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Conseils, science, sante et bien-être


5 trucs tabous qu’on ne dit (presque) jamais à propos des cystites

Publié par MaRichesse.Com sur 2 Juin 2014, 05:44am

Catégories : #HOMME-FEMME, #SANTE-BIEN-ETRE, #MALADIE, #5-TRUCS-A-SAVOIR

5 trucs tabous qu’on ne dit (presque) jamais à propos des cystites

La cystite, c’est un cauchemar. Cela fait un mal de chien. Et pour celles qui sont sujettes aux infections récidivantes, c’est la mort de toute vie sexuelle. Si vous y avez déjà été confrontée, probablement vous êtes vous déjà rendue sur l’un de ces ces sites médicaux saturés en conseils inutiles qui vous disent de boire 2 litres d’eau par jour, comme si vous n’y aviez pas déjà pensé. Mais jamais ces sites ne vous disent concrètement ce qu’il faut changer dans votre sexualité, preuve que de lourds tabous pèsent encore.

Je pourrais prétendre à un doctorat ès Cystite, tant j’y suis souvent sujette. Je ne dis pas que la cystite a systématiquement une origine sexuelle. Cependant, à titre personnel, je dois bien admettre que la très grande majorité de mes crises sont déclenchées 24 à 48h après un rapport. Et la plupart des femmes avec qui je discute, en particulier celles qui souffrent de ce que l’on nomme avec des tremblements dans la voix « la cystite récidivante« , m’affirment observer également un lien entre leurs crises et ce qu’elles ont fait la veille dans leur lit.

Et pourtant, lorsque on fouine désespérément sur internet, une bouteille d’eau sur les genoux, à la recherche de conseils pour luter contre les infections urinaires, on ne trouve que très peu de conseils ayant trait à la sexualité. On nous donne des conseils moisis du type « Buvez beaucoup » alors qu’on a déjà tellement bu que notre tête tourne et qu’on frise le malaise, ou alors « prenez du paracétamol » alors qu’on sait toutes pertinemment que ça ne soulage rien. Comme si le tabou était encore trop important pour pouvoir donner des indications simples. Alors allons-y, parlons franchement.

- Se laver après toute activité sexuelle. J’ai bien dit toute. Pas seulement après un coït.

Même si ce n’est pas romantique, il faut toujours uriner et se aller se laver soigneusement après chaque rapport. Et retourner se doucher autant de fois que l’on remet le couvert, sans pour autant se décaper au savon de Marseille. Et lorsque je parle de rapport sexuel, je ne parle pas uniquement de coït entre un homme et une femme (oui, un rapport sexuel, ça peut être aussi autre chose).

Et après la masturbation ? Oui, éventuellement, cela dépend de ce que l’on fait. Peut-être pas si on s’est caressé vite fait le clitoris, ok. La cystite n’est pas une I.S.T, c’est, bien souvent, une auto-contamination. La plupart des infections urinaires sont dues à l’escherichia coli qui traîne dans nos intestins, se promène jusqu’à notre urètre et remonte tranquillement dans notre vessie. Donc une cystite peut se déclencher le lendemain ou surlendemain d’une masturbation, oui c’est possible, je vous le confirme. Encore une fois, cela dépend de ce que l’on trifouille et comment.

- Etre vigilante lors de rapports vaginaux un peu « intenses »

Concrètement, il y a des pénétrations vaginales qui ont tendance à plus ouvrir l’urètre que d’autres : le partenaire est très membré, le sextoy est un peu large, ou on nous a pénétrée avec trois doigts ou plus… M’est d’avis qu’il faut redoubler de vigilance lors du service après-vente. Ce qui signifie uriner après le rapport sexuel, prendre une douche, et boire de l’eau en prévention. Voire même prendre quelques gélules de cranberry (personnellement l’effet chez moi est proche du néant, mais bon si cela vous réussit, allez-y), ou de diurétiques naturels comme la bruyère (là, oui, j’y crois un peu plus).

