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Conseils, science, sante et bien-être


10 idées reçues sur les troubles de l'érection

Publié par MaRichesse.Com sur 3 Juillet 2014, 15:27pm

Catégories : #COUPLE, #HOMME-FEMME, #SANTE-BIEN-ETRE

10 idées reçues sur les troubles de l'érection
Un homme qui n'a pas d'érection, n'a pas de désir pour sa partenaire
Faux ! Il est vrai qu'un homme qui a une érection face à sa partenaire la désire. Mais l'absence d'érection ne veut pas forcément dire qu'il ne l'aime ou ne la désire pas !
 
"Cette idée est fausse dans beaucoup de cas. Les hommes ont une sexualité fragile. Ils possèdent dans leur moelle épinière un centre nerveux qui freine l'érection. Si le cerveau ne lève pas ce frein, il ne peut pas y avoir d'érection. Si l'homme ressent un danger durant un rapport, que ce soit un vrai danger ou juste un stress, le cerveau remet le frein et l'érection cesse. Ce qui veut dire qu'un homme qui a peur de décevoir sa partenaire par exemple, n'aura pas d'érection, même s'il la désire", explique le Pr Pierre Costa, andrologue. 
 
 
Les troubles de l'érection sont d'origine psychologique 
Vrai et faux ! Soucis d'argent, disputes, pression professionnelle... autant de causes possibles aux troubles de la vigueur. S'il est vrai que ces troubles sont dans deux tiers des cas d'origine psychologique, les causes physiques (dites "organiques") existent également.
"Dans un tiers des cas, le trouble possède à la fois des origines psychologiques et physiques. Les causes mixtes sont par exemple présentes chez les personnes atteintes de pathologies cardiovasculaires. Et dans 10 % des cas environ, l'insuffisance érectile est uniquement physique. Il s'agit des patients opérés de la prostate à qui le chirurgien a sectionné le nerf de l'érection, ou des personnes souffrant d'un diabète avancé", souligne le Pr Pierre Costa, andrologue.  
 
 
Les troubles de l'érection concernent les plus de 50 ans 
Faux ! On pense souvent à tort que les problèmes d'érection ne concernent que les retraités. Mais l'âge n'est qu'un facteur de risque parmi d'autres de survenue de ces troubles.
 
"Avec l'âge, le désir est souvent moins fort, le taux de testostérone baisse et les maladies sont plus fréquentes, ce qui peut entraîner des troubles de l'érection. Toutefois, ceux-ci existent aussi chez les jeunes. Environ 5 % des hommes de moins de 40 ans en ont, contre 50 % des plus de 70 ans", explique le Pr Pierre Costa, andrologue. 
 
 
L'absence d'érection matinale est le signe d'une dysfonction érectile 
Faux ! Un matin, votre partenaire se réveille sans érection et s'en inquiète. Est-ce le signe d'un trouble érectile ?
"Pour la plupart des hommes, non, répond le Pr Pierre Costa, andrologue. L'érection matinale est en fait liée au sommeil paradoxal. Si l'homme se réveille alors qu'il ne se trouve pas dans cette phase, il n'aura pas d'érection."
 
Toutefois, ces érections sont aussi stimulées par des hormones masculines. Ces hormones peuvent être en baisse, en raison de maladies telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires ou avec l'âge. Cette baisse peut donc être à l'origine de "pannes". 
 
 
C'est la pilule qui est à l'origine de son érection, pas moi  
Faux ! Cette idée, répandue chez les femmes dont le partenaire prend un médicament contre les troubles érectiles (IPDE5), peut être à l'origine d'une hostilité vis-à-vis du traitement. Or, cette crainte est infondée. Si un homme prend un médicament, sa partenaire sera tout de même à l'origine de son érection.
"Les médicaments ne jouent pas sur le désir, sur l'envie de faire l'amour. Et le désir est indispensable à l'apparition de l'érection. Sans lui, l'efficacité du médicament est nulle", rassure le Pr Pierre Costa, andrologue. 
 
 
Un homme qui n'a pas d'érection est impuissant 
Faux ! On dit d'un homme qui ne peut pas avoir d'érection qu'il est impuissant. Ce terme historique n'a toutefois aucune signification médicale. En effet,un homme qui souffre d'éjaculation précoce peut, lui aussi, se sentir "impuissant". 
En plus, les troubles de l'érection peuvent être passagers ou partiels. Ils peuvent renvoyer à une difficulté à conserver une érection qui s'installe normalement au départ, alors que le terme "impuissance" fait plutôt écho à une incapacité totale et définitive à avoir une érection.
 
