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Conseils, science, sante et bien-être


10 choses que vous ne savez pas sur la cellulite

Publié par MaRichesse.Com sur 26 Août 2014, 18:24pm

Catégories : #SANTE-BIEN-ETRE, #CELLULITE

10 choses que vous ne savez pas sur la cellulite

Rageusement scrutée avant de faire son entrée sur la plage, la cellulite a pourtant vécupaisiblement pendant des siècles dans les cuisses et fesses des femmes. Le « complexe » de la peau d’orange n’existe en effet que depuis les années 20. 

Cela fait des jours que vous culpabilisez à la vue de ces quelques capitons trainant sur votre corps, livrés aux yeux des mille témoins qui partagent la même plage que vous. Scandale et injustice : vous luttiez contre depuis des mois contre cet ennemi qui fait les couvertures des magazines : la cellulite. Aujourd’hui, interprétés comme un signe extérieur de faiblesse, ces petits nuages de capitons ont pourtant coulé des jours heureux dans les cuisses des femmes pendant des millénaires, sans déranger personne.  Ce n’est que depuis un siècle qu’a été « construit » le complexe si fructueux de la peau d’orange. On a plongé le nez dans l’histoire et la science pour vous livrer 10 choses que vous ne savez pas sur la cellulite. 

 

1. La cellulite a été inventée en 1873. Le mot fait son apparition dans la 12è édition du Dictionnaire de médecine de Littré et Robin. Elle y est décrite comme une « inflammation du tissu cellulaire ou lamineux ». Si elle a toujours été considérée comme partie intégrante du corps, elle est désormais un élément particulier, isolé. « Auparavant, son altérité par rapport au reste du corps n’était pas reconnue, n’était même pas vue », raconte Rosella Ghigi dans son essai Le corps féminin entre science et culpabilisation

 

2. Le mot cellulite est formé du latin cellula, cellule et  du suffixe « ite » indiquant un état inflammatoire aigu. 

 

3. La cellulite ne sera diabolisée qu’à partir des années 20 par les médecins, qui la considèrent comme une maladie due à une « intoxication du corps ». Au fil des années, elle trouve à chaque fois une nouvelle partie du corps où s’installer… et à faire traiter par le médecin. On parle tantôt de cellulite pelvienne, puis de cellulite gynécologique et même de cellulite des chevilles et de la nuque, à l’époque où ces dernières sont les seules parties du corps féminin que l’on peut entrevoir en public. « Palpation, pincement, massages divers révèlent brusquement ce qui aurait pu depuis toujours être vu, explique l’historien Georges Vigarello dans Histoire de la beauté. La cellulite naît d’un effet de regard, une manière de porter les yeux et la main, une culture d’examen aussi, confrontant plus qu’auparavant dénudement et enlaidissement »

 

4. Dans les années 30 et 40, les magazines féminins prennent le relais des cabinets médicaux. Dans leurs pages, la cellulite est décrite comme de la « chair dégénérée », « un amas de déchets toxiques, « un mélange d’eau, de matières plus voisines de l’urine que du sang ou de l’eau ». Appétissant.

 

5. Certains magazines font même de la cellulite la maladie de la femme moderne. La vie en ville ? Toxique. Le travail ? Une activité fatigante qui endolorit le corps. Pas de doute : ce mode de vie cosmopolite et débridé est la cause de tous ces capitons. D’après les recherches de Rosella Ghigi, « certains auteurs arrivent à envisager, à la base du déploiement de ce « mythe de la beauté », une véritable stratégie médiatique expressément conçue afin de préserver le pouvoir des hommes face à la montée de l’indépendance économique des femmes et à leur entrée dans le marché du travail salarié ».  Ainsi, Votre Beauté écrit en 1937 : « Entendez bien que, pour nous, n’importe qui peut avoir des hanches fines et un tour de bassin normal mais à la condition de vivre une vie normale, la vie que vivait l’animal humain il y a cent ans, mais pas la vie artificielle de civilisés que nous vivons ». 

 

6. D'après Rosella Ghigi, l’obsession de la cellulite ne s’exportera aux Etats-Unis qu’à la fin des années 60, mystérieusement épargnés par le phénomène près de 100 ans après son invention dans le dictionnaire de médecine français.

 

7. Il faudra attendre les années 70 pour que les médecins français expliquent que ce que l'on considérait comme une maladie fut en fait « inventée ». Ce qui n’a en rien calmé la psychose anti-cellulite, toujours d’actualité.

 

8. Toutes les femmes ont de la cellulite, dès leur puberté. « C’est naturel, physiologique, cela fait partie du charme féminin ! La cellulite n’est en rien mauvais pour la santé », explique le docteur et endocrinologue Alain Scheimann.

 

9. Il est impossible d’ « éradiquer » les capitons. « La cellulite ne se corrige pas. On peut diminuer l’aspect peau d’orange avec des crèmes, massages et gels spéciaux mais dès qu’on les arrête, elle revient. Le meilleur moyen de limiter la cellulite est d’avoir une bonne hygiène de vie, avec une alimentation saine et du sommeil », conseille le docteur Alain Scheimann.

 

10. Certaines femmes vivent bien avec leur cellulite. A l’image de Viktoria Erickson, une jeune étudiante américaine. Lorsqu’elle découvre la photo d’elle et d’une amie, elle est d’abord enchantée par son visage souriant et heureux, jusqu’à ce que ses yeux tombent sur des capitons ondulant sur ses cuisses. Panique. Après réflexion, Viktoria décide d’assumer et de le dire au monde entier dans un post inspirant. « J’ai décidé d’aimer cette photo réaliste et imparfaite au point que je vais l’adopter, la célébrer et même la partager. Parce que j’ai décidé de me battre contre mes démons et incarner cette image, parce que je n’ai plus le temps ni l’énergie de me laisser abattre. Parce que ce n’est pas important ». 

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