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5 phrases insupportables sur les pères et l'accouchement

Publié par MaRichesse.Com sur 4 Août 2014, 21:39pm

Catégories : #FAMILLE, #ENFANT, #5-TRUCS-A-SAVOIR

5 phrases insupportables sur les pères et l'accouchement

Pas besoin d'être une femme pour avoir envie de hurler quand certains sortent des âneries sur le rôle du père dans la naissance. En revanche, seules les femmes accouchent vraiment. Il serait bon de s'en souvenir. 

 

Passé un certain âge, qu’on le veuille ou non, difficile d’échapper aux conversations sur l’accouchement (ou aux sites qui en parlent). Chacun y va de son anecdote, de son détail qui tue, et bien souvent de son stéréotype donnant envie de lui casser les genoux.

Retour sur cinq phrases horripilantes.

 

1. «Mon mari a souffert plus que moi pendant l’accouchement»Un grand classique

Ce n’est pas parce que monsieur s’est évanoui 2 fois pendant le travail et a dû passer plus de 3 heures consécutives sans s’alimenter qu’il a souffert plus que celle qui, après 9 mois de douleurs diverses et variées, finit par devoir subir l’inévitable: expulser par l’entrejambe un rôti de plus ou moins 3 kilogrammes et demi.

De nombreuses sages-femmes le précisent durant les réunions de préparation à l’accouchement: elles ne sont pas là pour gérer les futurs papas un peu trop sensibles. Si ces messieurs sentent qu’ils vont tourner de l’œil, qu’ils sortent de façon préventive.

C’est justement là que réside toute la différence entre la femme et l’homme au moment de l’accouchement: l’une n’a pas d’autre choix que de morfler, c’est un fait, tandis que l’autre ne doit normalement pas faire de vagues. Du coup, s’il défaille physiquement ou moralement, c’est cela que l’on remarque avant tout.

Préparée à souffrir depuis 9 mois (depuis qu’elle est femme?), la femme qui s’apprête à accoucher en vient alors à effectuer un transfert vers un conjoint pour lequel elle éprouve alors une compassion excessive.

 

2. «Sans lui, je n’y serais jamais arrivée»Archi-faux

Déjà parce qu’un bébé finit toujours par sortir. Ensuite parce que le futur père fait office de soutien moral de façon à peu près aussi efficace qu’une bonne vieille balle anti-stress. C’est sans doute mieux qu’il soit présent, pour montrer qu’il se sent impliqué et qu’il envisage de remplir à fond son rôle de père jusqu’à la fin de sa vie… mais au fond, sa présence est moins importante que l’idée de sa présence.

Le futur papa ne sert à rien. Si ce n’est à aller remplir un peu de paperasse et répondre aux éventuelles interrogations du corps médical sur le type d’accouchement souhaité par la femme enceinte (oui, il y a des options). Avec ses mots gentils («tu t’en sors très bien», «tu n’as jamais été aussi belle») et ses blagues nulles, permettez-moi de vous dire que c’est avant tout lui-même qu’il est en train de rassurer, se renvoyant l’image si flatteuse du compagnon aimant et père bientôt comblé tel qu’on le voit dans ses séries hospitalières préférées.

Pourquoi se mentir: le principal intérêt de la présence du père dans la salle d’accouchement, c’est qu’il ne ratera rien des premières secondes de la vie de son bébé. Créer du lien dans les tout premiers instants et se forger quelques souvenirs pour l’éternité, ça n’a tout de même pas de prix.

 

3. «Il n’a pas voulu assister à l’accouchement, il m’a assez vue souffrir comme ça»

Il y a des tas de raisons de ne pas assister à un accouchement, et chaque couple fait bien ce qu’il veut.

Rappelons que la femme ne peut pas se défiler le jour de l’accouchement, ras-le-bol ou pas ras-le-bol, et que refuser de vivre ces moments difficiles (mais joyeux) (mais difficiles) à ses côtés sous ce prétexte est un symbole fort: par la suite, comme l’indiquent toutes les statistiques, ce sont majoritairement les hommes qui se défileront au moment des rendez-vous médicaux, des inscriptions en crèche, de toutes les formalités ou épreuves qui se présenteront.

 

4. «Assister à l'accouchement, ça tue le désir»

A ce stade, il serait peut-être bon de repréciser qu’assister à un accouchement ne signifie pas être aux premières loges (sauf si c’est ce que souhaitent les futurs parents, puisqu’il est possible que le père fasse lui-même sortir le bébé si cela a été préalablement décidé avec l’équipe médicale).

Certains pères imaginent qu’on va les obliger à mettre le nez dans l’entrejambe de leur compagne afin de voir sortir le bébé en gros plan. Qu’ils se rassurent: la personne qui accompagne la femme enceinte se trouve généralement au niveau de sa tête (pour lui susurrer des mots d’encouragement ou, plus utile, pour appuyer dans sa nuque pendant les poussées).

De cette façon, chacun peut choisir d’observer attentivement l’avancée de l’accouchement –tiens, la tête, oh des cheveux, ouf les épaules sont passées– ou de regarder ailleurs. D’autres sens que la vue peuvent néanmoins être mobilisés (l’ouïe ou l’odorat), mais passons.

Il faut simplement avoir conscience qu’un accouchement n’est pas l’événement le plus glamour du monde, et cesser de vivre avec des œillères: oui, un marmot va sortir de l’utérus via le vagin de madame, et non, ce ne sera ni propre ni indolore. Et après? Sans cesse poussées à la culpabilisation, les femmes n’ont franchement pas besoin que celle-ci s’ajoute aux autres: non, elles n’ont pas à préserver leurs conjoints, et si ceux-ci ne les désirent qu’avec talons et maquillage, c’est sans doute qu’ils ne les désirent pas vraiment.

Les hommes n’auraient-ils dont pas le droit de ressentir quoi que ce soit pendant l’accouchement? Bien sûr que si, à condition de ne pas occuper toute la place. Ils ne subissent pas directement les douleurs physiques liées à l’accouchement, pas plus que l’épisiotomie. Ils ont le droit de se sentir mal ou d’être dégoûtés, le tout étant de ne pas déformer ce ressenti en se désignant comme la victime numéro un des conséquences de l’accouchement.

Variante:

 

5. «Mon mari a beaucoup de courage, il a dû supporter un mois sans relations sexuelles»

C’est peut-être la plus révélatrice: elle montre que trop de femmes ont tendance à s’oublier en tant que personne et à considérer que la seule victime de cette période d’abstinence forcée est leur époux. Or elles la vivent aussi de plein fouet, en étant de surcroît dégoûtées par leur corps en reconstruction et préoccupées par un périnée en berne qu’il leur faudra rééduquer.

Les phobiques du féminisme ne cessent de se dissimuler derrière cet argument qui veut que l’homme ne pourra jamais porter d’enfant, qu’il n’est pas responsable de cette asymétrie, et donc qu’il a le droit d’exprimer comme il l’entend sa détresse vis-à-vis de la grossesse et de l’accouchement. Et s’ils hiérarchisaient un peu les souffrances? 

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