- Le gros tabou de la sodomie

À la grande loterie de la cystite, avec la sodomie à tous les coups on gagne. Votre médecin vous a peut-être déjà expliqué comme si vous aviez 5 ans et demi que vous ne deviez jamais vous essuyer de l’arrière vers l’avant, pour ne pas ramener de germes de l’anus vers la vulve. Soit. Si une fois atteint l’âge adulte vous vous essuyez toujours de l’arrière vers l’avant, c’est que vous avez un sérieux problème d’hygiène.

Alors puisque nous sommes entre adultes, parlons franco. Cette histoire de papier toilette qui vous dit de ne pas passer de l’arrière vers l’avant est une façon déguisée de vous transmettre un message un peu plus cru : ne jamais, au grand jamais, passer d’une pénétration anale à une pénétration vaginale. Oui, même si tout à l’air super propre, nickel chrome. Et, oui, même s’il s’agit d’un sextoy. C’est l’infection assurée. Et si vous y échappez, c’est que vous avez du bol, un peu comme les miraculés qui prennent l’autoroute à contre sens sans provoquer d’accident.

Vous allez peut-être me rétorquer la main sur le coeur que « Oh mais non, mon Dieu, je ne l’ai jamais fait« . Oui, oui, ok, ça n’existe pas, oh non beurk, personne d’ailleurs ne le fait c’est bien connu. Mais il y a tout un tas d’autres pratiques anodines qui peuvent ramener des germes vers l’urètre. Exemple : votre partenaire glisse son doigt vers votre anus, et un peu plus tard vers votre clitoris ou votre vagin. Et voilà, si vous êtes sujette aux cystites récidivantes, en quelques caresses vous êtes cuite. Je sais, c’est pénible, il faut faire attention à tout, cela freine un peu le lâcher prise. Mais c’est ça ou passer 8h scotchée sur les toilettes en avalant des hectolitres de tisane.

- L’enfer des cystites à urine claire

Il y a des situations désespérantes où les analyses reviennent stériles du laboratoire. Non, pas d’infection, pas de germe, nada. C’est ce qu’on appelle les cystalgies, ou cystite à urine claire, et c’est à se taper la tête contre les murs. On dérouille, et pourtant sur le papier on n’est pas  sensée être malade. Et c’est à ce moment-là que notre médecin nous regarde l’air suspicieux en nous demandant « Vous sentez-vous stressée ces temps-ci ?« . Comme si tout était psychosomatique. Et pourtant non, cette douleur elle existe, l’inflammation aussi. Je ne suis pas toubib, mais les quelques fois où cela m’est arrivé, c’était systématiquement après un rapport un peu trop irritant. D’une manière générale, cystite ou pas, il ne faut jamais laisser un rapport devenir douloureux, même si on se dit que c’est supportable sur l’instant et qu’on ne veut pas casser l’ambiance. Si c’est un peu sec, ou si cela risque de tirer un peu, on met du gel, et on se moque de ce que l’autre pense en face. Et s’il nous sort une phrase culpabilisante du type « Si tu ne mouilles pas, c’est parce que tu ne me désires pas assez« , on l’envoie se faire voir ailleurs si on y est. Oui, on peut désirer un rapport, sans pour autant être dégoulinante. Tout comme un homme peut être excité, et avoir une érection un peu défaillante.

Je terminerai en faisant un peu de psychologie de comptoir, mais en papotant avec quelques camarades d’infortune, j’ai constaté que, parfois, les crises se déclenchaient à des moments stratégiques : au début de vacances « en amoureux » avec quelqu’un avec qui c’est la guerre froide depuis des semaines, pendant la lune de miel d’un mariage dont on n’est pas certaine (oui, je l’ai déjà entendu), après avoir découvert qu’on avait été trompée, et plein d’autres situations où notre corps nous signifie qu’il souhaiterait faire ceinture. A bon entendeur… 

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