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Jack Ma, l'homme le plus riche de chine: le conte d'un rêve chinois

Publié par MaRichesse.Com sur 8 Septembre 2014, 17:10pm

Catégories : #BIOGRAPHIE-DES-RICHES, #RICHESSE, #DEVELOPPEMENT, #ARGENT

Jack Ma, l'homme le plus riche de chine: le conte d'un rêve chinois

Né en 1964 à Hangzhou dans l’est de la Chine, d’un père professeur d’arts dramatiques et d’une mère ouvrière dans une manufacture horlogère, Jack Ma, dont le nom de famille signifie « cheval », ancien professeur d’anglais payé dix dollars par mois pendant ses premières années d’enseignement au modeste Institut d’ingénierie et d’électronique de sa ville, se souviendra toute sa vie de son cinquantième anniversaire qu’il fêtera au mois de novembre.

LXRV PHOTO DEBUTS ALIBABA APPARTEMENT DU FONDATEUR JACK MAÀ cette date, la start-up internet chinoise Alibaba.com qu’il a co-fondée en 1999 dans son appartement avec une petite vingtaine d’associés, et dont il détient encore 7,3% (8,8% si l’on ajoute les parts de sa fondation SymAsia), aura été introduite à la bourse de New York avec le code financier « BABA », sans doute mi septembre. Une offre publique de vente (IPO) pressentie comme historique par les marchés, qui s’attendent à une levée de fonds de 20 milliards de dollars, supérieure au record de 16 milliards établi par Facebook en 2012.

Au mois de juin, Alibaba Group Holding, qui compte aujourd’hui plus de 24000 employés, estimait le nombre de ses utilisateurs enregistrés à 279 millions, pratiquement un quart de la population chinoise (1,3 milliard, ndlr) ou presque la totalité des habitants des États-Unis (315 millions, ndlr). C’est dire si la marge de manœuvre de l’entreprise est énorme alors qu’elle génère déjà un montant annuel de transactions en ligne de l’ordre de 296 milliards de dollars (225 milliards d’euros) sur ses places de marché. Son dernier chiffre d’affaires trimestriel est encore annoncé en hausse de 46% à 2,56 milliards de dollars. Les revenus du groupe, qui comprend les portails populaires de ventes en ligne, en particulier de produits de luxe occidentaux, T-Mall et Tao Bao, proviennent à 32,8% des réseaux mobiles.

Au terme de la première journée à Wall Street, on estime que la valorisation boursière atteindra les 130 ou 150 milliards de dollars, voire 200 ou 230 milliards. Suffisant pour combler Jack Ma qui a toujours rêvé qu’Alibaba devienne la plus grande compagnie privée chinoise cotée en bourse.

LXRV PHOTO SIEGE ALIBABA HANGZHOU CHINEL’enjeu est à la hauteur de l’ambition planétaire de la société qui compte Yahoo (22%) et Softbank (34%) dans son capital et investit massivement dans d’autres structures internet et de production de contenu audiovisuel chinoises et américaines : rivaliser de puissance avec l’autre leader mondial, le géant Google. Cette année du cheval va-t-elle assurer le succès de l’opération ? Une chose est sûre : à l’image des pays continents comme la Chine et l’Inde, et aujourd’hui les États-Unis, qui servent la croissance d’Alibaba, Jack Ma, sourire gravé sur un visage carré et émacié qui le fait se comparer lui-même au personnage extraterrestre E.T., a toujours vu grand et loin.

« Jack Ma a appris l’anglais en écoutant la radio Voice of America et en servant de guide pendant neuf ans aux touristes étrangers de l’hôtel Hangzhou, repris par le Shangri-la Hotel, jusqu’à l’âge de 21 ans. Devenu prof d’anglais, il semblait destiné à la même vie simple et ordinaire que ses compatriotes aimant boire de la bière et jouer aux cartes » se souvient Helen H. Wang dans son livre « Le rêve chinois » («The Chinese Dream», extraits publiés en quatre épisodes sur le site du magazine Forbes).

