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Economie: Trois idées pour rendre la France plus «positive»

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Septembre 2014, 05:20am

Catégories : #ECONOMIE, #FRANCE, #POLITIQUE, #ENTREPRISE, #JEUNESSE

Economie: Trois idées pour rendre la France plus «positive»

Après Lorie et Jean-Pierre Raffarin, la «positive attitude» est désormais le credo de Jacques Attali. Dans le cadre du Positive Economy Forum, l’ancien conseiller de François Mitterrand a donc présenté ce mercredi matin le classement 2014 des pays de l’OCDE selon leur contribution à l’intérêt des générations futures. Verdict pour la France: une petite 18e place sur 34, loin derrière les pays d’Europe du Nord. Comment sortir de la spirale négative? Voici trois pistes avancées avant la présentation au Havre, du 24 au 26 septembre, d’un plan d’action.

 

Miser sur la jeunesse

A l’image du codage informatique, l’enseignement de l’économie positive va-t-il faire son entrée à l’école? C’est en tout cas le souhait du Positive Economy Forum, qui veut apprendre aux enfants des établissements de maternelle et de primaire ce que signifie l’altruisme économique, la solidarité entre les générations, entre les territoires et entre les différents acteurs.

Les collégiens et lycéens seraient eux aussi mis à contribution dans le cadre de débats. Le Manifeste pour une société positive pourrait d’ailleurs leur être prochainement envoyé; une réflexion en ce sens a été entamée avec le ministère de l’Education, indique à 20 Minutes Cédric Baecher, rapporteur général de l’indice de positivité de l’économie. L’éducation est, plus généralement, un axe à privilégier, a insisté ce mercredi Jacques Attali. Un travail devra notamment être effectué sur la reproduction des inégalités, un critère sur lequel la France est un bonnet d’âne.

Enfin, Cédric Baecher explique que la dette devra faire l’objet d’une surveillance particulière, pour ne pas léguer aux générations futures un fardeau trop important, mais qu’il faudra dans le même temps protéger les investissements en direction des secteurs de l’économie positive, en particulier l’éducation.

 

Changer la nature de l’entreprise

La croissance oui, mais pas seulement. Dans les critères qui définissent la contribution des acteurs économiques à la société, les «positivistes» veulent intégrer d’autres indicateurs plus qualitatifs (équilibre entre vie privée et vie professionnelle, image de l’entreprise auprès des étudiants, niveau de recyclage des déchets et, à l’inverse, publicités irresponsables, accidents du travail, corruption…). Avec cette définition, «on pourrait ainsi redéfinir le statut de l’entreprise et accorder des avantages fiscaux aux entreprises positives», avance Cédric Baecher.

Ce dernier imagine aussi une refonte des conseils d’administration. «Pourquoi ne pas y voir entrer un jour des collectivités locales?» propose-t-il. Autre proposition: augmenter les droits de vote des actionnaires en fonction de la durée de détention de leurs titres. «L’idée de fond, c’est d’introduire le long terme dans le capitalisme», soutient-il.

 

Mieux financer les projets «positifs»

«Les politiques publiques ne suffiront pas. L’économie positive est un travail collectif», répètent Jacques Attali et Cédric Baecher. Autrement dit: les idées devront venir de partout. Ils s’intéressent particulièrement aux «projets qui échappent au radar, à la définition standard des entreprises comme celles de l’économie sociale et solidaire», dit Cédric Baecher. «Il y a une nécessité absolue que ces bonnes initiatives changent d’échelle», appelle-t-il de ses vœux.

Pour ces projets, le Positive Economy Forum imagine une structure baptisée Banque d’expérimentation sociale, chargée de les soutenir financièrement et de les généraliser en cas de succès. A l’échelle continentale, il souhaite cette fois un grand programme d’investissement par l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement. 

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