmes sociaux», résume Laurent Bègue, coauteur de l'étude et professeur de psychologie sociale à l'Université Pierre-Mendès-France de Grenoble. «Sous l'effet de l'alcool, le sacrifice d'une victime innocente semble moins inacceptable quand un but désirable est envisagé. La personne ivre estime davantage que la fin justifie les moyens», souligne-t-il.

Une étude précédente avait déjà montré que des personnes à qui on injecte de la testostérone adoptent plus fréquemment une approche utilitariste. Or «le raisonnement utilitariste strict conduit à une désintégration sociale. Si chacun imagine qu'il peut être supprimé pour le bien être du plus grand nombre, c'est la fin du lien social», souligne Laurent Bègue. L'étude, menée en collaboration avec l'université américaine de Yale, va être publiée dans la revue scientifique internationale Cognition

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