C’est lors d’un premier voyage aux États-Unis, en 1995, en tant qu’interprète chargé de récupérer une créance, que Jack Ma découvre l’ordinateur personnel connecté à internet. De retour chez lui, il emprunte l’équivalent de 2000 dollars et crée le premier site web commercial chinois intitulé « China Pages », administré depuis son appartement, qui met des heures à afficher une seule page. Quatre ans plus tard, en février 1999, il emprunte cette fois l’équivalent de 60000 dollars et lance un nouveau site qui veut aider les centaines de millions de petites entreprises de la province du Zhejiang à se développer. Fasciné depuis toujours par le conte des Mille et une nuits, il baptise son portail « Alibaba » avec pour ambition de donner accès aux trésors dissimulés dans la cave magique de l’internet. (…) En mai 2003, quand eBay fait son entrée sur le marché chinois grâce à l’acquisition de EachNet riche de quatre millions d’utilisateurs, Alibaba n’est encore qu’un site modeste de e-commerce. Âgé de 39 ans, Jack Ma propose à ses associés d’affronter la multinationale américaine en créant le site Taobao avec l’aide de Masayoshi Son, fondateur et patron de l’opérateur de télécom japonais Softbank qui injecte 56 millions de dollars. Ce détail a son importance : c’est ce même investisseur qui avait financé Yahoo! au Japon et permis de pousser eBay hors de l’île. Quand on demande aux cadres d’Alibaba s’ils redoutent un éventuel rachat par eBay, ils répondent : « c’est nous qui rachèterons un jour eBay » ! Trois ans plus tard, au terme d’une compétition acharnée, publicitaire et technologique, le site d’enchères finit par jeter l’éponge et Jack Ma, féru d’arts martiaux, hérite du surnom de « Crazy Ma » en hommage aux choix stratégiques audacieux, dingues disent d’aucuns, qui lui ont permis de faire échouer les plans d’eBay en Chine. Le requin américain n’aura pas eu la peau de celui qui se compare aussi à un crocodile dans le fleuve Yangtsé.

LXRV PHOTOS JACK MA PRESIDENT ALIBABA MILLIARDAIRE CHINOISCette vision peu commune du business et des attentes des internautes a marqué les esprits dans son pays. Le patron charismatique de la net économie chinoise est devenu l’incarnation vivante de cet esprit audacieux spécifique à cette génération d’entrepreneurs qui a fait fortune dans le web en dépit des contradictions du régime, tels le fondateur de Tencent Holdings, Ma Huateng, inventeur du réseau social WeChat, ou de celui du moteur de recherche Baidu, Robin Li. Mot d’ordre : « entretenez une relation amoureuse avec le gouvernement, mais ne vous mariez pas avec ». Message parfaitement reçu par ces deux techno milliardaires chinois : hier, ils ont annoncé depuis Shenzhen qu’ils s’associaient avec le patron de Wanda, Wang Jianlin, magnat de l’immobilier régulièrement classé comme étant l’homme le plus riche de Chine, pour lancer un portail concurrent d’Alibaba.

Jack Ma est lui aussi crédité de la première fortune chinoise, avant même le résultat de l’introduction en bourse. Hier, l’agence économique américaine Bloomberg a estimé sa fortune à 21,8 milliards de dollars, évaluation prenant en compte sa participation de 48,5% dans une autre compagnie internet, Zhejiang Ant Small & Micro Financial, qui gère le service de paiements en ligne Alipay.

La gouvernance du père d’Alibaba et les montages financiers qu’il peut imaginer pour mener certaines opérations personnelles sont désormais systématiquement disséqués par la presse économique. Démissionnaire de son poste de directeur général en 2013 pour consacrer plus de temps aux questions écologiques dans son pays qui en a bien besoin, il reste cependant président de la holding.

Depuis le mois de juin, l’entrepreneur régulièrement célébré par la presse anglo-saxonne comme l’une des personnalités les plus influentes de la planète, s’est trouvé une autre occupation : le football. Alibaba Group Holding est devenu actionnaire à hauteur de 50% de l’équipe Guangzhou Evergrande. L’opération d’un montant de 1,2 milliards de yuan (195 millions de dollars) a été conclue en moins de quinze minutes. Vainqueur l’an dernier de la ligue des champions d’Asie, Guangzhou Evergrande est le premier club chinois à réaliser un tel exploit en vingt ans. Signe de ralliement des joueurs et de ses 40000 supporters : « Rester les meilleurs à jamais ».

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