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Les jeunes immigrés s'insèrent moins bien sur le marché du travail

Publié par MaRichesse.Com sur 23 Septembre 2014, 04:33am

Catégories : #TRAVAIL, #RELATIONS, #EMPLOI, #ENTREPRISE

Les jeunes immigrés s'insèrent moins bien sur le marché du travail

Dans son célèbre sketch «le blouson noir», Coluche rapporte les propos que Dieu aurait tenus en arrivant sur Terre. «Il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux, il y aura des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile!», aurait-il ainsi dit. Avant d'ajouter, réaliste: «Y en aura même qui seront noirs, petits et moches, et pour eux ça sera très dur!». L'humoriste, qui n'avait pas son pareil pour pointer les déviances de la société française, ne croyait pas si bien dire. On s'en rend compte d'autant plus compte aujourd'hui avec une étude du ministère du Travail sur la première insertion sur le marché du travail des jeunes immigrés et jeunes descendants d'immigrés en France. La conclusion? Pour eux, c'est effectivement très dur.

Selon l'enquête Trajectoires et Origines (TeO) menée en 2008 -les charmes de la statistique publique nous renvoient six ans en arrière… mais il y a peu de chances que les résultats aient évolué positivement depuis-, les jeunes âgés de 18 à 29 ans immigrés ou descendants d'immigrés (ils représentant 23 % de cette tranche d'âge, soit 2,1 millions de personnes) rencontrent à la fin de leurs études plus de difficultés d'insertion professionnelle que les autres. «Après être sortis de l'école, ils sont en effet moins souvent en emploi durable et connaissent plus souvent des alternances en situation d'emploi, de chômage et d'inactivité que les jeunes non issus de l'immigration», pointe la rue de Grenelle dans son étude. 

 

Ainsi, les personnes non issues de l'immigration ont passé depuis la fin de leurs études (il y avait 4,6 ans pour eux en 2008) près de 77 % de leur temps en emploi de façon continue pendant au moins un an, contre 68 % des descendants d'immigrés (la fin de leurs études remontaient alors à 4,3 années) et 68 % des jeunes immigrés (6,5 ans en moyenne après la fin de leurs études).

Une situation en grande partie due à leur niveau d'études, globalement moins élevé que les autres: plus de la moitié des jeunes immigrés ont ainsi au plus un CAP-BEP, contre 47 % pour les jeunes descendants d'immigrés et 41 % pour les jeunes non issus de l'immigration. A l'inverse, une part relativement élevée sont très diplômés: 18 % ont un niveau supérieur à bac + 3, contre 17 % des jeunes non issus de l'immigration et 16 % des jeunes descendants.

Le lieu de résidence joue aussi beaucoup. Ainsi, habiter en ZUS (zone urbaine sensible) -20 % des jeunes immigrés ou jeunes descendants y résident, contre 4 % des jeunes non issus de l'immigration- est un facteur aggravant de mauvaise insertion. «Globalement, les jeunes de 18 à 29 ans résidant en ZUS ont passé en moyenne 58 % du temps écoulé depuis la fin de leurs études initiales en emploi durable, contre 73 % pour les jeunes résidant hors ZUS», note le ministère du Travail. Toutefois, à caractéristiques égales, le fait de résider en ZUS a un effet sur l'insertion mais moins que le niveau de diplôme ou l'ancienneté de sortie du système scolaire.

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