Ainsi, "si le terme d'impuissance est couramment utilisé, il est réservé au langage courant. Le médecin parle d'insuffisance érectile, que le trouble soit occasionnel ou permanent, partiel ou total", explique le Pr Pierre Costa, andrologue. 
 
 
 
Le traitement contre ces troubles s'appelle le Viagra  
Vrai et faux ! Aujourd'hui, il existe trois substances contre ces troubles, appelées IPDE5. Elles ont des durées d'action variables : celle du citrate de sildénafil (Viagra®) est de 14 à 18 heures, alors que celle du tadalafil (Cialis®) peut aller jusqu'à deux jours. Le vardénafil (Levitra®) est un intermédiaire entre les deux précédents, son effet dure environ une journée.
 
"Le traitement peut être adapté à la vie intime du patient, en étant efficace un soir seulement ou tout un week-end. De plus, le vardénafil est commercialisé sous forme orodispersible. Cette présentation permet une prise simple et discrète qui peut être préférée par certains hommes Le tadalafil peut aussi être pris tous les jours, à plus faible dose, comme pour traiter une hypertension artérielle ou un cholestérol trop élevé, pour ceux qui préfèrent éloigner l'activité sexuelle de toute prise de médicament. Il faut aussi rappeler que les IPDE5 peuvent faire effet plus ou moins rapidement selon les patients, avec une réponse allant de vingt minutes à trois heures après la prise", explique le Pr Pierre Costa, andrologue.
 
A savoir : Les IPDE5 sont les plus prescrits, mais ils ne sont pas les seules solutions qui existent contre l'insuffisance érectile. S'ils ne fonctionnent pas, le médecin peut proposer des injections intra-caverneuses, un vacuum ou une prothèse pénienne. 
 
 
Ces médicaments ôtent toute spontanéité à la vie sexuelle  
Faux ! Avec l'apparition des comprimés contre les pannes sexuelles, une idée reçue s'est développée : celle qu'ils contraindraient les couples à programmer leurs rapports sexuels, en dénaturant leur vie intime. C'est faux !
"L'homme reste maître de sa vie sexuelle, il prend une pilule parce qu'il a envie de faire l'amour. La spontanéité est complète", affirme le Pr Pierre Costa, andrologue.
 
De plus, la dynamique sexuelle d'un couple dont l'homme à des problèmes d'érection est souvent très affectée avant la prise d'un traitement. Elle peut même être inexistante. Le traitement va plutôt créer un terrain favorable pour ré-atteindre une vie sexuelle épanouissante. 
 
 
Les "pannes" sont dues à une maladie ou à un médicament 
Vrai et faux ! Si les troubles de la vigueur peuvent effectivement découler d'une pathologie ou d'un traitement (antidépresseurs notamment), ils ont de nombreuses autres causes possibles.
 
"Les facteurs psychologiques en sont le plus souvent à l'origine. Il peut s'agir de préoccupations liées au travail ou à l'argent, mais aussi de tout ce qui est en lien avec la partenaire : la crainte des femmes en général, la peur de décevoir sa compagne... D'autre part, les troubles de l'identité et les conflits intrapsychiques tels que les névroses peuvent également nuire à l'érection", détaille le Pr Pierre Costa, andrologue.
 
 
 
Les médicaments contre les troubles érectiles provoquent une érection mécanique  
Faux ! Une pilule bleue = une érection ? Pas du tout ! Les médicaments contre les troubles de l'érection n'apportent pas automatiquement une érection au bout de quelques minutes.
 
Premièrement, si l'érection est physiquement impossible, elle n'aura jamais lieu, même avec un médicament. C'est le cas lorsqu'un nerf est sectionné après une prostatectomie par exemple. D'autre part, les IPDE5 n'apporte pas une érection dans 100 % des cas, ils comportent une part d'échec. Enfin, le désir est indispensable. "Ces substances ne fonctionnent pas sans désir. Si l'homme n'a pas envie de faire l'amour, elles n'ont aucun impact", explique le Pr Pierre Costa, andrologue.
 
A noter : Cela est vrai pour les médicaments (Viagra®, Cialis®, Levitra®), pas pour les injections intra-caverneuses et les prothèses péniennes, qui provoquent effectivement une érection mécanique. 
 
 

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