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Pourquoi les femmes craquent pour les bad boys

Publié par MaRichesse.Com sur 7 Juillet 2014, 03:11am

Catégories : #HOMME-FEMME, #RELATIONS

Pourquoi les femmes craquent pour les bad boys

Jeremy Ray Meeks, un Américain arrêté pour vol à main armée, a séduit des milliers d’internautes grâce son regard azur et son air de voyou. Alors qu'il vient de signer un contrat dans une agence de mannequins, son succès interroge la fascination de la gent féminine pour les mauvais garçons. Retour sur le phénomène avec Patricia Delahaie, psychosociologue.

 

Outre-Atlantique, les malfrats et autres truands se font tirer le portrait au moment de leur arrestation. Cette photo d’identité judiciaire est surnomméemugshot. Jeremy Ray Meeks n’a pas coupé à la tradition et son portrait a même été diffusé sur lapage Facebook du commissariat de Stockton en Californie.
En quelques jours seulement, sa photo a fait le tour de la Toile, ne laissant pas les femmes insensibles. L’agence Blade Modelz est elle aussi tombée sous le charme du « bad boy » et vient de lui proposer un contrat. Un engouement quelque peu irrationnel mais qui trouve ses explications dans les rouages de la séduction. Parce que si l’Américain arrêté pour des vols à main armée n’avait été qu’un mannequin parmi d’autres, il n’aurait probablement pas fait autant d’émules.
Mais pourquoi le bad boy séduit-il autant ? On fait le point avec Patricia Delahaie, psychosociologue, auteure de Ces amours qui nous font mal (Éd. Marabout) et Comment faire la bonne rencontre ? à paraître en octobre aux Éditions Le Livre de Poche.

 

Comment expliquer que le bad boy suscite une telle fascination ?
 

Patricia Delahaie.  Tout dépend de ce que l’on entend par « bad boy ». Il y a le mauvais garçon celui qui fait souffrir, qui met un point d’honneur à faire du mal et puis il y a le voyou, comme Jeremy Ray Meeks. D’abord, il y a une curiosité à l’égard de ces voyous que l’on perçoit souvent comme des personnes hors normes. Derrière cet intérêt, se trouve une véritable envie de découverte et de transgression. C’est excitant de braver l’interdit, de se projeter dans une relation potentiellement dangereuse. Assez logiquement, ce sont surtout les femmes qui n’ont pas souffert dans leur vie sentimentale qui s’essaient à séduire les bad boys

 

Le bad boy, on le séduit ou on se fait prendre dans ses filets ?
On tente de le séduire sous la forme d’un jeu, d’un défi. L’idée étant de le faire craquer voire de le rendre amoureux alors que par définition, il s’agit souvent d’un homme qui refuse la relation, quelqu’un qui dit « non » d’emblée. Dans cette négation transparaît la notion du masculin et de la virilité. Un homme, un vrai, sur lequel de nombreuses femmes fantasment. Un individu séduisant qui ne se laisse pas charmer, on a envie de l’amadouer, de le faire plier. C’est un jeu excitant, celui de l’inaccessible, qui fait partie des rouages de la séduction.

 

Le bad boy, on se projette vraiment avec lui ?
Parfois, subsiste une construction lointaine du fantasme. Si le complexe d’Œdipe n’est pas résolu et lorsqu’une femme a connu un père lui-même bad boy, l’attirance se répète et cette dernière peut, potentiellement, envisager une relation avec un individu similaire. Mais dans cet attachement particulier au mauvais garçon, il ne faut pas oublier qu’il existe un objectif à court terme : le séduire et le rendre amoureux. Un jeu loin de s’apparenter à une logique matrimoniale. Une fois la transgression passée, l’excitation de l’interdit évaporée, on rêve quand même d’un individu bon et intègre, et qui ne passera pas la moitié de sa vie derrière les barreaux. 

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