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Le drame de l’immigration clandestine en France et en Europe

Publié par MaRichesse.Com sur 11 Juillet 2014, 03:51am

Catégories : #FRANCE, #AFRIQUE

Le drame de l’immigration clandestine en France et en Europe

 

Mercredi 2 juillet les forces de l’ordre françaises ont évacué plus de 300 migrants dans un centre de distribution de repas à Calais. La gestion de l’immigration clandestine demeure un problème de l’Europe tout entière, comme le montre bien le cas de l’Italie où l’opération « Mare Nostrum » engendre toujours un débat décapant. 

 

Le tribunal administratif de Lille avait autorisé le 27 juin l’expulsion de plusieurs centaines de réfugiés qui se trouvaient à Calais depuis fin de mai. Selon le témoignage d’une bénévole sur place, l’opération de mercredi dernier a commencée vers 6 heures du matin et les gendarmes ont utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher les gens de s’enfuir. Le jour avant la Cour Européenne de Droit de l’Homme a interrogé le gouvernement français sur le mesures prise en cas de relogement des migrants, alors que Vincent de Coninck, responsable du Secours Catholique dans le Nord-Pas-de-Calais, continue de dénoncer l’absence d’une politique clairvoyante à l’égard de cette question.

L’immigration clandestine qui provient surtout du côté Sud de la Méditerranée a pris désormais les contours d’une véritable émergence, dont les Pays riverains subissent les effets les plus graves. En Italie, par exemple, à la suite du désastreux naufrage du 3 octobre à Lampedusa qui avait fait 366 morts, le gouvernement a démarré l’opération « Mare Nostrum », consistant à accompagner les bateaux qui transportent les migrants avec les navires de la Marine Militaire italienne pour éviter des catastrophes humanitaires. La Ligue du Nord, parti politique d’inspiration régionaliste actuellement à l’opposition, est extrêmement critique envers ce projet, qu’elle juge une forme d’encouragement à l’activité des passeurs. Le gouvernement de Rome, quant à lui, défende le choix come une solution provisoire permettant de sauver beaucoup de vies humaines, mais derrière les coulisse admet que Bruxelles ne fait rien pour partager les charges et la gestion d’une opération très coûteuse et dont il est difficile d’imaginer les perspectives futures.

L’immigration en soi n’est ni positive ni négative, elle constitue tout simplement un phénomène que l’histoire connaît depuis toujours. Comme tout phénomène, elle devrait donc être étudiée et gérée à partir de sa conjoncture réelle, et non à travers des schémas idéologiques. Tout en admettant que chaque phénomène découle d’un principe régulier, on ne peut pas faire abstraction des circonstances où il se manifeste. La France a été toujours une terre d’accueil, l’Italie est le carrefour de plusieurs civilisations, l’Europe elle-même s’est formée grâce à l’apport d’innombrable ethnies. Mais la situation actuelle nous se présente comme une crise à la fois économique, identitaire et démographique, où les Européens souffrent pour le chômage et la précarité sociale, ont égaré des repères culturelles fortes tandis que leur taux de naissance baisse énormément à chaque génération. C’est dans ce contexte réel que l’immigration clandestine et la tragédie humaine des ses victimes doivent être appréhendées.

De toute évidence, dans la question de l’immigration il y a trois problèmes qui s’entremêlent et se croisent sans cesse: la géopolitique de l’Europe, la sécurité intérieure de chaque État, le manque d’unité parmi les pays membres de l’UE. Le drame humanitaire lui-même, c’est-à-dire le droit à l’accueil pour les gens s’enfuyant des régions en guerre au nom de la dignité da chaque être humain, ne saurait être sérieusement envisagé sans tenir compte de ces problèmes. Pour ce qui est du premier point, la vague incontrôlée venant de la Méditerranée du Sud est une conséquence directe d’une politique étrangère qui s’est montré incapable de traiter l’Afrique du Nord et le Proche-Orient comme une région stratégique où il est essentiel de garantir la stabilité interne e la coopération avec les élites locales.

La guerre en Libye et le soutien (direct et indirect) aux opposant de Bachar Al-Assad ont déclenché un processus qui se montre aujourd’hui presque impossible à gérer, aggravé de surcroit par l’avancée de l’islamisme en Afrique subsaharienne. Il s’agit grosso modo du même scenario qu’on a pu observer pendant l’intervention OTAN en Serbie : une loi fondamentale de la géopolitique est celle de considérer la proximité territoriale comme un facteur décisif sur le moyen e sur le long terme. En adoptant une géostratégie « atlantiste », qui analyse les intérêts et les risques de chaque intervention à partir d’un centre situé sur le continent américain, l’Europe paye le péage d’une alliance militaire, celle de l’OTAN, chargée autrefois de contenir la menace communiste mais dont aujourd’hui on a du mal à comprendre la fonction stratégique. Deuxièmement, chaque Pays est obligé de garantir à ses citoyens le droit à la sécurité qui, bien évidemment, n’est pas mis en question seulement par l’immigration clandestine, mais dont celle-ci représente un élément de surplus.

La polémique entre nationalisme et cosmopolitisme est stérile et ne saisit pas le caractère concret du problème. Il s’agit souvent de simple bon sens : l’homme le plus généreux au monde ne saurait jamais héberger vingt personnes s’il ne possède qu’un logement de 50 mètres carrés. Lorsque un Pays n’a ni d’infrastructures capables d’accueillir des flux migratoires si massifs, ni de conditions économiques permettant d’intégrer milliers de personnes chaque année en respectant leur dignité humaine, il est évident que la solution doit être cherchée ailleurs.

Voilà pourquoi la démarche individualiste des différents Pays et l’absence d’une stratégie partagée au sein de l’UE frappe tout observateur. L’exemple le plus étonnant à ce sujet est le soi-disant « Règlement Dublin », un texte qui prétend régler la gestion des refugiés au niveau communautaire. Or ce règlement prévoit que la compétence pour la demande d’asile politique des migrants concerne les États où ils arrivent, en imposant inévitablement une charge injuste sur le Pays frontaliers de l’Europe comme l’Italie. Si les dirigeants de Bruxelles sont sincères lorsqu’ils affirment que l’immigration massive est un problème concernant l’Europe tout entière, ne serait-ce plus logique que des bureau UE s’installent directement dans les régions les plus exposées afin de gérer sur place une question si importante ? Hélas, cela supposerait l’existence d’un pouvoir décisionnel établi et bien identifiable, alors que le trait fondamental de l’intégration européenne réside au contraire dans la fragmentation de la souveraineté, non seulement par rapport aux Etat nationaux mais aussi en relation au morcellement des fonctions et au mélange souvent incompréhensible des compétences réelles. Une citation attribuée à plusieurs auteurs nous avertit: « Un politicien pense à la prochaine élection. L'homme d'Etat, à la prochaine génération ». Faut-il s’étonner pour l’absence d’hommes d’Etat au niveau communautaire lorsque l’Union Européenne elle-même se construit comme une sorte d’anti-Etat, subjuguée par une étrange mixture de relativisme moral e autoritarisme bureaucratique, insaisissable dans sa responsabilité auprès des citoyens et en même temps inflexible dans les mesures qu’elle leur impose ? 

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lapinette 05/10/2015 18:16

que des hommes jeunes et en apparente bonne santé ? Pas de femmes, ni d'enfants ni de gens âgés. Pourquoi ?

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