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Conseils, science, sante et bien-être


Les gens préfèrent souffrir que s'ennuyer, selon une étude

Publié par MaRichesse.Com sur 6 Juillet 2014, 06:36am

Catégories : #RELATIONS, #SANTE-BIEN-ETRE

Les gens préfèrent souffrir que s'ennuyer, selon une étude

Fallait y penser. Le thème de l’étude publiée par la revue de référence Science et rapportée par Nature, s’il vous plaît, n’est pas franchement courant. Si on leur donne le choix, la plupart des personnes interrogées pour cette étude, préféreraient se donner de petites décharges électriques que d’être laissées seules à ne rien faire quinze minutes dans une pièce…

Les résultats pointent une intranquillité éprouvée face à nos propres pensées, avancent les psychologues. Et révèlent le défi auquel nous devons faire face pour les maîtriser. "Nous ne sommes pas tranquilles lorsque nous sommes seuls avec nos propres pensées" commente Malia Mason, une psychologue de l'Université Columbia de New York, qui elle n’a pas participé à l’enquête. "Nous comptons toujours sur le monde extérieur pour nous divertir."

En quête de distraction

Le psychologue social Timothy Wilson de l'Université de Virginia (Virginie) à Charlottesville et son équipe sont partis de là. Ils ont commencé par demander aux étudiants de licence de se couper de leurs téléphones portables et de toutes autres distractions et de rester assis dans une pièce peu meublée pendant 15 minutes. Près de la moitié des 409 participants ont déclaré ne pas avoir aimé l’expérience.

 

 

Les chercheurs en furent surpris. "Nous avons un cerveau énorme, plein de souvenirs agréables et cette capacité à inventer des histoires fantaisistes," poursuit le Dr Wilson, qui avoue lui-même se distraire pour s’endormir en imaginant qu’il est un naufragé échoué sur une île déserte. "Ça ne devrait pas être si dur". Son équipe a donc essayé de rendre la chose plus facile en rendant l’expérience plus confortable. Ils ont permis aux étudiants de le faire chez eux. Mais près d’un tiers d’entre eux ont admis avoir triché. Les chercheurs ont alors estimé qu’il était trop difficile de demander aux participants de se fixer sur un sujet pour penser.

Un inconfort choquant

Lors de l’expérience suivante, une petite décharge électrique – apparentée à une secousse électrique - a été infligée aux participants. Les trois quarts d’entre eux l’ont trouvé si désagréable qu’ils ont tous déclaré préférer payer que d’éprouver ce choc de nouveau. Pourtant quand ont les a réinstallé assis encore une fois dans la pièce, seuls avec leurs pensées, 67 % d’entre eux – à 75 % masculins et 25 % féminins - désiraient tellement trouver quelque chose à faire qu’ils se sont "choqués" volontairement.

Timothy Wilson estime que cet inconfort résulte d'un manque de contrôle mental. Qu’il est en somme trop difficile de dire à son esprit de se fixer sur un sujet et de le conserver longtemps. Les sujets qui ont trouvé l’expérience positive ont eu tendance à penser aux événements futurs, généralement accompagnés de personnes aimées. Ceux qui n'ont pas aimé ce temps de réflexion pensaient eux principalement au travail. Cette difficulté n'est pas réservée aux seuls étudiants, puisque les chercheurs ont obtenu des résultats similaires avec une population dont la tranche d'âge était plus élevée, celle d’une église et d’un marché de producteurs.

Malia Mason pense que les participants auraient dû être plus conseillés. "On aurait dû les diriger en leur disant de ne pas seulement penser à un sujet mais d’établir un plan plus structuré pour conduire ses dernières. Ils ont besoin d'une direction pour entrer dans le sujet", précise-t-elle. A quand un mode d'emploi pour savoir comment utiliser notre cerveau ? 

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