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546 activités militaires des Etats-Unis en Afrque en 2013

Publié par MaRichesse.Com sur 19 Mai 2014, 18:13pm

Catégories : #NEWS, #AFRIQUE, #ETATS-UNIS

546 activités militaires des Etats-Unis en Afrque en 2013

«Vous ne pouvez rien faire pour les jeunes filles disparues au Nigéria», clame Jumoke Balogun dans une tribune libre parue sur CompareAfrique.com le 7 mai, et traduite près de dix jours plus tard en français par le site 7 lames la mer. Le texte, évoqué dans Le Monde deux jours plus tard, critique l'opération médiatique #BringBackOurGirls. Selon la journaliste, membre du réseau africain du quotidien britannique The Guardian et co-fondatrice de CompareAfrique, elle ne fera qu'accentuer la mainmise des Etats-Unis sur le continent et particulièrement au Nigéria.


Le désormais célèbre hashtag #BringBackOurGirls, qui dénonce l'enlèvement de plus de 200 lycéennes par le mouvement islamiste Boko Haram le 15 avril, a déjà fait l'objet de différentes critiques: peut-il vraiment faire réagir Boko Haram? Ne permet-il pas simplement de «donner de la visibilité aux kidnappeurs»? Sur Slate, Joshua Keating avait prévenu que «les bons sentiments ne servaient à rien», quand Karim Yahiaoui de France 24 parle d'une mobilisation «à double tranchant».


Même si elle se dit se dit «touchée» par l’engagement de ces milliers de personnes sur les réseaux sociaux, Jumoke Balogun trouve elle aussi des limites à cette campagne. Selon elle, la prolifération de ces hashtags encourage les Etats-Unis à s’immiscer dans les affaires nigérianes:


«Vous devenez les protagonistes, complices, d’un objectif d’expansion militaire en Afrique. Et cela n’est pas bon.»


La journaliste nigériane rappelle l’importante présence militaire des Etats-Unis en Afrique: 546 activités militaires pour la seule année 2013. Avec son programme Africom, la première puissance mondiale intervient dans de très nombreux pays africains, pour «promouvoir les intérêts des Etats-Unis d’Amérique en Afrique».


BringBackOurGirls donne selon elle davantage de légitimité à ces interventions. En effet, le président Barack Obama a déjà décidé d’envoyer des militaires, des agents du FBI et du département de la Justice au Nigéria, afin de retrouver les jeunes lycéennes. Or cette présence américaine sur le territoire africain s’avère loin d’être bénéfique, soutient Jumoke Balogun:


«Malgré le secret qui recouvre ces activités, nous savons que les activités militaires des Etats-Unis ont eu un effet déstabilisateur sur plusieurs pays. Ainsi, un article du New York Times a confirmé que l’homme qui a renversé le gouvernement du Mali en 2012 avait été entraîné et cornaqué par les USA entre 2004 et 2010. Plus tard, un bataillon formé par les États-Unis en RDC avait été dénoncé devant l’ONU pour des viols de masse.»


Elle fait également allusion à la mobilisation autour de la «chasse» lancée par les Etats-Unis en 2012 pour capturer le chef de l’Armée de Résistance Joseph Kony: une centaine de militaires américains envoyés dans ces pays, soutenus par le hashtag #Kony2012, pour au final ne pas retrouver ce terroriste. Malgré cet échec, les troupes restent dans les pays concernés: Ouganda, Centrafrique, RDC, ou encore Sud-Soudan.


Sur CompareAfrique.com, Marissa Jackson, qui a collaboré avec Jumoke Balogun, exprime son désaccord avec ce que soutient la journaliste. Si elle reconnaît que ses inquiétudes sur l'expansion américaine sont «valides et importantes», elle rappelle les avantages d'une campagne comme #BringBackOurGirls:


«Le mouvement #BringBackOurGirls, né au Nigéria, a démontré les vertus de la solidarité et d'une coopération internationale populaire, tant dans la diaspora africaine qu’au-delà.»

Source 

 

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